dimanche 17 octobre 2021

Féminisme : des femmes ne veulent plus vivre en couple – Chronique du 18 ocotbre

Bonjour-bonjour

 

« Harassées par la charge mentale, lassées d’être à la fois « bonniche, cuisinière, amante, maman, blanchisseuse » elles ont décidé de quitter leur compagnon et de rester célibataires. » Lu ici.

Ça, c’est radical ! Oui, bien entendu, mais c’est surtout énigmatique. Si quitter la vie de couple c’est d’abord refuser toutes les « fonctions » énumérées ci-dessus, alors comment imaginer le monde de demain, sans mamans, sans cuisinière, sans amantes ? La grève des femmes, on nous l’a déjà fait, ça va bien (1). 

Mais plus sérieusement quel est le bien-fondé de cette dénonciation ? De nos jours Madame Sans-gêne devrait-elle rougir de lessiver les culottes du futur Empereur ? Et la Mère Brasier devrait-elle rendre son tablier ? Quant à Juliette doit-elle faire à son Roméo un doigt d’honneur du haut de son balcon ?

Imaginons :

- Chérie, qu’est-ce qu’on mange aujourd’hui ?

- Je ne sais pas mon lapin. Qu’est-ce qui te tenterait ?

- Un petit tartare de saumon à la crème, ça serait pas mal ?

- OK chéri. Tu t’y colles ?

Ou encore :

- M’man... J’ai pas envie d’aller à l’école aujourd’hui... J’suis fatiguée...

- Julie, c’est pas le moment ! J’ai mon groupe d’Aérobic ce matin et je ne veux pas que tu traines à la maison.

- Mais M’man j’ai mal à la tête. J’ai sûrement de la température

- Va voir ton père, il va sûrement rester ici pour s’occuper de toi.

Mais on a gardé le pire pour la fin.

- Mimine, j’ai eu le manager sur le dos toute la journée. Un enfer... Tu peux m’apporter un whisky s’te plait ?

- Moi aussi j’ai eu une journée d’enfer. Va le chercher toi-même

Et un peu plus tard :

- Amour-de-ma-vie, tu viens contre moi ? J’ai envie de déposer un doux baiser sur ton minou...

- Je te vois venir, mon lapin. Va miauler ailleurs. Quand j’aurai envie d’une chatterie je te le dirai... ou pas.

- Comment ça ou pas ?

- Oui, nous les femmes ce qu’on veut c’est choisir notre vie selon notre génie propre et non selon les normes posées par la société patriarcale.

 

Car, voyez-vous, on imagine que les femmes veulent seulement rester seules pour être libres. Mais quel manque d’imagination !

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(1) En Suisse chaque année les femmes se mettent en grève le jour à partir duquel elles ne sont plus payées compte tenu du salaire auquel elles auraient droit si elles touchaient autant que les hommes.

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