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mardi 19 mai 2026

Les fesses rebondies de Flavie Flament – Chronique du 20 mai

Bonjour-bonjour

 

Non, vous ne trouverez pas ici un commentaire sur les agressions sexuelles dont fut victime la célèbre animatrice TV, mais seulement quelques réflexions autour des remarques désagréables concernant son aspect physique aujourd’hui, alors qu’elle a 51 ans. A ceux qui moquent son tour de taille, et répond en publiant cette photo d’elle nue dans sa salle de bains.

 


On peut être déçu par la timidité de ce cliché, mais l’important est le commentaire qu’en fait Flavie Flament : « Après avoir longtemps “torturé” mon corps pour correspondre aux exigences esthétiques du milieu audiovisuel, je revendique au contraire des “fesses rebondies de bonnes bouffes, de vin et de caresses”. » Ajoutant « Des fesses de joie ! Des fesses de vie » (Lu ici)

 

--> Ce commentaire répond à une question qu’on se pose souvent sans oser en parler : « De quoi notre corps est-il fait ? ». Les fesses d’une bouffeuse de haricots verts ont-elles le même aspect, la même consistance que celles qui se laisse aller aux bonnes bouffes et au vin ?

Même en laissant de côté les caresses amoureuses qui remplissent, nous dit-on, le rôle du sculpteur, nous sommes donc ce que nous mangeons, de telle sorte que la qualité gastronomique de nos repas aurait quelque chose à voir avec la sensualité des formes. Fesses rebondies ici, maigrichonnes et pointues là. A l’une des fesses tristes ; à l’autre les fesses joyeuses.

Si donc nous sommes ce que nous mangeons, il devient possible de juger notre nourriture à partir de l’aspect pris par notre corps à l’usage de cette nourriture. Ainsi des mangeurs de MacDo.




mardi 22 avril 2025

Les protecteurs de vaches – Chronique du 23 avril

Bonjour-bonjour

 

On connait les apéros « pinard et saucisson » des nationalistes français chargés de discriminer les musulmans. Les nationalistes hindous quant à eux font beaucoup plus fort avec leur gangs de « protecteurs de vaches » comme l’indique cette information : « Qui tue une vache ou mange du bœuf risque la mort. Le 24 août dernier, Aryan Mishra, 19 ans, a été tué d'une balle dans la tête par un gang de « protecteurs de vaches » qui l'ont pris pour un musulman transportant du bétail. Ce jeune, de confession hindoue, voyageait à bord d'une voiture en direction de Faridabad, une ville de l'État de l'Haryana, dans le nord du pays, quand son véhicule a été pris d'assaut par les «gau rakshak», des fondamentalistes de la protection des vaches, animal sacré dans la religion hindoue, qui patrouillent et fouillent les véhicules suspects. »

 


Il faut dire que tout comme chez nous, les tabous alimentaires sont des marqueurs d’appartenance religieuse, les impies mangeurs de vaches étant suspectés d’être des musulmans – ce qui est un cas particulier d’interdit religieux. Rappelons-nous d’ailleurs la révolte des cipaye, ces soldats indigènes en Inde au 19ème siècle (alors sous la domination des britanniques) qui, étant végétariens par conviction religieuse, refusèrent d'utiliser de nouvelles cartouches enduites de graisse animale et se mutinèrent pour cela.

En tout état de cause, on peut observer que les tabous alimentaires sont à l’œuvre partout dans les sociétés humaines. Il existe sans doute une branche de l’anthropologie consacrée à ces tabous : les hommes ont toujours voulu contrôler les aliments ingérés par le groupe humain.

Et nous ? N’aurions-nous donc aucun tabou – à part ceux du dégout, certes culturels eux aussi, mais soutenu par aucun mythe ? 

Ce serait faire comme si l’anthropophagie ne posait aucun problème parmi nous.

Erreur – souvenons-nous : suite à l’accident d’avion Uruguayen de 1972 dans les Andes où les survivants affamés n’ont eu d’autre possibilité pour survivre que de manger les corps de leurs compagnons morts dans l’accident. Le tabou sur le cannibalisme était puissant au point qui ne fut levé que par une mise en perspective religieuse – Ainsi que le montre ce récit d’un des naufragés : «… le jour est arrivé où nous n’avions plus rien à manger, et nous nous sommes dit que si le Christ, pendant la Cène, avait offert son corps et son sang à ses apôtres, il nous montrait le chemin en nous indiquant que nous devions faire de même : prendre son corps et son sang, incarné dans nos amis morts dans l’accident… Et voilà, ça a été une communion intime pour chacun de nous… C’est ce qui nous a aidés à survivre… »

C.Q.F.D.

samedi 1 mars 2025

Il /ne/ faut manger /que/ pour vivre – Chronique du 2 mars

Bonjour-bonjour

 

Vous connaissez le « nutriscore » ? Non ? Le voici : 


Affiché en France par des marques de produits alimentaires volontaires, il est en débat à Bruxelles où la commission recherche un logo nutritionnel général pour toute l’Europe. Le nutriscore français étant en avance sur les autres propositions et répondant aux exigences scientifiques des spécialistes, on s’attendait à ce qu’il soit immédiatement entériné. Éh bien non ! Certains pays, en particulier les italiens font de la résistance : il parait que le nutriscore pénalise injustement les produits traditionnels italiens – « Elle /l’Italie/ a fait un récit, une forme de storytelling, comme quoi leur art de vie et leur art culinaire seraient attaqués. Face à eux, très peu de voix se sont élevées pour défendre le Nutri-Score. » (Lu ici) Il est vrai qu’en France également, le nutriscore fait grincer les dents des fromagers des causses dont le Roquefort est étiqueté « E ».

- D’ailleurs s’agit-il vraiment de connaitre une valeur nutritive ? On ne mange pas de certains produits pour se nourrir, mais pour savourer. Qui donc se soucierait de connaitre le nutriscore des truffes ou du caviar ?

 

Nous vivons à l’ère de la « mise en garde » : Attention ! Trop de calories : interdisons le Nutella ! Trop de pesticides : arrêtez de manger des pommes ! Trop de CO2 : interdisons les voyages en avion ! Par exemple, peut-on voyager aujourd’hui sans connaitre la quantité de CO2 générée par notre mode de déplacement ? Un Paris/New-York en jet, ça produit combien de tonnes de CO? En tout cas beaucoup plus qu’en TGV mais encore trop : le mieux est d’y aller à pied.

Notre époque est celle du « 0 » :

- zéro carbone : voyagez à pied 

- zéro calories : buvez de l’eau 

- zéro émission : arrêtez de respirer.

mardi 23 janvier 2024

Alimentation : le bon marché est toujours trop cher – Chronique du 24 janvier

Bonjour-bonjour

 

« Le prix des aliments bons pour la santé s’est envolé en 2023 » : cette information fait sursauter. Déjà, on y apprend que les aliments qui ne seraient pas « bons pour la santé » seraient en vente dans nos supermarchés ; et qu’en outre ils couteraient moins cher que les bons.

Ça demande vérification : déjà comment reconnaitre les aliments « bons pour la santé » ? Voici l’image que l’article cité en donne :

 


Des légumes… Mais n’y a-t-il pas autre chose ? Lisons plus loin : « Pas épargnés en 2022 déjà, les prix des produits considérés comme sains se sont envolés l’année dernière. C’est le cas notamment des produits laitiers, des poissons ou des légumes. »

On en déduit que les produits moins chers et moins sains excluent les produits frais, la viande et le poisson. Que reste-t-il alors ?  

Voyons ça :

 

 Vu ici


Pas de surprise : ce sont des produits ultra-transformés, gorgés d’huile et de sucre.

Par contre on reste quand même surpris par le fait qu’ils soient moins chers que les autres, alors qu’ils requièrent d’avantage de travail ?

La réponse est toute simple : c’est que leur transformation cache le contenu réel de ce qu’on va manger. Combien de gras dans le steak du hamburger ? Impossible à déterminer. Combien de peau autrement incomestible et pleine de gras dans les nuggets de poulet ? Et combien de sucre pour masquer le manque de saveur de la canette de cola ?

Vous aurez compris : en matière de nourriture on en a toujours pour son argent ? Ni moins – Ni plus.

dimanche 21 février 2021

L’idéologie est dans l’assiette – Chronique du 22 février

Bonjour-bonjour

 

Pas plus tard qu’hier j'annonçais la mort des idéologies. Oui-oui… mais quand même : pas si mortes que ça les idéologies, puisqu’aujourd’hui même on dénonce leur retour dans les cantines scolaires.

Des exemples ? Il y en a à foison, voyez plutôt :

- En décembre, refus de Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, d'installer un sapin, « arbre mort de Noël », devant la mairie (pas dans les cantines, mais presque).

- Hier : choix du maire de Lyon d'imposer temporairement des menus uniques sans viande - mais avec œufs et poisson - dans les cantines scolaires

- Et a contrario, il y a quelques semaines, en Alsace on va introduire de la viande de gibier dans les menus des collèges 

 

Tout cela sur fond de polémique entre responsables locaux, les uns dénonçant des décisions idéologiques, les autres vantant l’échelon local, incarné par les cantines scolaires, pour servir de « fer de lance de la transformation écologique»  

Car il s’agit pour les partis écologistes de réaliser la « transition alimentaire » vers une consommation plus végétale... Autrement dit, on veut nous inciter à devenir végétarien, sachant que l’élevage d’animaux de boucherie absorbe des ressources alimentaires précieuses et pollue la terre, l’air et l’eau. Quant aux Alsaciens, c’est de la même façon qu’ils veulent valoriser leur tradition cynégétique avec l’inscription de sanglier dans les menus des écoles.

 

En dénonçant cette évolution comme étant guidée par une idéologie, que veut-on dire ?

L’idéologie est un système d’idées ou de représentations soutenant une « vision du monde ». Pour les philosophes, une vision du monde est une Weltanschauung définie par Kant comme « l'intuition d'un tout, ouvrant sur une idée du monde à laquelle ne correspond aucune connaissance théorique ». (Critique de la faculté de juger § 26) Rien dans la réalité ne correspond donc à cette pseudo connaissance et les décisions qui sont prises en rapport avec elle ne sont que des choix qui n'ont aucune nécessité objective. 

Si vous vous étonnez de voir cet attirail conceptuel mobilisé pour justifier des menus de cantines, c’est que vous avez oublié que la nourriture est l’objet de tabous très strictes édictés autrefois par les religions et maintenant par les idéologies – par exemple naturalistes. La puissance des tabous alimentaires (comme notre refus de manger du chien ou pour les musulmans du porc) montre combien l’éducation est déterminante pour l’acceptation ou le refus des aliments. On pourrait bien imposer ces menus ciblés dans les restaurants d’entreprise, ce serait diététiquement aussi valable ; mais c’est quand même chez nos petits enfants qu’on le fait.

Faut-il s’en scandaliser ? Oui, mais en n’oubliant pas que d’autres manipulateurs opèrent en douce sans même qu’on le remarque.

Vous voyez de qui je veux parler ? 




lundi 22 juillet 2019

DIFFÉRENCIER SATIÉTÉ ET RASSASIEMENT VA CHANGER VOTRE MANIÈRE DE MANGER

Il faut d’abord commencer par comprendre ce qu’est la satiété, souvent confondue avec le rassasiement, qui est pourtant bien différent. “La satiété est ce qui va vous empêcher de grignoter pendant plusieurs heures et donc de grossir”, “Le rassasiement, quant à lui, a pour effet d’avoir la sensation d’avoir trop mangé.”
C’est grâce à la leptine, appelée plus communément “hormone de la satiété”, que nous arrivons à ressentir ce sentiment de non-faim. La leptine est une protéine qui régit l’appétit et la sensation de faim. Elle agit à travers les cellules cérébrales, envoie un signal au cerveau pour freiner l’appétit, l’alimentation et accroître les dépenses d’énergie.
Le problème, lorsqu’on veut savoir si l’on a mangé à sa faim, c’est que le premier signal que le corps reçoit est celui du rassasiement. Sauf qu’à ce moment-là, il est déjà trop tard: celui-ci indique que nous avons déjà trop mangé (Lire la suite ici)

On devine que ces nuances sémantiques vont faire rire bien des gens « Quoi ? Il faudrait que mon cerveau me dise que j’ai mangé à satiété, et que continuer à manger et à boire, jusqu’à être rassasié, ce ne serait pas bien ? Moi, c’est quand je peux m’en fourrer jusque là que ça va bien ! » En plus il y a comme le suggère cet article beaucoup de personnes qui ont un cerveau qui ne leur dit rien surtout concernant l’état de remplissage de leurs réserves corporelles. Je les entends, ces adeptes du pétage de panse : « Leptine, mon c*** ! si j’ai une côte de bœuf devant moi, j’irai jusqu’à l’os et basta ! »
On dira que ce sont des primitifs, indignes du niveau de civilisation atteint par notre pays. Oui – Mais réfléchissons en terme d’évolution : il est possible que dans la pénurie préhistorique, les individus qui ont survécu soient ceux qui se sont justement fait péter la panse, parvenant ainsi à attendre la prochaine bombance qui n’a eu lieu très longtemps après,  après une longue période de famine.
Peut-on nous reprocher d’être les héritiers de ces héros de l’antique espèce humaine ?