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mercredi 27 novembre 2024

Souriez, demain sera pire ! – Chronique du 28 novembre

Bonjour-bonjour

 

Vous connaissez certainement cet loi dite « de Murphy », du nom d’un ingénieur de l’US Air force qui aurait développé dans les années 1947-48 une loi générale énonçant : « Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal » – dont l’une des conséquences est notre maxime du jour :


Souriez, car demain sera pire !

 

Oui, cette maxime parait taillée sur mesure pour nous situer dans l’évolution politique et financière de la France, en particulier à la veille d’une mise en minorité du gouvernement lors du vote du budget de la Sécu, risquant de laisser le pays sans gouvernance et sans argent.

« - Vous, les pensionnés, sans le versement de votre pension de retraite, combien vos économies, à supposer que vous en ayez, vont-elles durer ? 

- Et vous les malades de tout genre, sans argent comment allez-vous être soignés ? 

- Quant à vous, qui dénoncez les cas sociaux supposés dépouiller l’État de ses ressources, vous êtes pourtant également mis en cause par l’arrêt de ses financements. »

 

Ce que vous venez de lire est à peu près ce que le débat politique du jour charrie jusqu’à vous, venant d’un gouvernement menacé de censure du Parlement : il s’agirait alors d'un pessimisme surjoué destiné à le protéger d’un échec possible.

Certains à l’Assemblée se moquent de ce pessimisme, disant : « Donnez-nous le pouvoir et nous arrangerons tout ça en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire »

Hum… Pas sûr que cette affirmation suffise à rassurer, tant l’expérience nous montre qu’en politique les certitudes affichées sont à l’inverse des probabilités de réalisation. En tout cas, la loi de Murphy nous invite à considérer, comme on vient de le dire, que « Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal ». Grâce à ce principe on ne peut avoir que de très bonnes surprises, ce qui, de nos jours, est déjà une satisfaction inattendue.

- Souriez, car voilà une très bonne nouvelle

vendredi 26 janvier 2024

Quand je marche dans la bouse, Je chante le blues – Chronique du 27 janvier

Bonjour-bonjour

 

Regardez cette photo prise hier vendredi, lors du passage du Premier ministre dans une ferme de Montastruc-de-Salies – petit village de Haute-Garonne :

 

 

Gabriel Attal au milieu d’un espace délimité par un hangar de foin et une rangée de têtes de vaches. Lui, environné de quelques responsables à écharpe tricolore (maires ?) et de délégués paysans, auquel il s’adresse alors que le centre de cet espace est figuré par quelques bottes de paille. 

Sur cette vue prise à quelque distance et en légère plongée, on comprend que le décor est essentiel : le même Ministre, dans la salle des fêtes du village avec les mêmes assistants, ça n’aurait pas eu du tout la même valeur. Si on ajoute à cela la séquence précédente avec la « route » accédant à cette ferme – sur laquelle ne se croiseraient pas deux tracteurs traversant le village – et sur la quelle déboule le convoi de 4x4 et de minibus aux vitres surteintées : vous aurez l’ambiance. 

J’oubliais : ajoutez un ministre qui n’hésite pas à marcher dans la bouse (1) et à boire un canon avec les paysans qui surveillent le barrage routier – voilà ce qu'il faut pour comprendre un fait essentiel : en politique il se peut que le mode de communication passe avant le contenu communiqué.

--> Loin de moi l’idée que notre Premier ministre venait avec les poches vides. Mais quand même : prendre autant de précaution de mise en scène laisse penser qu’elles étaient loin d’être pleines.

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(1) Vous n’aurez pas oublié le tube des Charlots « Quand je marche dans la bouse / Je chante le blues ». A voir ici

jeudi 11 janvier 2024

La vie héroïque du jeune Gabriel – Chronique du 12 janvier

Bonjour-bonjour

 

Après « storytelling », voici le nouveau mot de l’année : « narratif ». Ça veut dire à peu près la même chose, mais ça a l’avantage d’être tout neuf. C’est fou ce que les mots peuvent s’user rapidement.

En bref, le « narratif » concernant une personne prise dans une situation donnée, c’est le récit de son histoire, vécue ou imaginée, dans la mesure où on peut y trouver un intérêt romanesque.

- Ainsi du jeune Gabriel Attal, non pas l’homme de 34 ans que nous connaissons aujourd’hui, mais l’enfant qu’il fut il y a 25 ans, élève de l’École Alsacienne.

 


Cette vidéo a été opportunément rendue publique 

le jour de l'intronisation du nouveau Premier Ministre


Vous savez quoi ? Ce gentil gamin, visiblement doué, mignon comme tout, à qui le Bon Dieu a donné plus qu’aux autres, a été lui-même victime de harcèlement scolaire, puis de cyber-harcèlement en tant qu’homosexuel juif.

Je sais, votre cœur saigne en entendant cela. Mais songez que ce n’est pas un cas particulier :  aujourd’hui, nos politiciens ne sont plus ces hommes revêtus d’une armure qui ferraillent avec leurs adversaires en plastronnant dans leur beau costume : ce sont des êtres faits de chair et de sang, qui vivent des sentiments, qui jouissent et qui souffrent comme nous.

- Voilà : avec ça on peut en faire des tonnes et c’est bien ce que les magazines d’informations se proposent de faire. Car, oui : ce n’est pas seulement Gala ou Voici qui vont s’emparer de notre « Jeune-Premier-Ministre » : c’est aussi bien l'ExpressMariannele Point ou l’Obs.

Et ne croyez pas que ce récit de la vie héroïque de Gabriel Attal soit l’exception ; c’est bien plutôt la règle qui veut que chaque femme ou homme de pouvoir soit saisi dans un récit qui explique son rapport romanesque à la situation avec laquelle il se débat. D'ailleurs certains ministres en tirent profit, ainsi de Gérald Darmanin qui rappelle à tout bout de champ que sa maman était femme de ménage.

 Mais ce qui importe surtout, c’est de savoir pourquoi on aime tant les feuilletons politiques.

- C’est que la réalité ne nous suffit plus, ou plutôt qu'elle ne nous intéresse pas assez pour qu’on lui consacre notre attention. On le voit bien avec la mode de « l’infotainment » qui veut qu’on intercale des billets humoristiques dans les émission d’information. C’est ainsi que les actions politiques doivent, pour nous passionner, être racontée toutes vibrantes des émotions qui ont entouré leur naissance. Ainsi de Gabriel Attal, ministre de l’Éducation Nationale, qui prend des mesures sévères pour contrer le harcèlement scolaire, et qui nous raconte comment il en a été lui-même victime dans sa jeunesse. 

- Et puis vous êtes au courant ?  Stéphane Séjourné, son ex-compagnon, vient d’entrer dans le gouvernement comme Ministre des affaires étrangères !

- Ça alors ! Je ne le savais pas ! On ne me dit rien à moi.

lundi 17 avril 2023

ChatGPT à l’Élysée ! – Chronique du 18 avril

Bonjour-bonjour

 

C’est Sophie Binet, 


la nouvelle secrétaire générale de la CGT qui le dit : « On dirait que c’est ChatGPT qui a rédigé l’allocution du président Macron hier soir. »

- Et en effet ce que nous avons attendu hier ressemblait terriblement à d’autres discours déjà prononcés par l’exécutif quand il était contesté par l’opinion publique et qu’il cherchait à reprendre l’initiative sans reculer de trop. Manque d’imagination, ou manque de moyens ?

En tout cas, c’est bien ce que produisent les robots tels que celui-ci, qui ne font que compiler les documents classés dans la rubrique considérée, de sorte que le discours qui en résulte donne un propos tiédasse, qui ne fait que redire ce tout le monde a déjà entendu, enrobé dans une rhétorique apaisante et visant le consensus. 

 

L’argument pour réfuter cette thèse consisterait à remarquer que le recours à l’épreuve des « cent jours » courant jusqu’au 14 juillet serait un emprunt à l’époque du CPE quand Dominique de Villepin a cru pouvoir passer en force avec sa loi 49.3 (1) : peut-on croire qu’un robot dûment documenté laisserait passer une formule signant un échec pour désigner une relance espérée positive ?

Faudrait-il chercher les ratées du discours pour établir la preuve que les robots n’y sont pour rien – sorte de nouveau test de Turing ? Peut-être, mais je voudrais avancer un commentaire plus décisif. 

- Partons de l’idée qu’en effet, l’allocution du Président a été élaborée par un robot conversationnel. Si le Président a choisi ce texte (alors qu’il a des dizaines de conseillers à la plume affutée) ; s’il n’a pas fait confiance à sa propre plume à laquelle il a eu recours sans doute depuis le début de la crise, c’est qu’il a justement voulu faire du tiédasse et du conventionnel. Or on l’a dit, la base de données des robots leur permet en brassant des milliers de situations semblables, d’obtenir un discours de relance le plus semblable à ce qui s’est déjà fait

 

On devine que si cela était vrai, alors la véritable intention du pouvoir serait de lancer un hameçon sans appâter, de façon à le faire ensuite à moindre coût plus tard – justement quand les 100-Jours seront bien avancés. L’effet de surprise est un élément essentiel dans les manœuvres de l’art de la guerre, on le sait depuis Austerlitz.

- Ma thèse est donc que tout ce que fait le pouvoir politique a un sens politique. Si madame Binet veut faire croire que le Président Macron est méprisant vis-à-vis des français au point de déléguer sa parole à une machine elle fait croire qu’il n’agit que poussé par une basse passion. Attention quand même à ne pas sous-estimer l’adversaire.

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(1) Sur la bataille du CPE, voir ce document très complet

 

vendredi 20 mai 2022

Ne rien changer pour tout changer – Chronique du 21 mai

Bonjour-bonjour

 

Après la nomination du chef du gouvernement, voici qu’hier nous avons eu celle des nouveaux ministres. Occasion de voir que les nouveautés radicales promises en cours de campagne électorale aboutissaient bien plus sagement à un gouvernement qui était dans le droit fil du sillon creusé déjà depuis cinq ans.  « Alors qu’il a promis une « méthode nouvelle », le chef de l’Etat a nommé une équipe loin de la « disruption » de son précédent quinquennat » précise cet article du Monde (1). Un peu plus tôt le Président nous avait également promis un quinquennat de dépassement (2). 


Disruption/dépassement/nouvelle méthode : Nous voici avec trois possibilités : la quelle choisir ? Et comment comprendre l’évolution de l’une à l’autre ? 

- Nous sommes en apparence en présence de l’alternative banale continuité/rupture, et on pourrait en effet considérer que le dépassement est du côté de la rupture - avec la disruption ; alors que le simple changement de méthode constituerait un « replâtrage » qui ne change rien au fonds. Toutefois à bien y regarder les choses ne sont pas si simples.

            1° La disruption est une notion issue de la physique et reprise par le marketing. « Le disruptif se dit de la décharge électrique qui éclate avec étincelle et, au sens figuré, de ce qui tend à une rupture. En marketing, être disruptif, c'est être pionnier dans son domaine, devenir incontournable rompre avec d'anciens schémas, d'arriver là où personne ne l'attend, tout en créant un phénomène. » Cette définition (donnée ici) montre qu’il ne faut pas ses contenter de changer, ni d'être seulement brillant, mais qu’il faut en plus être créatif.

Reste que pour l’essentiel il y a rupture : ce qui était avant ne sera plus après, même si on a de surcroît l’exigence d’y gagner quelque chose.

            2° Il en va tout autrement avec le dépassement. Comme nous avons un Président-philosophe nous devinons qu’il ne parle pas du « dépassement » d’une voiture par une autre, mais bien du « dépassement hégélien » (aufhebung). Ce concept qu’on renonce généralement de traduire en français faute d’avoir un mot adéquat, contient trois idées. 

a) celle d’évolution qui marque un progrès ;

b) celle de rupture, voire même de révolution au sens où il s’agirait du surgissement d’une radicale nouveauté et non du simple déploiement de ce qui est déjà contenu dans le stade antérieur. 

c) Mais aussi celle de conservation puisque – par exemple chez Marx – le prolétariat ne cesse pas d’exister après la révolution, mais qu’il change de nature en cessant d’être une classe opprimée. 

            3° Entre la disruption qui détruit le passé au profit de l’innovation, et le dépassement qui rompt avec le passé mais qui voit en lui la condition sur laquelle s’appuyer pour faire « bouger les choses », il y a la continuité incarnée par le simple « changement de méthode »

o-o-o

Ne rien changer pour tout changer : ça suppose que la disruption et le dépassement ont eu lieu avant le présent quinquennat. Et donc, comme l'affirme le Président Macron dans son discours du 2 avril (cf. infra note 2), le dépassement et la disruption signifieraient simplement qu’on a piqué des ministres à droite et à gauche. 

Quant au contenu politique, circulez, y rien à voir.

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(1) Qui ajoute « Sauf sur un portefeuille important : l’éducation nationale ».

(2) Le 2 avril le candidat-président avait vanté le dépassement politique, faisant valoir qu’« aucun /de ses deux premiers ministres/ n’était à [ses] côtés il y a cinq ans », comme « beaucoup de ministres » l’ayant rejoint après sa victoire. Mais nous l’avons fait. Nous avons agi, dépassé » Lire ici.

samedi 1 mai 2021

Au-diard Pré-sident ! – Chronique du 2 mai 2021

Bonjour-bonjour

 

Vient de paraître "Les lois de Michel Audiard, Liberté, Fraternité, Égalité", de Fabrice Defferrard, professeur de droit à l’université de notre bonne ville de Reims. (Compte rendu ici)

Dans cet ouvrage, l’auteur décrypte les répliques cultes du scénariste pour nous donner sa vision de la politique, de la justice, de l'humanité … et des cons. On y découvre à travers ses phrases cultes, glanées dans les films auxquels il a collaboré de 1949 à 1985, date de sa mort, quelques-unes de ses orientations politiques, morales, ou plus vaguement humaines.

L’auteur de ce livre cite des extraits des dialogues où Michel Audiard exprime sa méfiance vis-à-vis du pouvoir, et plus généralement son mépris des puissants : quelles « saloperies » ont-ils dû commettre pour en arriver là ? Occasion de distinguer entre les médiocres restés au bas de l’échelle et les salauds qui ont su y grimper. Face à ce dégoût, ne reste que l’amitié, formule qui fait appel à la solidarité entre amis qui se sont cooptés ; ici pas de lois mais de la camaraderie – ce qui suppose bien sûr qu’on ait affaire à des hommes et des femmes qui soient plus proche des anges que des démons.

J’en reste là, car paraphraser ce livre me parait une entreprise sans valeur ajoutée. Par contre on peut s’interroger sur le projet de ce livre qui cherche à découvrir une vision de l’homme et de la société au travers de ces répliques dont chacun a fini par se souvenir comme on se souvient de vieilles rengaines. 

- On pourrait se méfier de cette tentative de décodage politique. Ces répliques sont des citations qui, coupées de tout contexte, peuvent dire à peu près tout ce que l’on veut, surtout si on en fait un montage de formules venues de dialogues complètement indépendants les uns des autres. Certes Michel Audiard est un auteur engagé, et on ne fera pas de lui un défenseur de l’Ordre ; mais entre anarchiste et père-peinard toutes les nuances peuvent y passer.

- Pourtant il reste qu’Audiard est un précurseur de ce qu’on appelle aujourd’hui la « communication politique » car elle lui emprunte la plupart de ses procédés. Ces phrases ont été écrites, certes, mais elles sont en réalité faites pour être dites : elles ont toujours le même rythme ; leur forme l’emporte sur leur contenu même si celui-ci doit faire choc ; en bref en elles la fonction « poétique » (pour parler comme Roman Jacobson (1)) est dominante. La réflexion politique est alors renvoyée aux oubliettes, seules demeurent les formules, sortes de slogans qu’on utilisera à la place de la pensée.

On comprend alors pour quelles raisons on peut donner une telle importance à Michel Audiard, dialoguiste pyromane, ou du moins pyrotechnicien. C’est qu’il invente le procédé qui triomphe aujourd’hui dans les tweets qui sont devenus moyen de communication privilégié en politique. Le principe est le suivant : ce qu’on veut dire doit l’être dans des formules très fortes et sans nuances ; et pour cela la brièveté est essentielle.

280 signes pas un de plus.

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(1) Avec la Fonction poétique (selon Roman Jacobson) la forme du texte devient l'essentiel du message. Alors l’émetteur du message peut avoir la volonté de soigner particulièrement l’esthétique de sa signification et on sait que cette fonction ne touche pas seulement la poésie, mais aussi les proverbes, les jeux de mots, les slogans... (Lire ici)

mercredi 27 novembre 2019

Dialogue entre François Ruffin et Emmanuel Macron (2016)

M. Ruffin (à l’époque journaliste à Fakir) dit à Emmanuel Macron (alors ex- ministre) : « Je pense que si on réfléchit stratégie, le mieux c’est que vous soyez vivement interpellé et publiquement par les salariés d’Ecopla. Ça fera un épisode. Et que vous y répondiez en disant : “Ben moi, je suis prêt à me déplacer sur place”. Ça fait un deuxième épisode. »
Et Emmanuel Macron d’opiner avant de récapituler : « Un, on échange sur le dossier. Deux, on vous tient au courant des avancées. Trois, vous m’interpellez publiquement. Quatre, dans la foulée, on cale ensemble une date de déplacement, avant le 5 octobre. Et on voit comment on la communique ensemble. » M. Ruffin répond alors : « Et je pense que l’on sort d’ici en n’étant pas contents. »

Vrai ?… Pas vrai ?… En tout cas plausible au moins. Occasion de revenir sur ces accusations de « communication » opposée à toute déclaration du pouvoir comme de ses opposants. Le politique est supposé agir quand on est de son bord, et sinon de se contenter de communiquer (bla-blater disent les méchants). Sans jamais produire la moindre étude de contenu, d’ailleurs le fait d’avoir emballé tout ça sous le label « communication » en dispense. 
Et que dirait le philosophe à ce propos ?
- Déjà, il remarquerait que les propos sont toujours susceptibles de vérification lorsqu’ils sont liés à des actions. Si je dis « Demain, black friday, je vends avec 50% de rabais » c’est facile de vérifier. —> Et du coup ce qui est invérifiable relève en effet de l’opinion personnelle, et comme tel fait partie strictement de la « communication » autre nom de la pure rhétorique.

- Ensuite, dire que même dans ce cas, on a une information  intéressante : c’est que nous sommes dans la situation d’un rapport politique identifié par la duplicité. Car c’est bien le cas de ces deux hommes qui dialoguent à propos de Ecopla : que l’un soit ancien ministre ne surprend pas ; que l’autre soit simplement journaliste devrait ne pas surprendre non plus, car il s’agit d’abord d’une gestion du pouvoir. Pouvoir dont dispose même un journaliste pour autant qu’il soit un peu connu.