dimanche 24 février 2019

MARS: LA NASA DIFFUSE UN BULLETIN MÉTÉO QUOTIDIEN POUR LA PLANÈTE ROUGE

- ESPACE Grâce aux données récoltées par la sonde InSight, on peut désormais consulter la température ou encore la direction du vent sur la planète rouge.
Depuis le 11 février, ces bulletins sont à la disposition du grand public et relayés quotidiennement par la Nasa via un site internet dédié. Les bulletins contiennent des informations essentielles sur la température de l'air, la vitesse du vent et la pression atmosphérique.
Pour l'heure, l'expérience est bien trop récente pour permettre d'établir des prévisions. La sonde Insight se contente de relayer les informations sur la journée en cours et les jours précédents, avec trois jours de décalage. (Lire ici)

Devant une telle information plusieurs réactions sont possibles :
- On peut hausser les épaules et grommeler : « J’en ai rien à battre ».
- On peut aussi retrouver les collègues le matin en disant : « Dites donc, - 95° ce matin : fait pas chaud  sur Mars »
- On peut aussi répondre, un brin philosophe, « -95° ? Et dire qu’il y a des gens dont le métier est de noter ça et d’en faire quelque chose d’intéressant ! »
Car, oui : nous autres simples terriens, on n’en a rien à faire de la température sur la planète Mars. Depuis 4 milliards d’années elle évolue sans qu’on s’en occupe et ça n’allait pas plus mal avant qu’on ait placé en orbite la sonde InSight ; et puis on a bien assez à faire avec notre réchauffement climatique sans chercher à savoir ce qu’il en est des autres planètes du système solaire.

Mais un jour peut-être des hommes et des femmes comme nous s’embarqueront pour Mars et alors ils seront bien contents de savoir s’ils doivent emporter une petite laine ou bien si le bermuda sera le bien venu.

samedi 23 février 2019

SALON DE L'AGRICULTURE: MACRON ACHÈVE SA VISITE MARATHON, APRÈS PLUS DE 14H30 SUR PLACE


« Le chef de l'Etat s'est employé à rassurer des agriculteurs toujours inquiets pour leur avenir en se présentant comme "un patriote" défenseur du modèle agricole français dans la future Politique agricole commune (PAC) et a reçu un accueil plutôt bienveillant.
Le président de la République a promis "de ne rien lâcher", défendant "la force du modèle français" et plaidant pour une PAC "réinventée", avec une forte dimension environnementale. Il a aussi revendiqué la "souveraineté alimentaire, environnementale et industrielle" pour le continent européen ». (Lire ici)

Ah… Voir le Président en gentil-berger, avec le blanc agneau dans les bras… C’est un plaisir qui se renouvelle chaque année au moment du Salon de l’agriculture et dont on ne se lasse pas. (1)
Mais le Salon de l’agriculture c’est aussi le moment où on peut sans passer pour un réactionnaire ringard parler de la France et de l’agriculture français comme d'un bastion avancé de la Patrie qu’on se promet de défendre contre les ignobles technocrates, complices des industries alimentaires, ces empoisonneurs des estomacs français. « Oui, dit le Président, je suis un patriote défenseur du modèles agricole français. Je défends les éleveurs français contre les vendeurs de poulets brésiliens et autres engraisseurs de bœuf aux hormones. »
Alors je ne sais pas ce qui peut paraître le plus rafraichissant pour un homme qui, depuis son palais élyséen, doit se battre chaque jour contre des adversaires violents et sournois ; mais je n’hésiterai pas à cumuler le plaisir de se retrouver avec ce petit animal dans les bras et en plus de pouvoir tenir des propos qui sentent encore la Victoire de 1918 – Hein, crois-tu qu’on les a eus ! (2)
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(1) Quoique, si vous regardez mieux, vous verrez une étiquette jaunes cruellement poinçonnée au fond de l’oreille de l’animal : identifiant pour la boucherie qui va l’acheter et le découper en gigot.
(2) On aura reconnu le couplet de la Madelon :
Madelon, emplis mon verre
Et chante avec les poilus
Nous avons gagné la guerre
Hein, crois-tu qu'on les a eus !

SALON DE L'AGRICULTURE: LA VISITE DE MACRON SERA-T-ELLE PERTURBÉE PAR LES GILETS JAUNES?

Eric Drouet, l'un des leaders du mouvement, a évoqué la possibilité d'une intrusion de gilets jaunes à l'inauguration du Salon. Comme l'a relevé le site du Journal du Dimanche, les commentaires publiés en dessous du message Facebook reflètent des divergences.
"Je pense que ce serait une mauvaise idée sur le plan de la communication pour l'image des gilets jaunes", écrit notamment l'un des soutiens du mouvement. Dans la foulée, le chauffeur routier a publié un nouveau message sur son groupe, appelant ses soutiens à ne pas se rendre au Salon de l'agriculture. (lire ici)

Et on comprend ça ! Imaginez une manif’ anti-Macron au Salon de l’agriculture et la baston inévitable entre les gilets et les forces de l’ordre. Concevez la bousculade, les parcs des animaux renversés, les poules et les canards en passe d’être piétinés par les combattants et asphyxiés par les lacrymo. Il ne manquerait plus que les taureaux dévalent dans cette nouvelle arène et qu’en plus ils soient allergiques au jaune, vous voyez la scène !
Les français aiment leurs agriculteurs et leurs jolis-animaux-tout-propres. Ils les aiment encore plus que leurs concitoyens en jaune ou en bleu-noir 

– si vous ne me croyez pas, alors expliquez donc pourquoi même les plus ultras des gilets on reculé devant cette probabilité d’accrochage avec la police.

vendredi 22 février 2019

CHOUPETTE, LA CHATTE DE KARL LAGERFELD, PEUT-ELLE VRAIMENT HÉRITER D'UNE PARTIE DE SA FORTUNE ?

Eh bien, c’est Non ! Sauf mention contraire, c'est en effet le droit du pays de résidence qui s'applique, indique Le Figaro. Or, la législation française interdit de désigner un animal comme héritier sur son testament. Bien que la loi précise que l'animal est "un être vivant doué de sensibilité", les animaux n'ont pas de personnalité et donc de capacité juridique. Dans le droit français, les animaux de compagnie sont soumis au régime des biens





L’intérêt de cette information n’est pas de disserter sur l’animal de compagnie – mérite-t-il d’hériter, parfois au détriment des enfants, patati-patata.
Non. L’essentiel est contenu dans les « attendus » du droit français pour justifier le refus d’enregistrer un tel héritage. Le chat, comme tout animal de compagnie ne peut être désigné bénéficiaire d’un héritage parce qu’il n’est pas une personne, ou si l’on préfère il n’est pas un sujet de droit. Ce qui montre qu’il y a un chemin entre la « chose », l’objet pur et simple, et la personne – et ce chemin est occupé par l’animal, «  être vivant doué de sensibilité », mais qui est déclaré « dénué de personnalité » – formule qui peut faire sursauter (« Quoi ! Choupette, elle a son petit caractère vous savez. »)

Lisons le dictionnaire (ici) :
« Personne. – Individu de l'espèce humaine, sans distinction de sexe ». (La formule « personne humaine » est une tautologie). Et pour préciser en quoi la personne est dite « humaine »,  voici la suite de la définition : « La personne est un individu défini par la conscience qu'il a d'exister, comme être biologique, moral et social ».
Bien sûr le chat est exclu de cette définition, mais nous retiendrons surtout que chaque homme, chaque femme, est supposé posséder cette conscience, et que si d’aventure une être humain en était privé il perdrait du même coup sa qualité de sujet de droit, entendez que l’égaré, le délirant, l’aliéné, qui sont privés de cette faculté, sont aux yeux du droit, irresponsables.


- Pour ce qui est de Choupette, rassurez-vous en lisant la suite de l’article référencé : Karl Lagerfeld peut avoir pris des dispositions pour faire un legs à une personne qui assure durant toute la vie de l’animal les délices que l’argent peut procurer à un chat.

jeudi 21 février 2019

PROJET DE LOI POUR LUTTER CONTRE LA HAINE SUR INTERNET

Le gouvernement l'a promis, Emmanuel Macron l'a officialisé. Lors de son discours au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le président de la République a annoncé qu'un projet de loi pour lutter contre la haine sur internet sera déposé «dès le mois de mai» par la députée LREM Laëtitia Avia.
Ce projet contiendrait l’obligation faite aux réseaux sociaux, qui ont une «responsabilité particulière» comme Facebook, Twitter, YouTube mais aussi Webedia, de supprimer rapidement les contenus haineux qui circulent sur leurs plateformes ; ainsi que «la fixation d'un délai maximal pour le retrait des contenus haineux». Selon le rapport ce délai pourrait être de 24 heures «s'il est entouré des garanties juridiques appropriées» (Lire ici)

Je ne reprends pas les autres propositions également faites pour lutter par la loi contre le cyberharcèlement (et pas seulement antisémite) ; il m’importe déjà de remarquer que la haine est au centre des préoccupations, la haine contre les juifs, mais aussi contre les femmes, contre les élites, contre les dirigeants politiques, contre les banquiers… Bref, la haine - qu'elle soit en jaune ou de toute autre couleur,  celle des ronds-points qui nous ont imposé leur volonté et ont méprisé et menacé ceux qui ne partageaient pas leur engagement.
« La haine en jaune » ; en écrivant cette formule, j’ai conscience de tromper mes lecteurs : nous n’avons que trop tendance à croire que les haineux ce sont d’abord les autres et que si jamais il nous arrive de haïr, c’est en réponse à une agression, parce que la haine, la bonne haine ne doit être que défensive et jamais primitive. Demandons-nous si au contraire la haine ne serait pas en chacun de nous cette forme de violence contenue ou pas, psychique ou physique, qui germe spontanément et – surtout – qui cherche à se déverser à l’extérieur. La haine de jouissance, qui n’a d’autre justification justement que de faire plaisir à celui qui l’éprouve et donc qui agit poussé par elle. Sans reprendre la thèse de la victime expiatoire, je me contenterai de demander si l’antisémite n’est pas celui qui recherche les juifs au lieu de les éviter pour avoir l’occasion de les haïr encore plus fort et de leur manifester cette haine en toute liberté. Idem, bien sûr pour les racistes quel qu’ils soient, les islamophobes, les homophobes etc... (1)
Kant écrivait ceci, il y a plus de 3 siècles : « L’homme a une inclination à s’associer, parce que dans un tel état il se sent plus qu’homme, c’est à dire qu’il sent le développement de ses dispositions naturelles » Mais « il trouve en même temps en lui-même l’insociabilité qui fait qu’il veut tout régler à sa guise et il s’attend surtout à provoquer une opposition des autres ». (Idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolitique)
Comment décrire mieux ce qui se passe en ce moment ? (2)
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(1) Aujourd’hui le manifestant qui a injurié Alain Finkielkraut de « Sioniste de merde » se défend d’antisémitisme en jurant qu’il a agi poussé par des motifs politiques : antisioniste mais pas antisémite. Bien entendu ça fait une grosse différence, mais pour nous, pas du tout : en tout, les cas les images nous ont montré un homme, l’écume de la haine aux lèvres qui aurait pu, on l’imagine molester avec plaisir son ennemi.

(2) On pourrait supposer que les mêmes observations pourraient être faites à propos les forces de l’ordre, qui se défendent de tout haine primaire pour soutenir qu’ils n’agissent que poussé par la nécessite de se défendre – haine défensive ?

mercredi 20 février 2019

TRUMP AURAIT DEMANDÉ AU PREMIER MINISTRE JAPONAIS DE LE RECOMMANDER POUR LE PRIX NOBEL DE LA PAIX

Devant les députés japonais, le dirigeant nippon a souligné le « leadership » et les efforts de Donald Trump auprès de Kim Jong-un sur les sujets du nucléaire et des missiles de Pyongyang, ainsi que sur la question des Japonais enlevés par la Corée du Nord.
Mais l’opposition souligne que Donald Trump s’est aussi illustré ces derniers mois de manière peu reluisante sur la scène internationale en retirant les Etats-Unis du traité INF sur les armes nucléaires de portée intermédiaire, de l’accord de Paris sur le climat ou de celui sur le nucléaire iranien. (Lire ici)

On trouve un peu ridicule qu’un grand dirigeant comme le Président des Etats-Unis d’Amérique ait besoin d’être « pistonné » par un collègue de moindre envergure pour accéder à cette récompense. Et puis, de toute façon, qu’est-ce que c’est que cette récompense qu’on peut demander et obtenir suite à des pressions sur le jury ? Car après tout, n’est-ce pas ce à quoi on assiste avec cette démarche japonaise – sans compter que d’autres pays ont peut-être été sollicités par Donald Trump.
Et puis, pourquoi vouloir bénéficier de cette reconnaissance, quand on a été d’emblée porté par le peuple de l’« america first » ? Après tout, le prix Nobel c’est bien ce à quoi le citoyen américain devrait être indifférent : ce que fait le président regarde uniquement ses électeurs et si d’aventure il agit pour le bénéfice de l’humanité, ce ne peut être qu’une coïncidence !

Car en effet, le Nobel de la paix doit être décerné à une personnalité qui a agi en faveur de la paix mondiale – mais cette expression a-t-elle un sens ? Paix « mondiale » ? N’est-ce pas un oxymore ? La paix ne peut-elle être obtenue que par certains au détriment des autres ?