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vendredi 27 février 2026

La trace du Président – Chronique du 28 février

Bonjour-bonjour

 

Le changement de présidence au musée Louvre, suite à la kyrielle de ratées, entre faille de sécurité, mauvais entretien des locaux, manque de personnel, etc., le prouve amplement : au Louvre il faut tout remettre à plat, même le plan de refonte.

--> Se trouve ainsi remis en cause le plan de rénovation voulu par le Président Macron : il s’agissait, rappelons-le d’une rénovation du Louvre évaluée à plus d’un milliard d’euros, dont la réinstallation de la Joconde dans une salle spéciale et la construction d’une nouvelle entrée.

- Dans cet article, on rappelle que : « Pour Macron, dont le second quinquennat se termine en 2027, ce serait la dernière en date d’une série de déconvenues. Son projet phare au niveau national, la réforme des retraites, a été suspendu à l’automne 2025 par l’Assemblée nationale, le président y étant affaibli depuis sa décision malavisée de convoquer des législatives anticipées en 2024. » On a envie de dire « etc. » en songeant à l’autorité de l’État malmenée ainsi que la pénible réforme des retraites.

Mais là, c’est en effet le coup de grâce : tous les Présidents jusqu'à Jacques Chirac, ont voulu laisser derrière eux une trace culturelle. Les cathédrales de Malraux, la Pyramide du Louvres, la Grande Bibliothèque, le Musée du Quai de Branly… What else ? Et voilà que le plus « capé » de nos président, celui dont la brillante intelligence a donné le vertige à tous les chefs d’États rencontrés en conférences internationales, va repartir après 10 années de règne les mains vides !

Gageons que les travaux de rénovation du Louvre vont être entamés imperturbablement, histoire de montrer que rien n’arrête la volonté du chef. Mais gageons aussi que ça n’ira pas plus loin, le successeur du Président voulant probablement avoir un projet bien à lui, façon d’imprimer son nom dans l'histoire en recouvrant celui du prédécesseur.

Comme le chien qui recouvre de son pissat celui d’un autre chien pour imprimer son message personnel en masquant de celui des autres.




dimanche 13 juillet 2025

Tremblante liberté – Chronique du 14 juillet (2)

Bonjour-bonjour

 

Entendu hier : « Pour être libre il faut être craint ; pour être craint il faut être puissant »

Et c’est signé Emmanuel Macron.

En face d’une formule aussi péremptoire il ne reste soit qu’à la rejeter en bloc, soit à la faire fonctionner pour savoir à quoi ça nous mène. Je choisirai cette seconde option en mettant les définitions à la place des mots.

- Ici, la Liberté implique la crainte des autres puisqu'elle résulte d’un rapport de forces. Et donc elle nécessite qu’on impose sa volonté aux autres qui n’en veulent pas. 

- Elle exclue toutefois la lutte permanente qui consume les forces au lieu de leur permettre de s’exprimer. Il faut donc que cette domination implique la crainte - donc le consentement et la soumission.

- Telle est la puissance qui est reconnue sans avoir à s’épuiser dans une lutte permanente. 

- Est libre celui qui est reconnu comme étant le plus fort – et donc celui qui possède la force de dissuasion la plus évidente.

 

--> Donc cette formule nous mène à la course aux armements, les ressources absorbées par les armées étant un investissement … dans la liberté.

o-o-o

Une fois qu’on a fait ça, il ne reste plus qu’à montrer quelles idées sont mises à l’écart par une telle formule et en particulier :

- Celle de la liberté publique résultant de la coopération dans l’espace public. On consultera Hanna Arendt là-dessus.

- Celle de la liberté impliquant la fraternité entre les hommes – revendiquée en particulier par notre devise républicaine.

- Et puis aussi celle de la paix résultant d’un contrat implicite entre des nations qui profitent de la tranquillité pour prospérer sans avoir à prendre aux autres ce qu’elles peuvent produire elles-mêmes.

dimanche 15 juin 2025

Groenland : Macron est arrivé-éé / Sans s’presser-éé. – Chronique du 16 juin

Bonjour-bonjour

 

On aura lu dans la presse du jour le récit du passage du Président Macron au Groenland, invité par « les autorités danoises et groenlandaises ».

Une telle visite est très politique : entendez qu’elle répond à plusieurs objectifs à la fois.

- D’une part faire entendre le soutien d’un pays européen tel la France en faveur de l’intégrité du territoire groenlandais (versus appétit américain).

- D’autre part permettre au Président français d’exister alors qu’il a perdu l’essentiel de son pouvoir depuis la dissolution de l’Assemblée Nationale.

De tels objectifs sont très recherchés car ils permettent de satisfaire les parties prenantes tout en confortant la stature internationale du Président. Mais n’y aurait-il pas mieux à faire ?

Certes il serait difficile de faire des critiques à Emmanuel Macron quand à son activité internationale. Sa présidence de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan à peine achevée, le voilà qui bondit au Groenland, juste avant d’aller au G7 à Kananaskis, en Alberta (Canada).

… Mais certains voudraient que le président de la république française consacre son temps intégralement aux affaires française – et Dieu sait s’il y a de quoi occuper un Président jeune et actif. Après tout c’est cela le mandat que lui a donné le peuple français.

Certains remarqueront que le monde actuel étant interconnecté, se préoccuper de politique internationale c’est aussi se soucier des effets en retour sur la France. Mais d’autres, plus critiques, diront que c’est surtout le souci de briller devant les photographes et de se présenter, comme le Zorro de la chanson, comme un justicier à deux balles.

 

 

Justicier à deux balles ? Soit. Mais justicier quand même.