samedi 5 janvier 2019

LA CHINE RÉUSSIT LE PREMIER ALUNISSAGE JAMAIS RÉALISÉ SUR LA FACE CACHÉE DE LA LUNE

L'engin chinois envoyé sur la Lune doit notamment mener des études portant sur les basses fréquences radio, les ressources en minéraux et la culture des tomates et d'autres plantes. (Lu ici)

Pour moi qui m’ingénie à prendre les infos par le petit bout de la lorgnette dans le but de montrer que bien des choses s’y révèlent, voilà comment le génie chinois se montre à nous : dans la polyvalence de son engin spatial, capable et d’étudier les basses fréquences radio – et la culture des tomates en apesanteur.
Mais après, que nous importe ? Car enfin, tout le monde se désintéresse de ce que les chinois veulent faire de leur module lunaire. Ce qui compte, c’est de voir qu’ils ont été capables de le poser dans un endroit impossible et de communiquer avec lui. Après qu’ils s’en servent pour étudier ceci ou cela – la culture des tomates ou la maturation des vins – on s’en fiche tout à fait. C’est la puissance chinoise qui nous interpelle, et elle se révèle dans l’exploit technologique qui n’a aucune utilité à signaler à part celle-ci.

Pourtant, cette information n’est pas à mépriser : s’y révèle le souci de faire de cette expédition un moyen de créer des ressources nouvelles pour l’humanité : un jour viendra peut-être où l’on exploitera des minéraux lunaires et où l’on importera des tomates poussées sur la face cachées de la lune.

On a bien déjà des tomates hors sol, alors pourquoi pas des tomates hors-terre ?

vendredi 4 janvier 2019

MOUVEMENT "LUNDI VERT" : 500 PERSONNALITÉS APPELLENT À NE PLUS MANGER DE VIANDE NI DE POISSON LE LUNDI

Taxer la viande plutôt que le carburant, propose David Chauvet
«Il faut que l'on traite la viande comme toute autre activité polluante. Il faut une taxation dissuasive», soutient l'auteur de «Une Raison de lutter ». Lire le détail ici

La critique  de ce procédé, en raison de la logique qui consiste à l’aligner sur la taxation écologique des carburants, souligne le caractère discriminatoire qui laisse les plus riches continuer comme par le passé à dévorer de la viande, alors que les plus pauvres sont touchés de plein fouet : pourquoi les grands bourgeois auraient ils le droit de manger du beefsteak à chaque repas, et pas les smicards ?
On le voit, cette polémique donne de nouvelles couleurs à celle de la taxation diesel. Car c’est exactement pour les mêmes raisons que le gouvernement est obligé d’annuler l’effet de la sur-taxation des diesels pour les moins fortunés – alors que leur CO2 est tout aussi dévastateur. J’entendais un économiste parler récemment de l’« élasticité de la demande » : à chaque fois qu’on augment un produit de 10%, sa consommation diminue de 5%. Il suffit de répéter l’opération autant de fois que nécessaire, comme avec le tabac, et l’effet obtenu sera au rendez-vous de l’attente. Seulement ce qui est supportable pour le tabac (1) ne l’est pas pour la viande ou le diesel. La consommation de tabac est fortement déconsidérée pour ses effets sur la santé : les pauvres sont priés de se tenir tranquille sans quoi on leur rappellera sans ménagement que leur futur cancer du poumon sera bel et bien à la charge de la communauté. En revanche, manger de la bidoche, voilà qui a été au cours des siècles un indice de prospérité : Henri IV et sa poule au pot ne s’y était pas trompé. Aujourd’hui, c’est « Hamburger pour tous » et tant qu’on n’aura pas trouvé le moyen de les faire véganes, il faudra continuer à abattre des troupeaux entiers de bœufs pour les faire entrer dans les Big-Macs


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(1) On l’aura remarqué : au plus fort des revendications des gilets jaunes pas une voix ne s’est élevée pour réclamer la suppression des taxes sur le tabac – ni sur l’alcool d’ailleurs.

jeudi 3 janvier 2019

EMMANUEL MACRON DÉTERMINÉ À REPRENDRE LE FIL DE SON QUINQUENNAT

A ceux qui réclament sa démission, il a aussi rappelé que, si « le peuple est souverain », il « s’exprime lors des élections », et non pas dans la rue. (Lu ici)

Ce n’est certes pas la première fois que les élus se dressent contre la prétention des manifestants à imposer leur volonté, y compris celle leur départ : « Ce n’est pas la rue qui peut dicter aux représentants du peuple sa volonté. » Sauf que cette fois les Gilets-jaunes ont pris soin de déclarer qu’ils ne représentaient personne parce qu’ils étaient tout le monde : le peuple des ronds-points est le peuple souverain français. Aucune loi ne peut lui résister parce qu’il est la source de la légitimité ; aucun élu ne peut tenir devant lui, car il a exclu la représentation pour être la démocratie directe.

- Sur le principe, on ne peut critiquer : la souveraineté ne se partage pas, elle ne se délègue pas, elle désigne des exécutants qui ne sont rien face à cette force politique. Telle était l’analyse de Jean Bodin (Les 6 livres de la  république, rédigé en 1570, édition française 1576 – pour mémoire, la Saint Barthélémy a eu lieu en 1572) (1)
Mais on doit admettre que cette analyse, forte de sa logique, oublie de détailler les effets d’une démocratie directe sur le gouvernement d’un pays. Sans aller jusqu’à imaginer les guerres civiles qu’une telle prétention à être le peuple peut provoquer quand on n’est qu’un groupe particulier, on doit aussi remarquer qu’elle va porter atteinte à la nécessaire continuité dans l’organisation des affaires d’un pays. On voit un peu partout (on pense à Donald Trump, mais il a fait « des petits ») des populistes défaire les pactes que les gouvernants antérieurs avaient conclu, et on  constate les méfaits que commencent à produire de telles incohérences.

Aujourd’hui, si le peuple est souverain, il ne l’est que dans le moment où il glisse son bulletin de vote dans l’urne : ensuite ce sont les élus qui prennent les commandes et rien ne peut remettre en cause leurs décisions – rien, sauf les élections suivantes. Le jacobinisme est exactement là, et on sait qu’il ne correspond plus à notre époque, si hostile à l’autorité mal assurée dans le temps (= en 1968, la rue criait au général de Gaulle: « 10 ans, ça suffit ! »)
Si la démocratie reste représentative, on veut quand même avoir qui elle représente au jour le jour. Nous vivons dans une démocratie sondagière, et si l’opinion publique n’avait pas été favorable aux Gilets-jaunes leur mouvement n’aurait pas duré 15 jours.
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(1) On peut lire un abrégé du texte ici

mercredi 2 janvier 2019

SHUTDOWN : TRUMP NE BOUGE PAS SUR LE MUR, IMPASSE À WASHINGTON

Le sénateur démocrate Dick Durbin, a résumé la position des démocrates : favorables à une sécurité aux frontières « forte », mais opposés à un mur « médiéval », « coûteux » et « inefficace ».
Donald Trump continue à défendre bec et ongles le bien-fondé de sa promesse emblématique de campagne. « La roue, le mur : il y a des choses qui ne vieillissent jamais » a-t-il lancé lors d’une réunion avec son équipe gouvernementale. Lire ici
Voilà où en est le débat dont dépend le financement de l’administration américaine : un mur constitue-t-il un rempart efficace de nos jours, alors que nous disposons de toute sorte de technologies sophistiquées. D’où la question centrale : un rempart de forteresse est-il seulement médiéval ou bien est-il aujourd’hui comme autrefois toujours aussi efficace ? Le mur est-il comme la roue indépassable ?



 La Grande muraille de Chine
L’histoire de ce mur de Chine nous apprend qu’il a failli à son rôle lorsque les soldats chargés de repousser les mongols ont été trop affamés pour combattre valeureusement. 
--> Nous non plus, nous ne pouvons attendre d’un rempart ce qu’il ne donnait pas déjà autrefois, du temps des Empereurs chinois : sans les hommes qui y combattent un mur n’est rien.
Les démocrates américains ont donc raison de dire qu'il ne suffit pas d'un mur pour bloquer des envahisseurs, mais que des hommes sont encore nécessaires - peut-être pas pour monter aux créneaux comme avec les châteaux-forts ; mais peut-être pour surveiller des écrans et piloter des drones.

JEANNE CALMENT NE SERAIT PAS MORTE EN 1997, MAIS EN 1934

Jeanne Calment ne serait pas morte en 1997, mais en 1934 et ce serait sa fille Yvonne qui aurait pris alors son identité jusqu'à sa mort. Faire passer la fille pour la mère aurait permis d'échapper à l'époque au droit de succession. Dans les années 90, une compagnie d'assurance aurait elle aussi émis des doutes sur l'identité de Jeanne Calment. A lire ici

Véritablement rocambolesque cette histoire, ne croyez-vous pas ? C’est l’exemple parfait de fakenews tout juste bonne pour les crédules ignorants. Occasion de rappeler tout de même qu’au Japon où de telles escroqueries se produisent parfois, il s’agit simplement d’une non-dénonciation de décès, souvent une personne vivant seule et mourant dans son appartement et que ses héritier laissent ainsi, touchant à leur propre bénéfice la pension de retraite – du moins tant que la supercherie n’est pas découverte, ce qui peut prendre plusieurs années.

Et c’est vrai qu’on larmoie lorsque l’actualité nous révèle comme un fait divers le cas de ces vieilles personnes quasiment momifiées sur leur lit et que l’employé du gaz découvre 6 mois ou plus après leur décès. C’est quand même plus réconfortant de penser qu’il s’agit d’une simple escroquerie et que les héritiers ont à la fois fait l’économie des funérailles et réussi à empocher la pension des vieux parents.

Et moi, qu’est-ce que j’en pense, me demanderez-vous ? Je vous répondrai ceci : j’estime qu’à ma mort je n’existe plus et que donc les vivants peuvent faire ce qu’ils veulent de ma dépouille. Après tout, selon Pierre Clastres, les indiens Guayakis mangent leurs morts, ce qui permet à leurs âmes errantes de monter vers le ciel évitant ainsi d’importuner les vivants. (1)
Moi donc je pense qu’il est sans doute avantageux d’être considéré comme encore vivant après la mort plutôt que dépecé et rôti. (Les curieux trouveront méthodologie et recettes culinaires dans l’article cité)
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(1) Lire cet article très documenté

mardi 1 janvier 2019

"DRY JANUARY": ET SI VOUS COMMENCIEZ 2019 PAR UN MOIS DE JANVIER SANS ALCOOL?


Après
- le mois sans tabac (novembre),
- le #NoNutNovember (pas de sexe en novembre)
- le Movember (le mois de novembre entier passé sans se couper la moustache (1))
Voici donc le dry january, mois de janvier sans une goutte d’alcool, dans le but d’une amélioration de santé sur l’année entière
Voilà qu’émerge peu à peu l’obsession des hommes (et des femmes) : vivre « sans » - sans tabac, sans alcool, sans sexe, que sais-je encore ? Et pourquoi donc ? Pour montrer sa force de caractère ? Pour éliminer de son corps des produits toxiques ? Pour se priver de quelque chose qui satisfait un besoin vital, produisant une purification par élimination de substance vivante, un affaiblissement du corps pour un renforcement de l’âme (tel était bien l’objectif des  moines anachorètes qui pratiquaient un ascétisme absolu) ?
Oui, voilà : tout cela est vrai en même temps au mois de novembre et même de janvier : faites abstinence de quelque chose et vous vous sentirez plus grand, plus fort, meilleur. Je sais bien que certains ont tenté de faire l’inverse avec la journée mondiale de l’orgasme (21 décembre) : mais derrière cette entreprise se cache tout un business pour vous apprendre les meilleurs moyen d’améliorer vos performances sexuelles, des coaches en position kama-sutra, des marchands d’aphrodisiaques etc.
Une dernière question : les hommes qui soignent leur moustache (#Movember) le font-ils par coquetterie, sorte de fierté sans but précis ? Non, bien sûr : comme on l'a vu (cf. note) leur moustache est un signe de ralliement en vue de participer à une campagne de collecte de fonds.
--> Voilà l’idée utile pour nos #Giletsjaunes : ne garder leur signe jaune que pendant une période définie (par exemple : novembre-décembre), et puis le retirer ensuite, comme les messieurs moustachus peuvent se raser le mois de novembre terminé.
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(1) "Movember". Il ne s’agit pas d’une faute de frappe mais bien de la contraction des mots (anglais) "november" et "moustache".
Né il y a une dizaine d’années en Australie, à Melbourne, le concept de cette campagne est simple: les hommes doivent se laisser pousser la moustache tout le mois de novembre, sans la tailler. Et en commençant rasés de frais (sinon c’est de la triche). Lire ici