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samedi 18 avril 2026

Ils sont tout mignon – Chronique du 19 avril

Bonjour-bonjour

 

Vu sur une page des google-news cet apparentement suggestif :

 

 

Et on se dit « Bon sang, mais c’est bien sûr ! » Ce sont eux nos futurs chef-de-meute !

 


Depuis quelques jours on se demandait ce qui dans le nouveau couple formé par Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles pouvait bien nous faire sursauter.

Voici donc le nouveau « Couple alpha », formé par le mâle alpha et sa femelle – le couple reproducteur de la meute.

« C'est le mâle alpha de la meute, on le voit toujours avec sa femelle. Ils gardent toujours la queue en l'air, "pour mener la danse", ils sont le couple reproducteur. » précise l’article en question.

Nous voilà rassurés : Jordan n’est pas gay.

J’exagère ? Pas tant que ça : regardez comment, sur les réseaux des messages soupçonneux commençaient à se répandre : « Ce beau garçon, toujours célibataire : fait pour l’amour – mais avec qui ? ce ne serait pas un homo dissimulé ? »

Mais surtout – voilà ce dont nous avions besoin : un chef de meute, un personnage capable de réunir une harde toujours plus grande, par quelque procédé que ce soit, en copulant comme des bêtes ou en attirant par sa séduction. Et puis capable de donner du croc quand son troupeau est attaqué – à moins que ce ne soit simplement son leadership.

Tout, ça avec le glamour indispensable quand on veut pouvoir produire des images dorées 18 carats d’une pureté sans égale.

C'est bien, Jordan – bien joué mon petit. Juste ce qu’il fallait pour renvoyer Mémère s’occuper de ses chats.

samedi 29 novembre 2025

Divorcés mais toujours dans le même lit – Chronique du 30 novembre (1)

Bonjour-bonjour

 

Le crise du logement est endémique en France avec des conséquences parfois surprenantes.

Ainsi de ces couples séparés mais contraints de vivre ensemble à cause de la crise du logement. Sachant que la cohabitation peut aller du canapé dans le salon jusqu’au partage … du même lit. (Lire ici)

On ne manquera pas de relever que cette situation constitue une limite : car, et c’est peut-être là le plus significatif, l’arrêt des relations sexuelles apparait comme la marque distinctive de la rupture matrimoniale.

En effet, lorsqu’un homme et une femme ne forment plus un couple, ils peuvent continuer a avoir des relations tout à fait amicales, surtout s’ils ont des enfants – sauf qu’ils n’ont plus de rapports sexuels. Lisez plutôt : « C’est une vie de famille : on a les mêmes habitudes, nos moments de joie, on part en vacances tous les quatre. On n’a juste pas de rapports sexuels » (raconte Maéva qui passe ses nuits sur le canapé du salon - Art. cité) 

 


La sexualité est donc le passage obligé des relations de couple et la survivance tenace de l’idée que le devoir conjugal se résume à cela en est la preuve.

Occasion de réfléchir à l’importance de ces rapports dits « intimes » : on pense que la diffusion des procédés contraceptifs a changé la donne : la procréation était jusque-là toujours liée à l’acte sexuel, au point que Freud lui-même n’hésitait pas à définir la perversion comme le fait d’avoir des rapports sexuels ne débouchant pas sur l’éventualité de la procréation (1).

Mais est-ce que ça change vraiment quelque chose aux relations entre un homme et une femme engagés dans une relation de couple ? Ma génération avait inventé « l’Union libre » et aujourd’hui on se vante de pratiquer le « polyamour » : s’il est vrai qu’on définit la rupture par le fait de ne plus avoir de sexualité commune, alors on se dit que ces pratiques, bien que consenties, ne peuvent pas vraiment porter la marque d’une nouvelle conception de la vie à deux.

Certains pensent que c’est là un fait de civilisation, et qu’on pourrait tout aussi bien dire que la fidélité matrimoniale consiste non à copuler toujours avec la même personne mais à consommer exclusivement la cuisine qu’elle mitonne.

En effet ; seulement ce n’est pas comme cela que les choses se passent.

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(1) Perversion : « Déviation par rapport à l'acte sexuel “normal”, défini comme coït visant à obtenir l'orgasme par pénétration génitale, avec une personne du sexe opposé » (Laplanche, Pontalis, 1978, p. 307).

lundi 26 mai 2025

Un bourre-pif bien touchant – Chronique du 27 mai 2025

Bonjour-bonjour

 

Je sais : donner de l’audience à ce qui sert de support aux attaques contre la France, c’est très discutable. Pourtant le geste de Brigitte Macron pour repousser son mari surpris lors de l’ouverture de la porte de l’avion présidentiel à Hanoï a quelque chose de touchant, voire même d’attendrissant qui, une fois écartés les commentaires baveux des réseaux sociaux, reste intéressant à observer.

 


L’image que je publie ici ne rend pas vraiment compte du geste surpris : car s’il repousse le Président, dans la fraction de second précédente, celui-ci semblait se rapprocher de son épouse, comme quelqu’un qui voudrait faire un bisou et écarté dans le même instant.

S’agirait-il d’un baiser refusé ? Ce qui serait raccord avec l’interprétation donnée par Emmanuel Macron lui-même avouant qu’il s’agissait d’une chamaillerie ?

 

Les russes font de cet évènement une preuve que le Président français n’est pas le « mâle alpha » qu’ils admirent en la personne de Vladimir Poutine. Mais nous avons notre propre appréciation de cette séquence, à commencer par le plaisir de constater que, même en étant Président, on a une vie comparable à celle des autres français.

Imaginons :

- Elle : J’en ai assez de tes voyages, tu n’es jamais là – et moi ; qu’est-ce que je fais pendant ce temps ?

- Lui : mais tu es injuste. Regarde : je t’emmène avec moi au Viêt-Nam. Tu vas voir, tous ces gens sont charmants, je suis sûr qu’ils t’aiment déjà.

- Elle : Oh, ça va bien, hein. Arrête de te moquer de moi. Tu sais bien que mon séjour est déjà bloqué par les cérémonies prévues par tes services.

- Lui : Allez, Bribri, on se calme. Un petit bisou…

… Vous connaissez la suite

jeudi 13 février 2025

St-Valentin : et vive l’auto-amour ! – Chronique du 14 février

Bonjour-bonjour

 

Une coutume idiote veut que la fête des amoureux soit la fêtes des couples – reléguant ainsi dans l’amertume tous ceux qui ne vont pas par deux. Et pourquoi donc l’amour exclurait-il les individus solitaires ? 

D’ailleurs, faut-il donc que les couples soient les seuls à être fêtés ? Quand je cherche la définition du couple, je trouve ceci : « Couple : deux forces égales, parallèles et de direction opposée, agissant en sens inverse » - Pas de quoi pavoiser.

Et puis, c’est quoi donc cet amour dont on vante le rôle dans le bonheur ? Beaucoup pensent qu'il s'agit de l’amour physique, celui qui culmine dans l’orgasme. Là encore une analyse s’impose : voici donc l’étymologie du mot « orgasme » : « Le verbe grec organ dérive du nom orgè qui signifie « agitation intérieure qui gonfle l’âme ». L’orgasme signifie donc au sens propre « avoir le sang en mouvement » – pour les plantes « être gonflé de sève », et au sens figuré « être possédé d’une passion violente ». Il existe aussi sur la même racine l’adjectif orgas qui signifie « plein de sève ». Épuisant !

La cause est entendue : aimez-vous vous-même ça va aller beaucoup mieux.

 

Bon, me direz-vous : nous on veut bien nous aimer nous-mêmes, mais à part l’autoérotisme dont il n’y a pas lieu de tirer une grande gloire, on ne voit pas comment faire ?

- Éh bien, chers amis, la chose est simple : vous allez vous auto-congratuler, vous féliciter d’une réussite – n’importe laquelle, même si c’est d’avoir fait le potage poireau-pomme-de-terre.

- Et puis vous allez vous planter devant le miroir de la salle de bains et le questionner : « Miroir, suis-je le plus beau /la plus belle/ ? » Et s’il ne vous répond pas positivement, ne vous démontez pas. Attendez le soir et installez-vous confortablement sur votre canapé ; prenez un verre de scotch et questionnez de la même façon votre smartphone en fonction selfie : je suis sûr que sa réponse sera positive ; sinon recommencez l’opération jusqu’à ce qu’il convienne de la chose.

Quant à ceux qui, le jour de la Saint-Valentin s’en vont draguer à droite ou à gauche, je ne les critique pas


 

… Mais avouez quand même que ça manque de classe.

vendredi 6 décembre 2024

A deux, c’est mieux – Chronique du 7 décembre

Bonjour-bonjour

 

Le problème politique actuel, c’est que la Constitution a été écrite pour le bipartisme et pas pour le tripartisme. Or en comptant la droite (avec le RN), la gauche (avec le NFP), on a aussi le centre (alias « bloc-central »). Or, le bipartisme ça veut dire un parti qui a la majorité et un autre qui forme l’opposition minoritaire. Avec trois partis, il peut se faire qu’aucun d’entre eux n’ait la majorité et qu’il faille en passer par la négociation, le compromis et l’alliance. Tous ces mots qui sont bannis de notre culture politique, du moins lorsqu’il faut gouverner. 

On comparera avec la constitution allemande dans la quelle pour former un gouvernement il est nécessaire d'établir une coalition engagée solennellement sur un programme contraignant : le multipartisme est écrit dans la constitution du pays et rien de ce qui nous arrive en ce moment ne saurait faire un blocage (sauf lorsque la coalition vole en éclat comme en ce moment).

- Bref : on l’a compris, nul renversement de gouvernement ne pourra modifier cette crise, que nous n’avons évitée jusqu’à présent qu’en raison du bipartisme présent dans l’hémicycle, suite à des élections, ou grâce à une situation particulière qui empêche l’opposition de s’unir (comme avec Rocard qui avait un gouvernement minoritaire). Notre seule espérance est une modification dans la composition des groupes au sein du Palais Bourbon permettant à une coalition stable de se former : on a dit « stable » et les projections montrent qu’on en est très loin.

L’avenir n’est pas écrit, mais le présent nous montre qu’un tel déséquilibre dû à une telle pérennisation des forces est ruineux. Il semble que la première victime d’une telle situation soit la proportionnelle qui en l’état dysfonctionne même avec le scrutin majoritaire.

 

Bref : en politique comme en amour, le couple est la solution, car les ménages à trois, ça ne marche pas.

lundi 11 novembre 2024

De la Kro’ dans son Bib’ – Chronique du 12 novembre

Bonjour-bonjour

 

Ce matin, je suis un peu à sec d’évènements d’actualité stimulants. Marre de l’Ukraine, de Trump, du Parlement, etc-etc…

 

Du coup, me tournant vers mes archives, je retrouve cette photo publiée dans mon blog le 17 juin 2015 :

 



Oui, ça ne date pas d’hier, mais les choses ont-elles changé depuis ? Voyons le commentaire d’époque :

« Cette photo vous choque-t-elle ? Pas du tout ? Un peu quand même ? Allez, parlez sincèrement : est-ce que ça ne provoquerait pas chez vous un sursaut, quelque chose de viscéral et de spasmodique ?

1 – Déjà, on aurait une réaction moins dégoutée si ce couple était fait de deux femmes. Après tout, l’une d’entre elle a sûrement mis au monde ce ravissant bébé, elle l’a bercé, elle l’a allaité comme n’importe quelle maman depuis que le monde est monde. Et l’autre dame à côté d’elle ? Une amie sûrement. Oui, mais elle la tient par le cou, est-ce normal ? Qu’importe, ce qui compte c’est que ce petit soit sur les genoux de sa maman.

2 – Du coup, on est renvoyé à l’impossibilité pour ces deux messieurs de procréer un enfant. Ce petit peut bien avoir l’air heureux choyé par ces hommes : on peut quand même penser qu’il le serait encore plus si on ne l’avait pas arraché à sa vraie maman pour le confier à ce couple contre-nature.

3 – Oui, je sais… Mais quand même : tout le monde a l’air parfaitement heureux sur cette photo : les deux hommes et le bébé – deux mecs et un garçon, ça va faire une sacrée équipe ! D’ailleurs, qui sait si la vraie maman dont on faisait l’éloge il y a un instant aurait été si attentionnée pour lui ? Peut-être l’aurait-elle déposé dans une crèche ou des nourrices mercenaires lui auraient filé son bib’ sans même le regarder. Et le soir venu, la mère, un peu éméchée, l’aurait ramené à la maison comme un paquet de linge sale et elle se serait enfermée dans sa chambre avec un sale type. »

 

Question : que dirait-on de plus (ou de moins) aujourd’hui ?

- Déjà on mettrait en avant le genre de ces messieurs-papas : gros bras et débardeur ? C’est leur choix au point qu’on imagine que ce nourrissons aura bientôt de la Kro’ dans son Bib’ : mais on pourrait avoir des mecs qui assument leur part de féminité - maquillage et frou-frou pourquoi pas ? La seule question est alors de savoir lequel de ces couples serait le meilleur pour le bébé.

- On se demanderait aussi qu’en pensent les dames ? Hé bien elles seraient d’accord ! Du moins celles dont j’ai relayé il y a peu (ici) le comportement. Il s’agit de ces femmes américaines qui refusent tout rapport avec des hommes, au point que la procréation devrait se faire par insémination et le soin des petits assumés par des femmes exclusivement.

- Et les bébés ? Car je suis sûr que, passé les passions des conflits au moment de la « Manif pour tous » (c’était en 2013 – comme le temps passe !) on ferait des enquêtes scientifiques pour savoir ce que deviennent ces enfants issus de couples « lesbi-gays ».

J’ai déjà entendu des enfants élevés par de tels couples qui, devenus grands, s’en félicitaient. 

A vous de vérifier.

dimanche 7 avril 2024

Génération bagnole – Chronique du 8 avril

Bonjour-bonjour

 

Ce matin je tombe sur un article qui encourage les amateurs de voitures d’occasion à acheter sans hésiter des véhicules ayant 15 ou 20 ans d’âge et affichant 200000 km au compteur.

Ce qui sollicite mon attention, c’est le fait que, réciproquement, les possesseurs de ces voitures les ont gardées une vingtaine d’années. Pendant 20 ans ils ont su résister aux pressions commerciales qui les invitaient à acquérir le dernier modèle, celui qui ne roulait pas encore dans les rues, et qui affichait les meilleurs chiffres en matière de puissance, de sécurité ou de respect de l’environnement. Là-dessus les municipalités en ont rajouté avec les vignettes Crit’Air qui prétendent interdire l’usage de ces vieilles voitures dans les centres villes.

Ces amoureux des vieilles bagnoles ont donc oublié les pulsions sensuelles qui les portaient vers le Premium technologique ou esthétique. Comme les vieux couples qui deviennent de plus en plus solidaires avec le temps, ces automobilistes conservateurs se sentent liés à leur antique véhicule, comme si leur confort et leur sécurité dépendait de la longue habitude qu’ils en avaient.

Et pourtant… Dans les années 60 il existait bien une « libido carrulus », qui a fait de la fierté d’avoir une voiture une véritable passion amoureuse. Faute de pouvoir la mettre dans leur lit, ces personnes auraient aimé coucher dedans, et d’ailleurs les constructeurs ne se faisaient pas faute de les émoustiller d’avantage encore avec des détails esthétiques : c’était l’époque où la hiérarchie des chromes battait son plein.

  


De 1960 à 2024, que s’est-il passé pour que l’amour de la nouveauté incarné dans la voiture devienne une fidélité à l’ancienneté ? Devons-nous croire que, comme la libido qui vieillit avec l’âge, l’amour pour la voiture se soit assagi, puis modifié en attachement ?

Cette bonne vieille voiture, qui a connu mes joies et mes tourments depuis 20 ans, je vais la conserver comme on conserve les vieux pots de confiture. 

lundi 5 février 2024

Faire crac-crac, ou trouver mieux ailleurs ? – Chronique du 6 février (1)

Bonjour-bonjour

 

Les chiffres viennent de tomber : cette étude de l’IFOP le montre : « la France n’échappe pas au phénomène de récession sexuelle observé ces dernières années ». Les français font de moins en moins l’amour et tous les âges sont concernés.

- On lira ici de détail par tranche d’âge et par explication fournie. Pour nous il s’agit surtout de réfléchir à la question : mais qu’est que ces femmes et ces hommes ont donc trouvé de mieux ? Car il ne s’agit pas de faire tous ces gens qui ne copulent plus (ou presque plus) des frustrés. L’explication qu’on trouvera le plus souvent c’est qu’en réalité ils n’en ont plus envie : auraient-ils plus de plaisir ailleurs, dans la contemplation des petits oiseaux au printemps ou dans le jaillissement d’une fontaine ? A moins qu’ils n’aient trouvé avec leurs écrans de nouveaux jeux pour enflammer leur vie ? 

- L’idée pessimiste est qu’on ne cherche plus à « allumer le feu » dans notre vie. D’ailleurs le « feu » en question était loin de s’embraser pleinement et systématiquement. Combien de fois a-t-on fait l’amour sans en avoir envie, « comme d’habitude » comme le chantait Claude François.

- Allez : un peu d’optimisme dans ce terne paysage. Les couples admettent qu’ils ont découvert qu’ils pouvaient vivre ensemble sans intimité physique avec leur conjoint. On espère que cette révélation s’est faite sur le fond de la découverte d’autres plaisirs « à deux », ignorés jusqu’alors en raison de la priorité accordée à la libido. 

--> La libido : justement puisqu’on en parle. Dans les années 70, avec le freudisme triomphant, elle était partout, secrétée par la vie, s’immisçant dans tous les actes du quotidien, donnant leur sens et leur valeur à nos modes vestimentaire, à nos choix, à nos rêves. 

Illusion dûe à un phénomène de mode : la vérité est que dès que la pression extérieure (et donc indépendante de la libido) diminue, son retrait se fait sans douleur et sans regret.

Il y a des femmes qui vont protester : « Avec tous les gros lourds qui nous harcèlent, cette perte de libido on n’y croit pas » Mais si, chère sœur, il faut y croire. Ce que ces insupportables individus cherchent, ce n’est pas à faire l’amour, c’est à assurer leur supériorité sur les femmes.

jeudi 19 mai 2022

Ma femme est black – Chronique du 20 mai

Bonjour-bonjour

 

« Candidat de la 3e circonscription du Rhône, Gérard Vollory participait à un débat avec ses opposantes LR, Renaissance et Nupes.

Alors que le débat abordait la question de l’extrémisme politique, visant implicitement Gérard Vollory, le candidat du RN, celui-ci s'est défendu d'être "extrême", brandissant sur le plateau une photo de sa femme afin de montrer qu'elle est noire. Le geste du candidat semble vouloir justifier le fait de ne pas être un extrême. » (Lu et vu (photo ci-dessous) ici)

 


Gérard Vollory 

A l’heure où l’album de famille se trimbale plutôt dans les smartphones, certains s’étonneront que ce monsieur ait une photo-papier de sa femme dans sa poche : durant un débat politique ça fait un peu suspecte, non ? Quelque chose comme « J’attends juste le moment où on me traite de raciste et hop ! je défouraille mon épouse-black ! »

 

- Oui, peut-être. Mais c’est un peu court comme débat ne trouvez-vous pas ? Peut-être faudrait-il plutôt s’interroger sur le fait que, pour montrer qu’on n’est pas raciste, il faut avoir des noirs dans sa famille ? Le fait d’avoir un couple métissé empêche-t-il qu’on vote des lois hostiles aux minorités de couleur ? Avant-guerre certains antisémites avaient parmi leur amis « leurs bons juifs » dont ils citaient les noms pour montrer leur attachement à l’égalité des hommes – heu… de « certains » hommes c'est-à-dire ceux qui parvenaient à transcender leur appartenance à une race honnie. « Monsieur Blum ? C’est mon ami. Et pourtant vous savez, il est juif ! »

Alors, si monsieur Vollory n’a pas voulu faire un « coup politique » peut-être a-t-il simplement montré que l’amour est un moment de folie, qu’il est tombé sous le charme de sa femme nonobstant sa couleur de peau ; mais que ça ne vaut pour aucune autre.

dimanche 17 octobre 2021

Féminisme : des femmes ne veulent plus vivre en couple – Chronique du 18 ocotbre

Bonjour-bonjour

 

« Harassées par la charge mentale, lassées d’être à la fois « bonniche, cuisinière, amante, maman, blanchisseuse » elles ont décidé de quitter leur compagnon et de rester célibataires. » Lu ici.

Ça, c’est radical ! Oui, bien entendu, mais c’est surtout énigmatique. Si quitter la vie de couple c’est d’abord refuser toutes les « fonctions » énumérées ci-dessus, alors comment imaginer le monde de demain, sans mamans, sans cuisinière, sans amantes ? La grève des femmes, on nous l’a déjà fait, ça va bien (1). 

Mais plus sérieusement quel est le bien-fondé de cette dénonciation ? De nos jours Madame Sans-gêne devrait-elle rougir de lessiver les culottes du futur Empereur ? Et la Mère Brasier devrait-elle rendre son tablier ? Quant à Juliette doit-elle faire à son Roméo un doigt d’honneur du haut de son balcon ?

Imaginons :

- Chérie, qu’est-ce qu’on mange aujourd’hui ?

- Je ne sais pas mon lapin. Qu’est-ce qui te tenterait ?

- Un petit tartare de saumon à la crème, ça serait pas mal ?

- OK chéri. Tu t’y colles ?

Ou encore :

- M’man... J’ai pas envie d’aller à l’école aujourd’hui... J’suis fatiguée...

- Julie, c’est pas le moment ! J’ai mon groupe d’Aérobic ce matin et je ne veux pas que tu traines à la maison.

- Mais M’man j’ai mal à la tête. J’ai sûrement de la température

- Va voir ton père, il va sûrement rester ici pour s’occuper de toi.

Mais on a gardé le pire pour la fin.

- Mimine, j’ai eu le manager sur le dos toute la journée. Un enfer... Tu peux m’apporter un whisky s’te plait ?

- Moi aussi j’ai eu une journée d’enfer. Va le chercher toi-même

Et un peu plus tard :

- Amour-de-ma-vie, tu viens contre moi ? J’ai envie de déposer un doux baiser sur ton minou...

- Je te vois venir, mon lapin. Va miauler ailleurs. Quand j’aurai envie d’une chatterie je te le dirai... ou pas.

- Comment ça ou pas ?

- Oui, nous les femmes ce qu’on veut c’est choisir notre vie selon notre génie propre et non selon les normes posées par la société patriarcale.

 

Car, voyez-vous, on imagine que les femmes veulent seulement rester seules pour être libres. Mais quel manque d’imagination !

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(1) En Suisse chaque année les femmes se mettent en grève le jour à partir duquel elles ne sont plus payées compte tenu du salaire auquel elles auraient droit si elles touchaient autant que les hommes.