vendredi 7 septembre 2018

NATALIE PORTMAN A ILLUMINÉ LA MOSTRA DE VENISE. DANS SON OMBRE, SON ÉPOUX, BENJAMIN MILLEPIED, ÉBLOUI.

«Natalie est quelqu’un qui comble mes souhaits, alors voilà… Natalie a une intelligence rare, et c’est extrêmement séduisant.» déclare le chorégraphe français Benjamin Millepied (Lu ici)

Enfin ! Voilà enfin quelqu’un qui avoue être séduit par l’intelligence ! Et qu’on ne vienne pas ironiser sur le fait qu’il s’agit d’une intelligence féminine : nous, citoyens des Lumières, nous n’avons que faire d’un quelconque sexe de l’intelligence ! (1)
Quoique... Restons un instant sur cette distinction, non pour en débattre directement, mais pour mettre en avant l’idée que, si une femme séduit un homme par sa beauté, il y a derrière la sexualité qui se cache … et la procréation, but unique de l’amour – vu du côté de l’espèce. Qu’est-ce que l’espèce humaine aurait à faire d’une séduction platonique ? Car on imagine bien sûr que l’attrait exercé par l’intelligence sur autrui est désexualisé. Au jeu de la procréation, les brutes les plus violentes et les femmes les plus soumises mais les plus fécondes l’emportent ; nous sommes tous les descendants de violeurs-brutes et de femmes-paillassons. Imaginez un peu une femme du paléolithique-ancien super intelligentes (QI à 140) qui devine ce que les hommes attendent d’elle ; supposez-là en même temps un rien moche avec un nez proéminent, des yeux qui louchent et une poitrine plate : quelle chance pour que cette femme ait été engrossée par un chasseur-cueilleur qui passait par là ?
Notre Président-philosophe affirme que la conquête de la liberté est l’axe de développement de l’histoire. Et si c’était la reconnaissance de la prééminence de l’intelligence ?
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(1) Je me suis laissé dire qu’en chinois il y a aurait deux mots différents pour désigner l’intelligence, selon qu’il s’agit de l’intelligence d’une femme ou de celle d’un homme. Oui – Mais il s’agit de chinois.

jeudi 6 septembre 2018

ROHFF HARCELÉ PAR UNE FAN

Le 3 septembre, le rappeur Rohff a décidé de porter plainte contre l’une de ses fans pour harcèlement au commissariat de Saint-Maur-Des-Fossés selon nos confrères de Le Point. D'après ses dires, son admiratrice lui aurait envoyé des centaines de messages sur Instagram.
Me Malika Ibazatene, l’avocate de Rohff ajoute : "Nous souhaitons simplement que cette personne fasse l'objet d'une prise en charge médicale. Manifestement, elle ne va pas bien (...) Il s'agit plus d'une mesure de protection vis-à-vis des enfants de mon client que pour lui-même. Lui peut se défendre. Mais on ne sait pas comment cette jeune femme pourrait réagir au contact des enfants de mon client. Elle s'est quand même rendue devant chez lui à plusieurs reprises avant de frapper à la porte". (Lire ici)

Passons sur le caractère dérisoire de la menace représentée par la présence de cette fan à la porte de son idole. Insistons sur la conclusion de l’avocate : cette femme est une malade, en souffrance pour elle-même, dangereuse pour les autres. Alors que le Tribunal et la prison sont le lot des harceleurs, ici, sans doute parce qu’il s’agit d’une femme, on lui accorde l’irresponsabilité ! On pensera alors aux anciennes pathologies reconnues comme spécifiquement féminines : hystérie, désordre des passions, etc. Et de rappeler que les femmes, justement en raison de leurs faiblesses affectives, devaient être soumise à la tutelle masculine. Qui sait si le tribunal ne ferait pas obligation à cette malheureuse admiratrice de Rohff, de ne sortir de chez elle qu’accompagnée d’un protecteur masculin ?
On aimerait dire : « Mais tout ça, c’était avant. Aujourd’hui, les femmes sont considérées comme égales des hommes, et mises à part des élucubrations d’avocats, personne ne songerait à décrire les femmes de cette manière. »
- A l’heure où j’écris ces lignes on attend encore la décision concernant une nomination nouvelle à la Présidence de l’assemblée nationale. Il y a 3 candidates – dont Barbara Pompili – face à 2 candidats – dont Richard Ferrand.
Vous pariez ?

mercredi 5 septembre 2018

MACRON TRANCHE POUR L'IMPOT A LA SOURCE

La fin d'une incroyable hésitation. Sur le plateau de TF1, mardi soir, le premier ministre Édouard Philippe a donc tranché. Le prélèvement à la source verra bien le jour, après un flottement spectaculaire au sommet de l'État. «L'impôt sur le revenu sera prélevé à la source au 1er janvier 2019», a affirmé Édouard Philippe.

Vous y croyez, vous, à ces hésitations ? Avec un Président tout à coup devenu pusillanime et impressionnable, avec ces « visiteurs du soir » (1) – et le dernier à parler a toujours raison ?
Les amateurs de complot ou plus modestement de décryptage de manipulations doivent eux aussi se frotter l’occiput : le Président ne nous a-t-il pas enfumé avec ces déclarations ampoulées impliquant le sérieux de l’affaire et les difficultés sans nom qu’il faut surmonter. Et les commentateurs d’emboiter le pas à l’Elysée : serait-il raisonnable de donner aux français l’impressions que leurs ressources viennent à baisser du fait de la mensualisation ? Bref, malgré le caractère éminemment anxiogène donné par un exécutif qui change au dernier moment de décision, ces ridicules atermoiements sont au bout du compte tout autant dangereux politiquement que l’application décidée depuis longtemps.
Et si le Président avait tout simplement voulu signaler le risque qu’il prenait en faisant cette réforme et le caractère olympien de sa décision qui ignore superbement les craintes et les tremblements de la piétaille qui l’entoure ? Les tempêtes ne sont pas pour les sommets, elles n’affectent que le piémont.
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(1) « Les présidents successifs ont toujours tenu à recevoir des conseils de personnalités extérieures invitées à passer au Château en dehors de l'emploi du temps officiel et du protocole habituel, parfois en catimini, à l'abri des regards indiscrets. Les fameux « visiteurs du soir » qui peuvent accéder au saint des saints du pouvoir, quand l'urgence l'exige ou le temps le permet. A chaque président, ses privilégiés ». A lire ici

mardi 4 septembre 2018

J-M BLANQUER RECHERCHE UN NOUVEAU NOM POUR LE « GRAND ORAL » DU BAC.

« Je propose que l’épreuve du bac s’appelle « Grand entretien ». En revanche, la « Maturité », mot qu’on avait envisagé pour la dernière année de lycée, soulève plutôt le scepticisme. On reste donc sur le nom de « Terminale », mais nous allons consulter les lycéens et voir si une meilleure idée émerge. », déclare (ici) Jean-Michel Blanquer.

Allez, les potaches, prenez-vous un peu le chou, et sortez-nous une idée pour qualifier cette dernière année que vous passez au bahut. (On critiquera peut-être mon champ lexical : il date un peu, mais c’est tout ce que j’ai trouvé)
Proposons à titre d’exemple :
- La Dernière (et non la terminale) : image du soulagement éprouvé par ceux qui l’année suivante espèrent bien se la couler douce au fond des amphis, ou – mieux – des bistrots.
- Péchostyle : année où on a pécho un max de meufs (à moins qu’il s’agisse de la daube ou de la coke qu’on a pu dealer : ça, ça n’a pas attendu la terminale de lycée).

STOP !
Moi, je dis : Stop !
Le langage est un élément d’identification et de sélection sociale. Si nos lycéens veulent trouver grâce à leurs études une place dans l’ascenseur social, alors ils doivent impérativement parler autrement !

La terminale doit alors retrouver les si jolis noms qu’elle avait autrefois : classe de rhétorique. Ou de mathématiques élémentaires. Ou de sciences expérimentales. Ou de sciences économiques et sociales.

lundi 3 septembre 2018

DONALD TRUMP MENACE D’EXCLURE LE CANADA DE L’ALENA

« Il n’y a pas de nécessité politique de garder le Canada dans un nouvel accord Alena (1). Si nous ne concluons pas un bon accord après des décennies d’abus, le Canada sera en dehors », a affirmé le président dans une série de tweets,
Les nouvelles éructations numériques de Donald Trump ne devraient pas faciliter le dialogue entre Ottawa et Washington, censé reprendre mercredi prochain (Lu ici)

Eructation numérique… Voilà une formule qui bien qu’étrange, est immédiatement compréhensible. Lisons notre dictionnaire… numérique :
Eructer :
1 – verbe intransitif
littéraire
Renvoyer par la bouche les gaz contenus dans l'estomac.
synonyme :    roter
2. – verbe transitif
au figuré
Proférer grossièrement.
Éructer des injures.
Il s’agit donc d’injures contenues dans des messages numériques, comme des tweets.
Mais n’allons pas bénir comme ça une expression qui pourrait quand même choquer. Car dans l’éructation, il y a essentiellement l’idée de paroles proférées – et même crachées si tant est qu’on puisse cracher des mots. On sent presque des « postillons » se répandre autour du grossier personnage qui « éructe ».
On le voit : l’éructation a essentiellement quelque chose d’organique, elle vient des viscères elle apporte avec elle quelque chose de la tripaille de celui qui la profère. Or, y a-t-il quelque chose de plus neutre, de moins viscéral que le numérique ? Comment éructer numériquement ? C’est beaucoup trop propre, beaucoup trop inorganique.
Quand bien même je le lui demanderais, mon ordinateur n’éructerait jamais.
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(1) L’Aléna est un accord de libre-échange liant les Etats-Unis, le Mexique et le Canada depuis 1994, que Donald Trump juge injuste pour son pays et promet depuis longtemps de rénégocier.

Fidèle à son penchant pour les discussions bilatérales, le Président a commencé par négocier avec le Mexique, avec lequel il a obtenu lundi 27 août un accord.

dimanche 2 septembre 2018

BESANÇON : APRÈS LA POLÉMIQUE, LE MAIRE REVIENT SUR SON ARRÊT ANTI-MENDICITÉ

Dans la nouvelle mouture signée vendredi, l'article portant sur l'interdiction de «la mendicité, accompagné ou non d'animaux» a été supprimé. Le maire (LREM) Jean-Louis Fousseret interdit désormais «l'occupation de manière prolongée en station debout, allongée ou assise» des voies publiques «lorsqu'elle est de nature à porter atteinte à la tranquillité publique.» Et ceci, «que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitation à l'égard des passants», précise le nouveau texte. (Article à consulter ici)

« Je me souviens, déclare le maire, que confronté au même type de problème il y a quelques années, j'avais accueilli des SDF à l'hôtel de ville. Nous avions discuté pour essayer de trouver une solution. Je pense que c'est préférable plutôt que de prendre des arrêtés qui au final ne règlent rien»

C’est curieux comme les choses se passent : voilà un élu sans doute de bonne foi, laissant (on le suppose) ses préoccupations politiques de côté, et qui tient deux discours opposés dans le même temps. D’abord, réprimer au nom de l’ordre public – et par ailleurs dire qu’il vaut beaucoup mieux discuter pour arriver à un compromis. Du coup, le compromis a été cette fois conclu avec des opposants « extérieurs » à la mesure et non avec les intéressés eux-mêmes.

Mais regardons cette image illustrant l’article cité dans ce Post.
 
C’est un système d’opposition tellement tranché qu’il saute tout seul aux yeux :
- l’homme assis/couché et l’homme debout
- l’homme nu-pieds et l’homme (bien) chaussé
- l’homme qui a un (gros) sac-à-dos et celui qui porte un attaché-case
- l’homme qui reste et celui qui passe.
On se doute qu’il ne suffira pas d’un arrêté pour mettre ces deux hommes à égalité.

samedi 1 septembre 2018

L’UNION EUROPÉENNE PROPOSE, CE JEUDI DE METTRE FIN AU CHANGEMENT D'HEURE

HORLOGE - L’Union européenne veut mettre fin au changement d’heure. Selon le président de la commission, Jean-Claude Juncker, l’heure d’été devrait être retenue toute l’année. Un choix pas forcément très judicieux. Lire la suite.


« Le maître des horloges, c'est l'UE » conclut cet article, c’est l’Union européenne seule, signifiant par là que cette organisations a le pouvoir d’opérer ce changement.
Occasion de revenir sur ce soi-disant pouvoir qui m’a toujours semblé douteux et exorbitant.
Vérification faite, « le maitre des horloges » autrefois, c’était l’horloger, celui qui fabriquait et qui réglait les horloges. Jusque là rien à dire. Puis au cours du temps l’expression en est venue à désigner ceux qui ont le pouvoir de décider d’un agenda ou d’un calendrier en hiérarchisant les tâches et en fixant leur tempo. Là encore, rien à dire, sauf qu’il faut être bien savant et bien puissant pour remplir ce rôle.
Mais on le voit ici : l’expression est aussi prise de façon littérale dans le cas du changement d’heure été/hiver. Comme si les hommes avaient un pouvoir sur le temps, celui des horloges du moins, en fixant l’heure non selon la position du soleil dans le ciel, mais selon la décision humaine. D’emblée lors de ce changement saisonnier, on regarde les pendules avec méfiance –  d’autant plus que cette modification s’effectue la plupart du temps de façon automatique, nos horloges étant radio-pilotées. « Quoi ? Déjà 5 heures ? Tu me racontes n’importe quoi ! Va demander à Frankfort l’heure exacte ! » (Pour mémoire l’heure transmise par ondes radio vient de Francfort)
Mais soyons modestes : la Chine, territoire qui s’étend sur cinq fuseaux horaires mais qui est réglée sur un seul, celui de Shanghai. Lorsqu’il est midi à Shanghai, on passe à table ; mais à l’ouest du pays s’il est effectivement midi à l’horloge, au soleil il est 7 heures du matin : heure du petit déjeuner !

On s’en doute : l’activité des hommes dans de tels cas ne suit pas les horloges, mais le soleil : si la journée de travail commence quand on y voit jour, alors peu importe l’heure indiquée sur les cadrans : le véritable maitre des horloges, c’est lui, le Soleil.