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mardi 9 septembre 2025

10/09 : Dies irae – Chronique du 10 septembre

Bonjour-bonjour

 

« Bloquons tout ! » : tel est le mot d’ordre entendu ce matin. 

Mais de quoi s’agit-il ? D’une colère récupérée et réorchestrée ? D’un appel à la grève générale ? D’un mot d’ordre de sabotage, comme de bloquer les raffineries de pétrole ? Ou de mettre des voitures en travers des accès aux autoroutes ?

--> Si ce n’était « que » cela, je ne me mêlerais pas d’en parler. Ce mot d’ordre est parfois expliqué ainsi : « le 10 septembre, ne faites rien. Ne travaillez pas ; ne produisez rien. Arrêtez aussi de consommer, boycottez les cartes bancaires. Bref : bloquez les flux de circulation du capitalisme » (Lire ici)

Ce mouvement est donc plus fondamental que celui de la grève, fut-elle générale. Car il ne s’agit pas seulement de s’en prendre au profit capitaliste. Il ne s’agit pas non plus d’un sabotage anarchisant portant atteinte à la vie de chacun. Il s’agit de s’en prendre spécifiquement à tout ce qui rend possible le système capitalistes, non seulement comme organisation de la production, mais aussi de la circulation des richesses. Vous pouvez continuer à arroser vos salades et à en faire cadeau à vos voisins. Mais ne vous mêlez pas d’aller les vendre sur le marché.

Le 10 septembre c’est un nouveau genre de lutte révolutionnaire pour abattre la classe dominante qui s’engage.

 


Encore un truc imaginé pour la joie des boomers mélancoliques qui regrettent mai-68

mardi 24 janvier 2023

Citoyen Jojo : zéro pointé. – Chronique du 25 janvier

Bonjour-bonjour

 

Encore un truc qui m’énerve : quand le gouvernement annonce qu’il va « faire de la pédagogie » à propos d’une mesure ou d’un projet contesté – par exemple la réforme des retraites. Dans ce cas on entend que l’on est considérés comme des idiots, qui demeurent encore hostiles à un projet qui, pour n’importe quel individu normalement constitué, est supposé apparaitre comme un « bon projet ». Si on est contre, alors c’est que l’on n’a pas encore compris et que donc on va « faire de la pédagogie », nous réexpliquer gentiment, en prenant les mots qu’il faut, avec les formules adaptées à notre cerveau déficient…

 

- Un peu d’histoire : le « droit de remontrance » dont disposait le Parlement de Paris au 18ème siècle lui permettait de refuser d’enregistrer un édit royal qu’il jugeait inapproprié : il demandait au roi de revoir son texte, et cet acte était une remontrance, autrement dit on lui expliquait ses torts en attendant de lui qu’il les corrige. Notre soi-disant effort de pédagogie va dans le même sens, mais de façon détournée : on suggère que chacun devrait à condition d’être attentif et de bonne foi, admettre le bien fondé des propositions gouvernementales.

 

Allons au vif du sujet : on n’est pas plus idiots que les autres, simplement on a parfaitement bien compris ce que contenait le projet gouvernemental mais on n’est toujours pas d’accord. Les paroles étant inappropriées pour régler le conflit, il ne reste que l’épreuve de force. Quel rapport entre l’âge de la retraite à venir et le travail à la SNCF ou dans les raffineries Total aujourd’hui ? Aucun sauf qu’en bloquant les trains ou la production de carburant on espère étrangler le pays, – fait pour le quel au lieu d’être mis en prison on obtient gain de cause. Ça s’appelle « droit de grève » et c’est tout à fait normal, au point que son interdiction soit le signe d’une dictature.

 

Qu’on me comprenne : je ne cherche pas du tout à contester ce droit et donc j’accepte à l’avance les misères qui vont s’abattre sur nous très bientôt. Simplement je demande que ce rapport de force soit reconnu et donc qu’on arrête de nous bassiner avec un effort de pédagogie qui nous considère comme des cancres.

jeudi 30 janvier 2020

La SNCF distribue jusqu'à 1500 euros de primes pour récompenser les non grévistes

La SNCF “confirme et assume l’attribution par des managers locaux de primes exceptionnelles à certains agents qui se sont mobilisés de façon exceptionnelle et sur une période particulièrement longue pour assurer la continuité du service public pendant la grève”.
“L’engagement et le surcroît d’activité de ces agents non-grévistes ont permis aux trains de circuler y compris les week-ends et pendant les fêtes, aux postes d’aiguillage d’être tenus, et aux voyageurs d’être correctement informés pendant toute la période”, ajoute la direction.
“La tentative de polémique et de politisation de ces mesures managériales classiques récompensant du travail supplémentaire et de l’engagement pour le service est tout à fait déplacée” Lire ici

La SNCF et les grévistes veulent tous les deux la même chose : le bien collectif de l’entreprise et de ses usagers. Les uns en faisant grève, veulent le bien des employés donc celui de l’entreprise, donc celui des usagers ; les autres en empêchant la grève veulent le bien des usagers, donc celui de l’entreprise, donc également celui des travailleurs. Comment dire de façon plus simple en quoi consistent les conflits sociaux ? 
Cela étant posé, reste que les arrières pensées sont toujours possibles : l’action sociale et politique a ceci de particulier d’être ambigüe ; elle porte toujours deux significations différentes, et elle sert deux projets opposés. On peut donc tenter l’interprétation suivante : comme la SNCF ne peut sanctionner les grévistes au-delà de la retenue sur salaire, elle peut récompenser les non-grévistes afin d’accroitre indirectement la perte des grévistes. En effet, ce qui compte, c’est l’écart de salaire en fin de mois, ceux qui ont fait grève ont un salaire proche du zéro, alors que ceux qui ont travaillé ont plus qu’espéré.
On pourrait dire que ces derniers n’ont rien demandé et que, par rapport à leurs camarades privés de salaire ils sont innocents. Ils se sont contentés de garder leur activité, et c’est tout. Peut-être même que certains voudront reverser cette prime à la caisse de solidarité.
Mais rien n’enlèvera ce commentaire de l’entreprise, valorisant leur engagent pour le service public, et donc fustigeant implicitement les grévistes comme étant des traitres à leur fonction. Et ça, à la SNCF, on risque de ne pas l’oublier de sitôt.

samedi 11 janvier 2020

Réforme des retraites : vers un compromis entre le gouvernement et les syndicats ?

« Concernant l'âge pivot, d'après un ministre proche du dossier Édouard Philippe serait prêt à le retirer du texte de loi pour laisser la place à d'autres solutions, pourvu qu'elles soient crédibles. » - Lu ici.
Voilà : il suffit que les mots terribles d’« âge pivot » soient retirés du document officiel pour que les conducteurs SNCF, les employés RATP, et autres syndiqués en colère se calment d’un coup et que la France retrouve son visage normal.
« Tout ça pour ça »… Voilà ce que beaucoup vont soupirer, songeant que peut-être on aurait pu effectuer ce retrait bien plus tôt et que – peut-être encore – une autre partie s’est jouée ici, partie où il s’agissait de monter qu’on avait de plus grosses c… que l’autre.
Oui, je m’étonne que les réseaux sociaux, si prompts à s’enflammer au soupçon de complot n’aient pas déjà dénoncé le coup monté des syndicats et du gouvernement, copains comme cochon, qui s’ingénieraient à faire durer le conflit simplement pour avoir l’occasion de montrer qu’ils ont de très gros muscles.
Bien sûr, on a flairé quelque chose de pas naturel avec cette longue interruption durant les fêtes avec ces négociations officielles qui ne reprennent que le 7 janvier. « Le gouvernement joue le pourrissement ! » se sont écriés les syndicats. Oui, certes. Mais comme toujours en politique, chaque geste a deux significations simultanées, l’une souveraine (= déclarée) l’autre souterraine.
Mais pendant ce temps, les vrais-gens, ceux qui n’ont à leur disposition que les transports en commun pour aller travailler, et qui passent d’une journée à 10 heures à une journée à 12 voire même à 14 heures : eux ils n’ont pas 2 journées l’une occulte, l’autre révélée.
Par contre, ils ont le temps pour eux : attendre les prochaines élections pour faire savoir aux responsables (1) ce qu’ils pensent de ce qu’on leur a laissé endurer.
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(1) Cela concerne le gouvernement, bien sûr ; mais les syndicats aussi ont leurs élections, ne l’oublions pas.

lundi 30 décembre 2019

RATP : les exceptions des non-grévistes

Ceux qui n'ont pas du tout participé à la grève sont des exceptions. Karim, 43 ans dont 13 ans passés à la RATP est de ceux-là. « La grève, c'est pour les riches ! », lance-t-il à la cantonade. Ce père de 4 enfants, endetté, interdit bancaire « et pas franchement pro syndicat », n'a pas « la tête à penser à la retraite ». Il préfère « regarder ce qu'il a sur son compte à la fin du mois »,
A ses côtés, Samsarah, 27 ans, prend la relève du bus 147, dont 37 stations relient Eglise de Pantin à Sevran. La jeune femme a participé à « deux jours de mobilisation grâce à l'argent du 13e mois, perdu 180 € dans la bataille sur un salaire net de 1 600 € par mois », alors, oui, clame-t-elle : « C'est une réalité, il faut de bonnes économies pour pouvoir faire grève durablement » Lu ici

Déjà, relevons le prénom de cette dame : « Samsarah » qui en sanskrit signifie « ensemble de ce qui circule » quelque chose faisant allusion à la roue de la vie, qui reprend à chaque naissance avec les déterminations venues de l’existence précédente. Cette conductrice a-t-elle été déterminée à prendre le volant d’un bus en raison de son prénom ou en raison des épisodes de sa vie précédente ? Toujours est-il que, pour elle, c’est le présent qui détermine ses décisions, et le présent, comme pour son collègue Karim, c’est le montant de son compte en banque à la fin du mois.
Au fond il y a une certaine dose de Gilet-jaune dans les grèves de la RATP ou de la SNCF (1) : c’est la paupérisation des travailleurs, le fait qu’en travaillant toujours plus dur, ils sont réduits à un budget étriqué, qui ne laisse aucune place aux loisirs ni aux marges de sécurité. Comme le dit Karim, « La grève, c'est pour les riches ! » : cela permet de toucher du doigt la réalité quotidienne du travail, celle qui ne se manifeste pas seulement durant les grèves, mais (hélas) tous les mois et tous les jours. On dira que ceux qui font grève se battent pour tous et ceux qui sont dans cette situation, que les conducteurs RATP non-endettés ou en meilleur position familiale font grève aussi pour leurs collègues comme Karim ou Samsarah. 
C’est ainsi que les syndicats nous disent que les agents RATP ou SNCF ne sont pas des nantis qui défendent leurs avantages catégoriels, parce que, justement ils se battent pour tous les travailleurs soumis à cette injuste loi-retraite.
J’ai quand même du mal à le croire. On verra ce que cela va donner lorsque le gouvernement dira à ces agents : « Toutes vos revendications ont été satisfaites » : vont-ils dire « Nous continuons la grève parce que les autres salariés n’ont pas eu la même chance que nous ».
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(1) Comme le disent certains commentateurs de la vie publique française, les gilets-jaunes ont « perfusé » dans les syndicats, créant des passages directs entre la base de l’appareil du syndicat, prenant des décisions en dehors de celui-ci et amenant les dirigeants à courir après leur bas.

vendredi 13 septembre 2019

GRÈVE RATP : QUELLES SONT LES RAISONS DE LA COLÈRE ?

Les agents veulent montrer leur opposition à la possible suppression de leur régime de retraite. « Pour assurer un service public, sur des horaires décalés, sur un travail le samedi et dimanche (...) C'est une compensation par rapport à la pénibilité », explique Cemil Kaygisiz, conducteur CGT. (lu ici)

Si j’en crois l’expérience des conflits passés, on va s’empresser de sonder l’opinion publique quand au bien fondé de cette lutte et le gouvernement réagira en fonction de cela. On a vu combien la grève SNCF avait, dans sa lutte pour conserver son régime spécial, pâti du décalage avec les régimes ordinaires, le public considérant les agents SNCF comme privilégiés. On risque bien de retrouver la même situation avec la RATP. L’opinion publique avait en revanche largement soutenu le mouvement des Gilets Jaunes, sans doute parce que chacun se sentait aussi pauvre et malheureux que les manifestants du samedi.
Et c’est là que je ressens combien la vertu démocratique est rare et déficitaire. Non pas qu’elle serait vitalisée par un large soutien aux agents de métro parisien, car je n’ai pas entendu que leurs collègues de province aient bénéficié de semblables facilités ; mais plutôt que l’individualisme reste la règle, chacun se battant pour ses propres avantages, et oubliant les luttes qui ne le concernent pas – ou plutôt qui lui paraissent ne pas le concerner, car après tout, qu’est-ce qui nous dit que les reculs sociaux ne concerneront toujours que les autres ?

- Ceci étant il ne faut pas minimiser le rôle de la combativité des « combattants » eux-mêmes. Quand ils se mobilisent comme ils l’ont fait en disant que leur retraite fait partie intégrante de leur statut, c’est un peu comme si des profs disaient que vouloir réduire leurs vacances c’est porter atteinte au métier qu’ils ont choisi en partie pour cela.

jeudi 4 juillet 2019

RÉTENTION DES NOTES DU BAC: "IL A FALLU CETTE SITUATION EXTRÊME POUR ÊTRE ENTENDUS" DÉPLORE UN PROFESSEUR

"Ceux dans cette situation (= les « rétenteurs » de notes) sont considérés comme des grévistes à partir du jour où ils ont reçu les copies jusqu'à maintenant. Cela correspond à un retrait de salaire de dix jours et c'est dissuasif. Plusieurs dizaines de milliers de copies sont revenues aujourd'hui, et les professeurs ont jusqu'à demain (jeudi) pour le faire" –  Déclaration de J-M Blanquer (Lu ici)

Si on en est encore là, alors inutile de dire que les déclarations des profs citées en titre sont erronées ; ou plutôt que la réponse du ministre consiste à manipuler le gros gourdin. D’un côté « l’arme atomique » du sabotage du bac ; de l’autre la réaction en forme de rétention d’un demi mois de salaire. 
--> Les plus anciens se rappelleront de la grève qui s’étendit de 2002 à 2003, du temps où Luc Ferry était ministre de l’Education nationale. Alors que les syndicats pratiquaient un harcèlement du gouvernement par des grèves à répétition, considérant qu’obtenir le paiement des jours de grèves n’était qu’une formalité, celui-ci répondit par une retenue sur le salaire du mois d’aout. Et ainsi certains profs se virent au retour des vacances avec un compte en banque à zéro, le calcul de ces journées non travaillées ayant été très rigoureux, exactement comme menace de le faire Blanquer avec 15 jours d’amputation.

Je ne suis plus dans la situation d’acteur puisque la retraite m’a confiné dans celle de spectateur. Mais j'observe c’est encore une situation révélatrice de la violence qui irrigue les rapports sociaux : après le blocage de la vie économique du pays par les Gilets jaunes, voici celui de la vie scolaire et universitaire. Les premiers ayant obtenu plusieurs milliards, combien espèrent les seconds ? (1)
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(1) Je sens que mes anciens collègues vont fondre sur moi : et la contestation de reformes injustes pour les plus démunis, c’est quoi ça ? De la revendication de salaire ?
- Bien sûr, je ne dis pas qu’on s’en tient là. Simplement que tout cela a un coût et qu’on attend de savoir ce qu’il en serait.

mardi 2 juillet 2019

DES ENSEIGNANTS MENACENT DE RETENIR COPIES ET NOTES DU BAC

Ces enseignants, qui ont corrigé leurs copies, souhaitent entrer les notes le jeudi 4 juillet au lieu du mardi 2, rapporte RMC, alors que les résultats sont attendus pour le vendredi 5. L'annonce des résultats du baccalauréat 2019 pourrait alors être retardée, ce qui impacterait directement les lycéens. Contrairement aux grèves de surveillance du bac où le ministère avait réussi à mettre en place un système de remplacement, la retenue des notes est sans commune mesure. Ce sont les correcteurs qui détiennent les copies et choisissent de ne pas rendre leurs notes pour faire pression sur le gouvernement. (Lu ici)

Les enseignants qui vont retarder la mise en place des résultats du bac ont-ils le droit pour eux ? Sinon ont-ils reçu des usagers (= élèves et parents) une caution morale pour leur mouvement ?
Pour le premier point, rappelons que la question a été réglée il y a fort longtemps par cette décision du Conseil Constitutionnel : « la reconnaissance du droit de grève ne saurait avoir pour effet de faire obstacle au pouvoir du législateur d'apporter à ce droit les limitations nécessaires en vue d'assurer la continuité du service public qui, tout comme le droit de grève, a le caractère d'un principe de valeur constitutionnelle ; que ces limitations peuvent aller jusqu'à l'interdiction du droit de grève aux agents dont la présence est indispensable pour assurer le fonctionnement des éléments du service dont l'interruption porterait atteinte aux besoins essentiels du pays » (Conseil constitutionnel du 25 juillet 1979)
--> Donc égalité entre le droit de grève et la mission de service public. Remarquons que la démarche des grévistes de l’Education Nationale n’a pas de façon incontestable le droit pour elle. Mais a-t-elle le soutien de l’opinion publique ? Celle-ci a bien encouragé les Gilets jaunes alors même qu’ils bloquaient la circulation pendant la semaine (et cassaient tout le samedi) – alors pourquoi pas le blocage du bac ?
C’est que ce qui compte pour l’opinion publique, ce n’est pas seulement l’intensité de l’émotion qui en est l’origine, mais aussi  sa nature – je dirais même : sa qualité. Les enseignants ont pour eux l’apitoiement provoqué par leur pauvreté : certes ils ne sont pas à la rue, mais quand même, on croit savoir qu’un prof débutant touche un salaire net de 1700 euros et qu’avec ça il n’a pas le droit au ciné hebdomadaire – pas plus qu’au resto mensuel (1). Mais les élèves sont nos enfants (même si on n’en a pas ou qu’on n’en a plus) et si de surcroit ils passent le bac, épreuve dont la plupart des parents conserve un souvenir traumatisant, alors on est dans l’absolu. Aucune tendresse ne saurait être plus puissante, et tout ce qui peut ajouter au stress de ces enfants ne peut qu’être condamné et considéré comme un lâche attentat. Les grévistes ont-ils donc une conscience morale ? Ne seraient-ils pas radicalisés ? La qualification de terrorisme vient alors sur les lèvres.
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(1) Source : superprof magazine

mardi 10 juillet 2018

LES LIVREURS À VÉLO EN GRÈVE POUR LA FIN DE LA COUPE DU MONDE POUR DÉNONCER LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL

Ils ont attendu le meilleur moment pour tirer la sonnette d’alarme. Comme au lendemain de la demi-finale de coupe du monde de foot, et alors que se profile la finale, les livreurs de plusieurs entreprises comme Deliveroo, Foodora ou Uber eats se mettent en grève. Ils réclament de meilleures conditions de travail. (A lire ici)
o-o-o
Entendu hier :
- Fred, tu sais à quelle heure est le match de foot ?
- Celui de ce soir entre la France et la Belgique est à 20h
- OK, tu viens chez moi pour le regarder ?
- Bien sûr. J’apporte quelque chose ?
- Oui : un saucisson, une boite de rillettes et un gros pain
- Pourquoi tout ça ? On ne se fait pas une soirée pizza comme d’hab ?
- Tu ne sais pas ? On ne peut pas se faire livrer ce soir parce que les livreurs sont en grève.
- Malins les livreurs ! Ils profitent de la situation, comme les conducteurs de TGV avec les départs en vacances. Tu crois pas qu’on devrait encadrer un peu plus le droit de faire la grève ?
- Comme de le limiter aux périodes où tout le monde dort, ou bien quand de toute façon on n’en a rien à faire ? Tu voudrais peut-être que les profs se mettent en grève pendant les vacances ?
- Et alors ? Tu trouves normal que ce soit toi qui sois impacté alors que tu n’as aucune responsabilité dans leurs affaires ? Quelle justice !
- Mais qui t’as dit que la grève était une affaire de justice ? Elle est un rapport de force, comme une guerre où on bombarderait des innocents simplement pour peser sur les décisions des militaires.
- Là, on n’a pas le choix : il n’y a plus qu’à s’incliner… Sauf que même en temps de guerre il y a encore un droit qui s’applique, comme la convention de Genève.
- Ben oui… Mais pour la grève, il y en a aussi… qui sont autant respectées que les règles de la guerre. Demande aux populations civiles de Syrie ce qu’elles en pensent.

Alors, tu vois que ta pizza ne soit pas livrée ce soir, ça laisse tout le monde de marbre.

lundi 30 avril 2018

AUJOURD’HUI, 1ER MAI




La fête du travail est née après les grèves sanglantes de Chicago et de Fournies (Nord), le 1er mai 1886 et 1891).

Occasion de rappeler que le 1er mai est en même temps que la célébration de ces luttes ouvrières une journée de revendication des travailleurs en général.