dimanche 22 février 2026

Donald, rends l’argent ! – Chronique du 23 février

Bonjour-bonjour

 

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a réclamé que l’administration Trump rembourse les familles et les entreprises américaines des droits de douane jugés illégaux après leur annulation par la cour suprême.

Alors que D. Trump semblait avoir acquis un pouvoir qui le mettait au-dessus des lois grâce à une Cour suprême jugée partisane, voilà que celle-ci se met à prononcer ses arrêts selon la Loi des Etats-Unis. Le Président fulmine, dénonçant cette décision comme « extrêmement décevante » et « honteuse » et saluant les trois juges qui s'y sont opposés pour « leur force, leur sagesse et l'amour de leur pays ». (Lu ici)

Mais dans le même temps, les démocrates américains rappellent que Thomas Paine, qui a inspiré la Déclaration des droits de l’homme française et l’un des plus ardents partisans du républicanisme américain, n’hésitait pas à écrire, dans un ouvrage publié en 1776, « Aux Etats-Unis, la loi, c’est le roi.» (Entendez bien sûr : c'est la loi qui dispose du pouvoir légitime et non le Roi)

Comment mieux définir l’État de droit ? Comment mieux l’arrimer à la démocratie qu’en montrant qu’il n’est autre que l’inverse du principe monarchique « Le Roi, c’est la loi » ? 

/= C'est lui qui fait la loi/

On dira que tout état possède le droit de changer sa constitution : une démocratie peut bien décider de devenir une monarchie. Seulement le mandat reçu par D. Trump et par lequel il est entré à la Maison Blanche n’avait pas du tout pour objet de devenir un dictateur, même démocratiquement élu.

Ce problème juridique est aujourd’hui réduit à ses effets les plus immédiats : savoir qui doit payer des décisions non conformes à la constitution. Et en notre époque mercantile, c’est cela l’essentiel : qu’on se rappelle comment Margaret Thatcher apostrophait l’Union Européenne : 

« I want my money back ! »

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