mercredi 17 juillet 2019

ETATS-UNIS : DONALD TRUMP ACCUSÉ DE RACISME PAR LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS

Dans une série de tweets, le tempétueux milliardaire républicain (= Donald Trump) avait conseillé dimanche à plusieurs élues (1), dont trois sont nées aux Etats-Unis, de « retourner » dans « ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent ». Il avait intensifié ses attaques le lendemain, les accusant de « haïr » l’Amérique.
- La Chambre des représentants, à majorité démocrate, « condamne fermement les commentaires racistes du président Donald Trump légitimant et accentuant la peur et la haine des nouveaux Américains et des personnes de couleur », déclare le texte, pour lequel ont également voté quatre élus républicains.
La mesure, qui n’a pas force de loi, est symbolique et vise à faire honte au président américain et à ses pairs du Parti républicain qui l’ont soutenu. (Lu ici)

Curieux, ces américains, ne trouvez-vous pas ? Je veux dire : alors qu’il y a des lois fondamentales dans tous les pays, dont l’Amérique, qui permettent de punir très sévèrement les propos racistes, voilà que lorsque le Président américain lui-même est soupçonné de les enfreindre, on se borne à « lui faire honte ». Relisez en effet les dernières lignes de l’article cité : « la mesure qui n’a pas force de loi » n’est autre que la déclaration votée par la Chambre des représentants qui « condamne les commentaires racistes du président Donald Trump ». Alors quoi ? Ces propos sont racistes ou ils ne le sont pas ; s’ils le sont on doit instruire une accusation à son encontre et pas simplement lui faire honte.
A moins qu’aux USA la honte soit la pire sanction imaginable ?



 (1) Attaques visant Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan).
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N.B.
« Après ses attaques racistes, la popularité de Trump en hausse chez les républicains »
(lire ici) : tel est le titre que l’on peut lire (ici) dans la presse du jour. Est-ce que ça excuse quelque chose ?

mardi 16 juillet 2019

FRANÇOIS DE RUGY COMPARE SA SITUATION À CELLE DE PIERRE BÉRÉGOVOY, "LIVRÉ AUX CHIENS"

François de Rugy a posté un message sur Twitter en allusion à Pierre Bérégovoy, semblant voir des similitudes entre sa situation et celle vécue 26 ans plus tôt par l'ancien Premier ministre de François Mitterrand, qui s'était suicidé en 1993. (Lire ici)

A chaque fois que l’honneur d’un homme politique est mis en cause par des révélations tournant autour de faits de corruption, qu’il s’agisse de François Fillon ou de lui-même, on en arrive au suicide de Pierre Bérégovoy et à ce discours d’oraison funèbre de François Mitterrand lors des obsèques de son premier ministre : "Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie, au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous" – et je garde encore en mémoire l’accent mis par le Président sur le mot « chien ». Depuis les journalistes – et ceux de Médiapart en particulier – sont périodiquement confrontés à ce dégoût.

Le bon sens est pourtant de remarquer que, quoiqu’il en soit de la cruauté des accusations, elles sont toujours salutaires lorsqu’elles dénoncent des faits avérés. Par exemple, dans l’affaire Bérégovoy, on a tenté de minimiser les sommes mises en jeu, mais on ne peut quand même pas oublier qu’elles portaient sur de nombreux faits intéressant la famille du premier ministre et pas seulement celui-ci individuellement.
Alors c’est vrai que dans le cas de François de Rugy il s’agit de sommes dérisoires comparées à celles qui furent évoquées pour Bérégovoy (les quelles étaient également dérisoires comparées aux sommes de l’affaire Urba : tout est relatif !). Reste un facteur oublié largement, c’est l’équation personnelle de l’homme concerné et qui se trouve révélée dans l’épreuve. Admettons que la personnalité de monsieur de Rugy se soit révélée parfaitement désagréable dans ce cas.
Malheureusement cela ne vaut pas une démission quand on exerce le pouvoir à ce niveau.

LE RÔLE PRINCIPAL DU PROCHAIN FILM DE JAMES BOND (« BOND 25) POURRAIT ÊTRE ATTRIBUÉ À UNE FEMME.





Lashana Lynch, déjà aperçue dans le film Captain Marvel, pressentie pour interpréter le rôle de James Bond.

Une source proche du tournage l’affirme : “C’est un Bond pour l’ère moderne qui fera appel à une génération plus jeune tout en restant fidèle à ce que nous attendons tous dans un film de 007”, tout en assurant aux plus sceptiques que Bond 25 “rendra hommage à certains films précédents de James Bond avec beaucoup d’humour”. (Lire ici)

Etonné ? Oui, c’est sûr. Mais allons à l’essentiel (sic !) : les films de James Bond sont des œuvres dans les quelles un homme séduit des jeunes femmes qui ne font que passer, justement parce qu’un séducteur éjecte de son lit toutes les femmes qui y passent ; pas une ne doit s’incruster, il faut faire de la place pour la suivante.


Roger Moore dans le rôle de 007 en 1984
--> Du coup, si 007 est une femme, on se demande quel genre d’hommes pour jouer les Jame’s Bond boys ? Si vous tentez interrogez Google pour découvrir les femmes séduisantes, vous trouverez partout des femmes qui sont aux pieds des hommes, mais pas l’inverse. L’image couramment admise de la séductrice est celle de la « bombe » sexuelle, mais aucunement de la femme qui a plein de mâles à ses pieds – ou alors c’est parce qu’elle est devenue la proie que ces messieurs veulent consommer, ce qui ne conviendra absolument pas à une James Bond femelle. 
Le concours est ouvert : cherchez les séducteurs capables d’être à la fois séduisant et de se laisser éjecter après consommation. C’est une opération indispensable compte-tenu des l’évolution du statut des femmes dans le monde nouveau.

lundi 15 juillet 2019

HOMME VOLANT DU 14-JUILLET : "L'ENGIN SERA COMMERCIALISÉ À TERME", ANNONCE SON CRÉATEUR




(Ceci n’est pas un photomontage)
France-info : Pensez-vous que l'homme pourra prochainement voler de manière autonome ?
Franky Zapata : Oui. Nous développons également des voitures volantes et elles fonctionnent réellement, contrairement à celles de beaucoup d'autres start-up qui construisent des engins volants. La plus grosse problématique, c'est la réglementation. » (Lu ici)

Si je reviens sur cet exploit digne d’une BD de SF, ce n’est pas pour m’en étonner une fois encore (encore que la photo de l’homme survolant le Palais Bourbon soit digne d’une telle réaction), mais plutôt pour relever que la question qui brûle les lèvres aujourd’hui est celle de sa commercialisation. Du genre : « Et nous, quand est-ce qu’on pourra en faire autant ? »
Bonne remarque, alors que j’en étais récemment à croire que seul le potentiel offensif d’un pareil engin nous intéressait, voilà qu’en réalité on voit les jeunes se bousculer pour grimper dessus. A l’ère de la trottinette électrique, c’est plutôt réconfortant.
Mais il ne faudrait pas manquer également le cœur de la réponse : l’obstacle n’est pas technique, il est du domaine de la réglementation. On commentera comme on voudra cette observation en cherchant à détailler les points qui font obstacles justement. Mais surtout on notera l’optimisme technologique et humain : cette machine si fragile en apparence mais si fiable lorsqu’elle est pilotée par l’homme grâce au seul usage de sa posture, est une ode à l’audace et au génie humain.
Relisons la réponse de monsieur Zapata : « C'est le cerveau humain qui participe à 80% de l'équilibre... C'est uniquement la position du centre de gravité qui permet de choisir la direction dans laquelle on va »
Oui, vous avez bien lu : à l’époque où on cherche par tous les moyens à remplacer l’homme au volant de la voiture, où des robots prennent de plus en plus sa place pour gouverner les machines, voici qu’un inventeur dit tranquillement que cet exploit de piloter un flyboard est à la portée de tout un chacun, au point que le seul obstacle à sa commercialisation ce soit donc uniquement la réglementation. 

dimanche 14 juillet 2019

EMMANUEL MACRON ANNONCE LA CRÉATION D'UN COMMANDEMENT MILITAIRE DE L'ESPACE

Durant son discours aux armées à l'Hôtel de Brienne, à Paris, le président de la République à annoncé la création d'un commandement militaire français de l'espace en septembre prochain.
Qualifiant l'espace de "véritable enjeu de sécurité nationale, par la conflictualité qu'il suscite", le président Emmanuel Macron avait assuré l'an dernier vouloir doter la France d'"une stratégie spatiale de défense", qui est désormais prête, a-t-il affirmé samedi. (Lire ici)


Alors que le défilé militaire du 14 juillet a permis de voir le premier homme volant de l’histoire de l’armée française (voir ici), voici qu’on nous annonce la création d’une armée de l’air… et de l’espace ! Nous avons résolument changé de siècle, oubliant le 20èmeet ses avions pour entrer dans le 21èmeses fusées et ses satellites ; de la dissuasion, nous en voici à la « stratégie spatiale de défense ». Notez bien qu’il y a quand même un élément qui ne change pas : il s’agit toujours de se défendre et non d’attaquer. Tout est là.

Il y eu un grand incompris, un homme qui est venu trop tôt et qui a été honni pour avoir voulu militariser l’espace. Cet homme c’est Ronald Reagan et sa « guerre des étoiles » (1983).
Il est vrai qu’il avait présenté cela sous un angle un peu agressif, avec ses lasers capables de découper en rondelles un engin spatial en plein vol, et ses missiles anti-missiles : trop d’armes trop de fantasmes homicides réactivés avec ces rayons de la mort. Reagan nous ressortait la panoplie des films d’anticipation d’Hollywood où l’on voyait la guerre froide devenir guerre chaude contre des soviétiques en mal d’assaut spatiaux, quand ce n’étaient pas des « choses » ignobles et visqueuses qui suçaient le sang des pauvres G.I.
Notre Président n’a pas commis la même erreur : chez lui tout est propre, tout est aseptisé : on ne parle pas d’armes, tout juste nous a-t-ton présenté un affreux satellite (bien entendu produit par les russes) avec des bras armés de pinces : ils ont voulu nous faire croire que c’était pour resserrer les boulons de la Station spatiale… Nous ne serons pas naïfs au point de gober ça !
De toute façon, nous on n’aura pas ça ; on aura une « stratégie spatiale de défense » : c’est quand même plus noble.

samedi 13 juillet 2019

FRANKY ZAPATA ET SON "FLYBOARD AIR" VONT DÉFILER SUR LES CHAMPS-ELYSÉES POUR LE 14 JUILLET

Après une évolution qui a mené son concepteur de la machine individuelle hydro propulsée vers ce surf autonome, voici que Franky Zapata va défiler sur les Champs Elysées avec les militaires 





Et là, vous vous frottez les yeux : C’est bien de cela qu’on parle ? Il s’agit bien d’une machine véritable, et d’un homme en chair et en os – non d’un robot ?
Votre étonnement est légitime parce que c’est à cela que vous pensiez :


Les yeux émerveillés vous croyez voir le Surfer d’Argent passer dans le ciel ! Est-ce une hallucination ?
Mais non ! D’ailleurs il n’y aura qu’à regarder le défilé et ça sera vérifié.
- Remarquez que la fiction est parfois en avance sur la réalité, et que les ingénieurs sont eux aussi des lecteurs passionnés de B.D. Le Surfer d’Argent n’ayant pas de fil à la patte, la recherche a porté principalement sur l’autonomie qui n’a pu s’obtenir qu’en passant d’un système hydraulique à un système propulsé par des réacteurs ! Pas facile comme on s’en doute.
- Notons aussi que la consécration a été obtenue lorsque les militaires ont opté pour cette machine, souhaitant en faire une force d’appoint pour les commandos – en attendant mieux, car ici tout n’est qu’affaire d’imagination. 
Oui, on doit hélas le dire : une découverte sans objet immédiat est d’abord testée pour savoir si elle ne serait pas par hasard une arme bonne pour dézinguer nos semblables. A croire que le Sapiens n’a pu survivre et évoluer que grâce à ça.

ROUEN: ACCUSÉ D'AGRESSION SEXUELLE, UN POLICIER AFFIRME S'ÊTRE TROMPÉ DE PERSONNE

Voici une histoire qui va vous faire pleurer – pas de lacrymo, mais de rire :
« Le fonctionnaire de police avait donné rendez-vous à un homme au commissariat, via un site de rencontre. Le policier a alors confondu cet homme avec une personne convoquée en tant que témoin pour être entendu par les policiers.
Dans son bureau, le brigadier a demandé à l'homme de baisser son pantalon. Celui-ci s'est exécuté en pensant avoir affaire à une fouille de sécurité. Il a subi des caresses et un début d'attouchement à travers ses vêtements de la part du policier. Le brigadier a ensuite commencé lui aussi à se déshabiller mais s'est interrompu en comprenant à la tête du témoin qu'il y avait erreur sur la personne. Il assure à Paris Normandie qu'il s'agit d'une «grosse méprise» et qu'il s'est aussitôt excusé. Le policier en cause est en arrêt maladie. Le parquet de Rouen n'a pas donné suite aux sollicitations de l'AFP. » (Lire ici)

Vous vous imaginez convoqué au commissariat, le lieutenant de police est derrière son bureau : 
« Déshabillez-vous ! » ordonne-t-il. Vous vous exécutez, mal à l’aise, mais enfin la police a une autorité qu’on ne discute pas.
Vous voilà en caleçon – le policier se lève, il fait le tour du bureau, et commence à tâter votre pubis. Etonné, vous vous dites qu’il poursuit la fouille de façon un peu poussée ; après tout il faut bien qu’il vérifie que vous n’ayez pas une grenade dégoupillée cachée là-dedans.
- Mais voilà que le policier défait son ceinturon, dans l’intention évidente de baisser lui aussi son pantalon –là vous comprenez et vous vous dites : « C’est sûr il va me faire subir les derniers outrages ! »
Cri de votre part, remontage de calcif, tentative de fuite. Le policier se ravise, rectifie sa tenue et vous présente des excuses, disant qu’il vous avait pris pour quelqu’un d’autre : loin de lui, l’idée de sauter sur tout ce qui bouge !
Du moins c’est ce qu’il prétend, parce que vous y croyez, vous, à ce policier qui donne des rendez-vous galants dans le commissariat ? Déjà que ce n’est pas un endroit rêvé pour draguer, mais compte tenu du manque d’intimité, c’est le meilleur moyen pour faire savoir aux collègues que vous êtes de la jaquette flottante !
D’ailleurs, si c’était vrai, ce serait encore plus amusant, parce que le commissariat tout entier serait sans doute acquis à cette pratique d’amours strictement masculine :
- Dites-donc, brigadier, n’oubliez pas de remonter votre zip ! Votre kiki va dépasser – bien qu’il ne soit pas si long !
- Mais chef, ce n’est pas ce que vous disiez tout à l’heure – aux toilettes.
- Taisez-vous malheureux ! Tout le monde va savoir que j’ai eu un instant d’égarement avec vous !
- Comme si j’étais le seul à vous faire perdre le nord …