jeudi 21 juin 2018

MELANIA TRUMP WORE A JACKET TO VISIT CHILD DETENTION CENTERS THAT READ: "I REALLY DON'T CARE. DO U?"


Melania Trump la Première dame des Etats-Unis, s'est envolée, jeudi 21 juin, pour McAllen, au Texas, à la frontière avec le Mexique, en pleine polémique sur la politique migratoire de son mari, vêtue d'une veste kaki, de la marque Zara avec ce message écrit sur le dos: "I really don't care, do u?". (Vu ici)

On l’aura compris : comment affirmer ainsi qu’on se désintéresse des migrants arrêtés puis séparés de leurs enfants, rien que par la veste portée au départ de l’avion ? Situation d’autant plus incompréhensible qu’on était prêts à applaudir Melania pour le soutien courageux qu’elle a apporté à ces malheureux êtres humains traités comme du bétail par son  mari ?
o-o-o
Imaginons la scène : madame 1ère dame se prépare pour prendre l’avion. Sa secrétaire la suit partout agenda à la main : « Madam, votre avion doit partir dans une heure. Dépêchez-vous, nous sommes en retard !
- Oui, Oui… Mais j’hésite encore : quel temps fait-il au sud du Texas ?
- Soleil et 40° à l’ombre. Risque d'orage
- Risque d'orage avez-vous dit ? Je ne peux pas partir en chemisier… Une veste étanche ferait l’affaire. Voyons ce que j’ai.
- Tenez, celle-là, juste ce qu’il vous faut.
- Elle ne fait pas trop fantaisie ? Voyez ce qui est écrit dans le dos ?
- Aucune importance, on verra ça dans l’avion.
- OK, on y va. »

Je vois certains de mes lecteurs qui haussent les épaules, les yeux au ciel : ce dialogue tellement inimaginable, comment se fatiguer à écrire ça ? Porter une telle veste suppose qu’on l’ait achetée et puis rangée dans le placard et puis enfilée et puis qu’on ait monté la passerelle de l’avion avec. Impossible de faire tout ça sans y réfléchir à un moment ou à l'autre.

Oui, c’est incompréhensible. Voilà pourquoi en concevant cette petite scène, j’ai seulement voulu dire qu’on ne pouvait l’imaginer qu’en la vidant de toute signification.

LES CONFISEURS FRANÇAIS S'ENGAGENT À BANNIR LE DIOXYDE DE TITANE AU PLUS TARD FIN 2019

Les confiseurs français ont annoncé mardi leur engagement à bannir de leurs bonbons le dioxyde de titane ou E171, un additif alimentaire controversé, "dès que possible et au plus tard fin 2019", a-t-on appris mardi auprès du syndicat national de la confiserie.- Lu ici. (1)

Voilà : nous arrivons après la bataille puisque le colorant E171 est supprimé (sans être absolument interdit), et si nous nous étions un tant soit peu intéressés à ce que nous introduisons dans nos estomacs, nous aurions su depuis très longtemps que ce produit est dangereux d’abord en tant que potentiellement cancérigène et aussi parce qu’il se présente sous la forme de nanoparticules.
Mais il n’est pas trop tard pour s’en émouvoir : qu’on clique ici et on découvrira tous ces beaux produits qui nous tentent dans les rayons de nos supermarchés et qui contiennent un nombre impressionnant de saloperies mauvaises pour notre santé – et aussi pour l’environnement.
Une telle atonie devrait nous inquiéter : je sais bien que tout le monde n’est pas aussi insouciant que moi, mais enfin, si tant de marchandises contiennent encore des substances peu recommandables, c’est bien que le public continue malgré tout de les acheter. Les industriels ne sont pas fous : si ça ne se vend plus, ils arrêtent la fabrication.

- Permettez que je rapporte un souvenir : nous sommes en 1974 (ou  à peu près) : une campagne anti-colorants alimentaires se déchaine dans le pays et les produits comme les bonbons ou les sirops de fruits sont boycottés : bourrés de colorants ils deviennent suspects de produire des effets nocifs pour la santé. On n’en avait pas la preuve, mais on préférait se passer de ces couleurs qui ne servaient à rien et pouvaient nous rendre malades. Alors en effet, les fabricants obtempèrent : les bonbons au citrons deviennent blanchâtres et seul le papier d’emballage affiche ce jaune si beau et si attirant. Les sirops de menthe… Ah ! Les sirops de menthe : dangereux parce que bourrés de colorant, on leur rend leur aspect naturel : au sortir de la bouteille ils sont jaunasses et franchement repoussant. Au point que les consommateurs s’en détournent et n’achètent plus que les produits restés colorés comme autrefois. CQFD !
… Mais en va-t-il autrement aujourd’hui ?
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(1) Le dioxyde de titane (TiO2) est utilisé dans de nombreuses applications (additif alimentaire, cosmétiques, médicaments), notamment pour ses propriétés d'absorption des rayons ultraviolets et son caractère colorant blanc. Il se présente, au moins partiellement, sous forme de poudre nanométrique. 


mercredi 20 juin 2018

LES JEUX, CE N'EST PAS UNE MARCHANDISE COMME LES AUTRES

« Le projet de loi Pacte - pour Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises - est présenté lundi en Conseil des ministres (cf. Post d’hier). Si ce texte a pour ambition de renforcer l'économie française, beaucoup de dispositions font déjà polémique, à commencer par la privatisation de plusieurs entreprises publiques, comme la Française des jeux. "Les jeux, ce n'est pas une marchandise comme les autres : l'addiction, la politique envers les jeunes, le blanchiment. Il y a des risques que chacun connaît. C'est à l'Etat de réguler et le meilleur moyen de réguler c'est d'être propriétaire", s'agace au micro d'Europe 1 Christian Eckert, l'ancien secrétaire d’Etat au budget. » Lu ici.

Oui, comme nous le disions hier, pas de réformes budgétaires sans une révision (= réduction) du périmètre des responsabilités de l’Etat, et pas seulement en matière de service public : les jeux de « Truc-à-gratter » n’entrent pas dans ce domaine. Mais la question soulevée par la privatisation de la Française des Jeux va bien au-delà des taxes qu’on peut prélever sur ses bénéfices. Le pouvoir régalien a en charge non seulement la sécurité mais aussi les conditions du maintien des règles qui rendent possible la vie sociale.
Et donc le pouvoir de l’Etat doit s’opposer aux tentatives des entreprises privées pour accroitre leurs bénéfices lorsque cela risque de porter préjudice à la cohésion sociale. On a par exemple vu il y a quelques années comment les fabricants d’alcool tentaient de séduire le jeune public en vendant des cannettes de rhum-coca – et aussi autrefois comment les cigarettiers utilisaient des images de l’ouest américain pour encourager à fumer d’avantage.


 Le cowboy Marlboro dont les méchantes langues disent qu’il est mort d’un cancer du poumon.
Bref : valeurs ou pas, le gouvernement ne peut se désengager de toutes ses responsabilités, et on doit en conclure qu’il y a un « taquet » aux réductions budgétaires. Qu’on privatise l’enseignement comme on l’a vu en Suède, et lorsque ces écoles font faillites, il faut bien que l’Etat reprenne le gouvernail : il ne peut en aucun cas se désengager totalement.

Les libéraux disent que tout ce que fait l’Etat est moins bien fait que si c’était fait par le privé. Soit – mais alors qu’ils disent s’ils se sentiraient plus en sécurité avec des polices privées, des prisons transformées en entreprises commerciales ou des écoles soumises aux lois des sectes.

mardi 19 juin 2018

BERCY DEVRA TROUVER 1,1 MILLIARD D’EUROS D’ÉCONOMIES POUR FINANCER LA LOI PACTE EN 2019

Je n’entre pas dans le détail des réformes prévues par ce projet de loi concernant les entreprises : on trouvera ici le détail de ces réformes (présentée au conseil des ministres lundi dernier).
En revanche ce qui retient mon attention, c’est cette phrase, qui revient pratiquement avec chaque projet de loi : « Bercy devra trouver xx milliard(s) d’euros d’économies pour financer ce projet » (1). Car c’est situer le débat à son vrai niveau : le problème n’est pas tant de savoir quoi faire pour changer (= améliorer ?) le fonctionnement de la France, mais bien : « Où trouver l’argent pour le faire ? »
Ce qui suppose que sans argent il n’est pas  de politique autre que conservatrice possible. D’ailleurs c’est souvent là que se situe l’origine de l’écart entre promesses électorales et réformes véritables. Je n'ai pas besoin d'être un analyste très informé pour comprendre que si le Président Sarkozy n’a pas fait les réformes pour les quelles il avait été élu c'est en raison de la crise de 2008 qui l'a empêché de réaliser le programme promis. Et finalement on dirait aussi la même chose du quinquennat de François Hollande secoué par la crise de l’euro qui avait pris le relai dès 2010. --> Alors, souhaitons de nombreuses réformes parce que ça suppose que nos finances se portent mieux !

Mais ce n’est pas tout ! Parce qu’à force de faire des économies on est bien obligé de rétrécir le champ des dépenses. C’est forcé : réduisez la taille du gâteau du dimanche et un jour vous verrez qu’on ne peut plus la réduire : il faut purement et simplement supprimer des convives. Quand il s’agit des dépenses de l’Etat, il faut en arriver à ce qu’il se retire de certaines dépenses de service public, les quelles seront alors transmises aux entreprises privées. Je reste confondu d’étonnement que le débat ne soit pas déjà à ce niveau. On devrait se demander non pas quelles réductions budgétaires on peut encore faire, mais bien quels services peuvent être privatisés ?
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(1) Pour mémoire, rappelons que la loi Pacte supprime certaines taxes portant sur les entreprises – ce qui produit un manque à gagner qu’il faut donc « financer » par des économies sur le budget général. Voir ici

lundi 18 juin 2018

LES FEMMES ONT LE DROIT D’AVOIR DES IDÉES DIFFÉRENTES DE LEURS PÈRES

« Au XXIe siècle, les femmes ont le droit d’avoir des idées politiques différentes de leurs pères ou de leurs maris -et vice-versa- sans que cela ne soit interprété comme une « leçon » ou un « clash », n’en déplaise à certains », a tweeté Marlène Schiappa. (Lu ici – Cf. Post d’hier)

Comme en matière de buzz il n’y a pas de petits bénéfices, Marlène Schiappa, tout en souhaitant une bonne fête à son papa, en a profité pour promouvoir l’égalité hommes/femmes.
« Pourquoi donc m’empêcher de manifester ma  différence ? Serait-ce au nom de l’autorité du Patriarche ? »
Et là, il faut le dire – et compte tenu de sa probable grande intelligence – nous restons confondus devant sa mauvaise foi.
Car si la fille de Galilée avait un jour dit à son père « Papa, tu n’a pas le droit de m’empêcher de penser que le soleil fait le tour de la terre » on lui aurait rit au nez. Et quand Marlène Sch. affirme qu’elle a le droit de dire quand même que cette citation est bien Karl Marx (et non la 1ère internationale), elle  est ridicule. Mais ridicule elle l’est plus encore lorsqu’elle prétend que cette phrase signifiait pour lui que les travailleurs doivent fonder leur entreprise pour sortir de la misère.
Toutefois, elle a quand même raison si son opinion est mise dans la balance en face de celle du papa-marxiste. Car compter sur les partis et les syndicats pour renverser l’ordre capitaliste et surtout mettre en place un ordre socialiste favorable aux prolétaires, voilà qui peut quand même se discuter.

Reste que mettre cela au compte de la volonté du patriarche d’affirmer son autorité phallocentrée (sic) c’est plus que douteux : il n’est que de voir les débats qui opposent les tenants de cet ordre à ceux qui veulent toujours plus de compétition sociale. Ou bien c’est de la récup’ d’une ministre obnubilée par son combat, ou bien c’est la preuve que le MLF n’est pas mort.

dimanche 17 juin 2018

COUPE DU MONDE: LE BUT DE LOZANO A PROVOQUÉ... UN TREMBLEMENT DE TERRE AU MEXIQUE!

Le séisme détecté à Mexico est d'origine artificielle. Il est probablement dû aux sauts massifs des gens lors du but inscrit par la sélection mexicaine dans la Coupe du monde. Au moins deux capteurs de la ville l'ont détecté à 11h32 (heure locale, ndlr)" lu ici



En foot tout est possible : que le salaire d’un joueur soit aussi élevé que celui d’un PDG ; qu’un joueur ait la prétention d’avoir « la main de Dieu » sans devenir ridicule ; d’être reçu par le Pape ; et … de provoquer un séisme.
Là c’est tout de même stupéfiant. Imaginez un peu : le football dont on a dit ici même qu’il avait provoqué une guerre, peut aussi inscrire ses effets dans la cosmologie. Car, après tout, pourquoi un même but ne pourrait pas secouer la terre au point de la faire dévier de sa trajectoire ? Et qui sait ? si le même cas ne s’est pas déjà produit ? Que la Lune autrefois située très loin dans le cosmos et nantie d’une civilisation évoluée au point d’avoir déjà inventé le football ait été bousculée par le triomphe de Sélénites contre les Lunatiques provoquant une secousse des supporteurs devenus hystériques devant le succès de leurs champions ?

Moi, qui suis bien tranquille dans mon pavillon de banlieue, je ne souhait pas aller voir Mars ou Jupiter de plus près. Je propose donc que des fan-zones soient installées dans des lieux protégés et suspendus sur amortisseurs.