dimanche 12 juillet 2020

Maintenant qu’on a des masques, on n’en veut plus – Chronique du 13 juillet

Bonjour-bonjour

 

« …est bien fou du cerveau / Qui prétend contenter tout le monde et son père. » disait La Fontaine. Tout responsable sanitaire, à quelque échelon que ce soit, doit se sentir concerné aujourd’hui par cette morale. Car, écoutez plutôt cet avocat :

- Regardez ce Ministre : il est devant ce tribunal de justice pour incurie et mensonge. 

Oui, mesdames et messieurs les jurés vous devez le condamner car il a été un incapable et un menteur ; après avoir abusé les français en leur disant que le port du masque était totalement inutile, il leur a refusé ces protections sans lesquelles ils ont été exposés sans défense aux coronavirus. 

Écoutez, messieurs les jurés, la plainte de tous ces malades qui râlent et suffoquent en réanimation, étouffés par le virus. Il faut châtier de façon exemplaire ces responsables indignes.

 

Bon – Maintenant regardez et écoutez tous ces joyeux fêtards qui aujourd’hui remuent leurs fesses en rythme sur les places publiques devant les podiums musicaux. Regardez leur joli visage : ont-ils mis les masques qu’ils ont tant réclamés au gouvernement ?

 

 

 

Non, bien sûr – Écoutez les maintenant :

- Vous croyez que le virus nous fait peur ? Nous on veut s’éclater, parce que pendant 2 mois on s’est fait ch*** comme des rats morts.

Inutile de faire remarquer que si le masque était indispensable il y a 2 mois justement, il reste aussi nécessaire aujourd’hui. Les nouveaux contaminés vont suffoquer en réa tout autant aujourd’hui que début mars ? Oui, mais de qui s’agit-il ? Des vieux dont la mort va alléger la dette des caisses de retraites ? Où est le problème ?

« D’ailleurs à notre âge on n’en a rien à faire » ajoutent ces jeunes audacieux. 

Oui, au-delà de ce qu’avait imaginé La Fontaine, comment contenter tout le monde quand on sait que ce sont les mêmes qui veulent d’abord et qui ne veulent plus ensuite ?

samedi 11 juillet 2020

Donald Trump est-il leibnizien ? – Chronique du 12 juillet

Bonjour-bonjour

 

Vu hier à la télé un débat sur Donald Trump à occasion de la prochaine sortie du livre de sa nièce, qui se charge de prévenir tout le monde : son oncle est complètement barjot. (1)

Rien de bien nouveau, si ce n’est qu’un de ses « symptôme » qui est certes bien connu se trouve quand même, à l’occasion des difficultés actuelles, particulièrement mis en lumière. Je veux parler de l’obsession manifestée par Donald Trump pour les évaluations positives. Certes il est normal quand on est au pouvoir de dire que tout va bien, que tout va pour le mieux, que tout est « fantastique », « phénoménal » et que « les gens sont formidables ». Bref, on retrouve la rhétorique bien connue de Trump – sauf que celui-ci est en plus dans l’incapacité totale de juger objectivement de la réalité lorsqu’elle ne va pas dans le sens voulu. Ce qui suppose bien sûr la négation des faits négatifs, comme lorsque les chiffres de la contamination au coronavirus montent en flèche et que le Président dit et répète que ce n’est que l’effet de la « formidable campagne de test ». Autant dire que la température du malade est provoquée par le thermomètre et qu’il suffira de le casser pour que tout aille mieux.

 

Toutefois, cette attitude n’est-elle pas recommandée par les coaches en développement personnel comme source de bien-être ? Ne nous dit-on pas qu’il vaut mieux voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide ? L’optimiste n’est-il pas un homme agréable à vivre et d’ailleurs, n’a-t-il pas de bonnes raisons pour expliquer que « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles » ? Souvenons-nous en effet du docteur Pangloss, le précepteur de Candide, qui était optimiste parce qu'il était leibnizien : c'était un optimiste « théorique » qui niait l’existence du négatif : pour lui, dire que les choses vont mal résulte de l’ignorance de ce qui explique pourquoi elles vont en réalité bien. Évidemment on se rappelle que Voltaire en profitait pour faire subir à Candide les pires avanies et à mademoiselle Cunégonde les plus horribles sévices – pourquoi pas, puisque de toute façon un monde meilleur dans le quel elle n’eut pas été violée est impossible ?

 

Mais voilà, dans le cas du Président Trump il ne s’agit pas d’un choix philosophique mais bien d’un symptôme pathologique, ce qui veut dire qu’il ne peut pas choisir entre deux attitudes, et que si jamais il était contraint de le faire il en éprouverait alors un stress difficilement contrôlable. Alors que l’optimiste a choisi de voir le monde en rose, le caractériel (?) ne peut faire autrement. C’est peut-être une attitude courante, sauf qu’elle passe plutôt inaperçue puisqu’on ne se demande pas souvent pourquoi les gens sont comme ils sont.

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(1) Il s’agit du livre de Mary Trump Too Much and Never Enough: How My Family Created the World's Most Dangerous Man. A paraitre 

vendredi 10 juillet 2020

Spécial prise de tête – Chronique du 11 juillet

Bonjour-bonjour

 

J’hésite encore à vous entretenir de mes songeries de ce matin, tant elles sont éloignées des préoccupations quotidiennes. Mais après tout cela, ne dérangera que ceux qui liront des lignes, c’est-à-dire pas grand monde.

Alors voilà : si la physique quantique retient l’attention du grand public, c’est parce qu’elle met notre monde habituel en concurrence avec un monde dans lequel plein de choses inimaginables ailleurs se produisent. On a retenu l'exemple la superposition d’état avec le chat de Schrödinger ; mais il y a aussi l’intrication des particules, dont on parle souvent en raison de son rôle dans la création de l’ordinateur quantique dont tout le monde rêve. C’est ce dernier point qui me fait réagir.

Définissons : « En mécanique quantique, l'intrication quantique, ou enchevêtrement quantique, est un phénomène dans lequel deux particules (ou groupes de particules) forment un système lié, et présentent des états quantiques dépendant l'un de l'autre quelle que soit la distance qui les sépare. » Art. Wiki

- On ne peut comprendre ce phénomène qu’à la condition de supposer les deux particules comme étant mystérieusement liées à travers l’espace, celui-ci ne modifiant en rien leur relation. Quand je dis « mystérieusement » c’est sans doute parce que je ne suis pas un véritable scientifique. Car pour qu’il y ait du mystère, il faut qu’il y ait tentative d’explication. Le savant quant à lui ne cherche pas d’abord à expliquer mais à constater. L’explication viendra ensuite mais seulement dans le cadre de la démarche scientifique. Rappelez-vous Newton affirmant « Hypotheses non fingo » (1) pour écarter les hypothèses seulement logiques pour expliquer les phénomènes de la gravité.

Seulement voilà : nous qui sommes plus philosophes que physiciens, nous laissons à notre esprit le droit de vagabonder à la recherche d’analogies fonctionnant dans notre monde. Où trouverons-nous un équivalent de l’intrication quantique ? Un phénomène impliquant une communication instantanée entre deux êtres, au point qu’on devrait dire que, même séparés, ils n’en forment qu’un ? Les amoureux fusionnels l’espèrent, les jumeaux le prétendent, les siamois le font … mais pas à des distances véritablement significatives. Bref, ce que l’intrication supprime, c’est l’individualité.

Bien sûr nous ne ferons jamais une expérience telle que celles des jumeaux. Mais cela ne doit pas nous faire oublier que nous aussi nous sommes plusieurs et qu’en nous aussi se pose la question de la fusion entre nos différents composants.

 

Il y a un philosophe qui a réfléchi à ce sujet, c’est Descartes. Il ne se demandait certes pas comment deux êtres séparés par l’espace pouvaient communiquer, mais bien comment deux substances différentes par leur nature et qui sont étroitement imbriquées l’une dans l’autre pouvaient communiquer ? Car l’âme et le corps sont pour Descartes distincts l’un de l’autre, et pourtant ils communiquent l’un avec l’autre de façon immédiate : « l’âme n’est pas logée dans le corps ainsi qu’un pilote dans son navire » ajoutait-il, soulignant que si le vaisseau (= le corps) se rompt quelque part, l’âme en est avertie immédiatement et autrement que par la vue. Le Traité des passions cherche à résoudre ce problème, mais s’il y a un mystère qui subsiste dans la philosophie cartésienne, c’est bien celui de l’union de l’âme et du corps. 

Or cette question n’est pas seulement métaphysique : elle pose directement la question de l’individu que nous nommes. Penchons-nous d’un côté plus que de l’autre, à charge pour nous de pencher du bon côté ? Ou bien devons-nous imaginer un mélange subtil entre ces natures différentes ?

La physique quantique ne répond pas à cette question, mais en tout cas elle maintient la parfaite identité entre les particules intriquées. Peut-être devrions-nous nous en inspirer ?

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(1) Formule latine pour « Je n'avance pas d'hypothèses » ou « Je ne feins pas d'hypothèses ». Newton ajoutait, parlant de la gravité : « il suffit que la gravité existe, qu’elle agisse selon les loix que nous avons exposées, & qu’elle puisse expliquer tous les mouvemens des corps célestes & ceux de la mer. » - Principia – Traduction Emilie Du Chatelet

Pour mémoire il nous a fallu pour aller plus loin mettre en évidence l'existence du boson de Higgs.

jeudi 9 juillet 2020

La main tendue à Jean Castex – Chronique du 10 juillet

Jean Castex a déclaré à l’Assemblée nationale mercredi 8 juillet qu’il était partisan du « dialogue et de la main tendue » 

Qu’avez-vous compris ?

Ça ?

 

 

 

C’est faux… mais quand même. D’où vient que l’État ait le devoir de secourir les malheureux, les malchanceux et les miséreux ?

Partons de l'idée que l’État a une mission définie par… par qui au fait ? Autrefois, c’était simple : la volonté du souverain, tempérée par l’autorité divine, suffisait à définir ce but. L’État, c’est moi, disait Louis XIV (attribution discutée). Mais aujourd’hui ? La constitution est là pour le dire. Sans vouloir faire un cours de droit constitutionnel, je me contenterai de rappeler que dans son article 2, la République française est définie par le principe d’un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Pour le peuple : le citoyen est donc en droit d’attendre de l’État qu’il le protège de la misère.

D’où le « chômage partiel » qu’on a vu fonctionner durant le confinement ; mais ce dernier doit-il être une règle qui définit les droits généraux du citoyen privé de ressources ?

Alors, oui : c’est comme cela qu’on peut comprendre l’existence des minimas sociaux, RSA, allocations diverses, etc. Mais non quand même, sinon le 1er ministre n’aurait pas appelé au dialogue (dont il est partisan). Car entre le peuple et l’État, s’interpose le travail, source première de ressources et condition principale de la vie en société. Le problème se pose donc pour les citoyens qui ne travaillent pas : les jeunes ( en particulier ceux qui ont de moins de 25 ans), les chômeurs, les retraités. Les sociétés qui sont à l’état de nature – ou qui veulent le rester – privilégie l’absence de secours ce qui impose le travail des enfants, la mendicité pour les chômeurs et la charité pour les vieux  avec la mort imminente au bout du chemin. On aura reconnu aussi bien  l’Inde qu'un pays comme les États-Unis d’Amérique.

mercredi 8 juillet 2020

A nous le corona sutra ! – Chronique du 9 juillet

Bonjour-bonjour

 

Vous avez 20 ans et vous êtes un peu émoustillé par la chaleur ambiante et par les soirées sur la plage. Vous êtes un garçon ou une fille et vous avez du bon sang chaud dans les veines : oui, mais on vous crie dessus ! Attention ! N’approche pas d’un(e) partenaire ! Tu risques de propager le covid’ – et ça même un chapi-chapo ne t’en préservera pas ! (1)

 

On a déjà compris que si les dance-floors ne doivent pas rouvrir avant septembre c’est bien pour éviter les frotti-frottas et les baisers profonds durant les slows. Quant à ce qui suit…

Bref, ne tournons pas autour du pot (sic) : le service de santé qui a concocté les gestes barrière a oublié (par pruderie ?) une annexe destinée aux préliminaires amoureux. 

Alors je vais me substituer au Professeur Salomon. 

- D’abord comprenez que ce qui risque de propager le virus c’est tout ce qui vient par la bouche et par le nez. Bien sûr, le port du masque n’est pas concevable dans une telle situation : il faut donc éviter rigoureusement les surfaces contaminées. Passez donc soigneusement le corps de votre copine au gel hydroalcoolique.  Elle en fera de même pour vous : voilà une précaution utile et qui peut en même temps prendre l’allure d’un jeu érotique bien venu dans ces préliminaires. Je précise que dans tout ce qui suit la réciproque fille-garçon est évidente, mais que je n’en parlerai pas pour ne pas alourdir cet exposé.

- Ensuite la précaution à prendre est de respecter le mètre de distance avec le visage du partenaire : son nez ou sa bouche risquent de produire des gouttelettes virales.

Prenez donc un mètre et marquez une ligne sur l’abdomen de votre chérie juste à 1 mètre de son visage : il s’agit d’une ligne de confinement au-dessus de laquelle vous allez vous efforcer de ne pas faire de bisous, ni rien qui implique votre bouche ou votre langue.

- Bien sûr les garçons vont protester qu’ils ne peuvent plus embrasser les seins de leur chérie. Moi, je dis : d’abord ce n’est pas sûr. A condition de prendre une amoureuse richement dotée par la nature, ils peuvent espérer happer un bout de ce précieux organe en dessous de la ligne de confinement. Et puis, les jeux érotiques supposent l’imagination et l’invention : je ne prétends pas m’y substituer.

 

Enfin, après les préliminaires, la suite : comment faire crac-crac sans se contaminer au covid’ ?

Là je me retire : il y a des gens qui se sont penché sur la question et qui ont rédigé un précis de « corona sutra » qu’ils ont publié et dont on possède une planche d’illustration – que voici :


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(1) « Chapi-chapo », titre d’un dessin animé pour les petits. C’est comme ça qu’une de mes amies appelait les préservatifs. 

mardi 7 juillet 2020

Bachelier covid’ – Chronique du 8 juillet


 

 

91,5% avant rattrapage : le bac covid’ fait-il mieux que celui de 68 ?  Je ne sais pas mais à voir le souvenir que son lointain ancêtre a laissé dans les mémoires, on peut supposer que celui-ci ne sera pas mal non plus.

C’était devenu en effet une habitude de ricaner lorsqu’on disait, dans les années 70 que tel jeune avait eu son bac, en demandant l’air innocent : « Pas en 68 quand même ? » ; et de fait il y a eu cette année-là des cancres qui se faisaient recaler chaque année et qui l’avaient obtenu … sur les barricades, comme on disait alors. 

Alors dites-moi, et vous ? Aviez-vous l’impression que le bac existait encore ? Que même des malheureux jeunes gens et jeunes filles sont en ce moment même entrain de potasser leur oral de rattrapage ? Tout le monde croyait que le covid’ avait déjà purement et simplement supprimé le bac 2020 – et ce qui est très intéressant, c’est que personne ne s’en était ému. Pourtant, j’ai encore en mémoire les cris effarouchés que des parents et des jeunes poussaient dès que le ministre parlait d’introduire un peu plus de contrôle continu. On criait alors à la rupture d’égalité, au « bac au rabais », à la recherche d’économie comptable – bref on reprochait au gouvernement de faire parler le tiroir-caisse avant d’écouter la longue et héroïque Histoire de la France dans laquelle le baccalauréat occupe une place essentielle entre Jeanne d’Arc et Victor Hugo.

Et voilà, il a suffi que le « chamboule-tout » de l’épidémie passe par là, pour que finalement on s’aperçoive que – non, le bac n’existe déjà plus, qu’il n’est qu’un point de passage obligé entre le lycée et les études suivantes et que jusque-là on faisait semblant d’y croire. D’ailleurs il y en a qui le savaient déjà : ce sont (par exemple) les profs de fac qui sont obligés de refaire ce que les profs de lycée n’ont pas réussi, comme d’apprendre à faire une dissertation quand on débute des études de philo.

 

Quant à moi, qui ne suis plus dans le coup mais qui l’a été longtemps, je me rappelle que du temps où j’étais prof je louais le bac uniquement parce qu’il me débarrassait du souci de décerner le diplôme à mes propres élèves. Certes il arrivait que certains soient mal jugés lors de l’examen, mais ce n’était rien comparé à la lourdeur de rapports avec des élèves à l’affût de la bonne note – sans parler de la concurrence entre profs supposés plus cléments ou plus sévères. Et ça on y a échappé cette année parce que le contrôle continu a été introduit après coup, sans que le sache au début. Mais on ne peut pas souhaiter une catastrophe semblable chaque année.

lundi 6 juillet 2020

You are fired ! – Chronique du 7 juillet

Nous voici avec un nouveau gouvernement. « Nouveau » : c’est le mot du jour. Ce qui est nouveau va dans le bon sens - « Plus vite, plus haut, plus loin » comme disait le baron de Coubertin à propos de l’effort sportif.

Or ça, nos ministres sont-ils comme des sportifs, dans le dépassement permanent ? Se sont-ils entrainés pour cela ? Ont-ils des coaches qui les ont préparés ?

 

Mais non ! On ne demande à personne de faire une telle chose, bien au contraire ! On a vu madame Bourguignon, en pleine séance de la commission d’enquête parlementaire qu’elle présidait, apprendre par son téléphone qu’elle était nommée ministre déléguée à l’Autonomie après du ministère de la santé. On glissera avec légèreté sur les nominations de Maitre Dupond-Moretti au poste de garde ses sceaux (alors qu’il venait de porter plainte contre des magistrats enquêteurs qui avaient utilisé des écoutes à l’encontre des avocats de Nicolas Sarkozy), et de Roselyne Bachelot qui était il y a seulement quelques années chroniqueuse-animatrice à la télé.

 

- Aujourd’hui, si l’on veut des ministres capables de passer la rampe des médias, mieux que des coaches ou des entraineurs sportifs, c’est à l’audimat qu’on doit faire confiance.

A l’heure où l’on parle de supprimer l’ENA, réputée porteuse de solidarités douteuses entre des élites coupées du terrain, on peut se dire en effet que, si l’on veut être au plus près des « vrais-gens » il mieux vaut rester dans la vie quotidienne, et prendre les personnalités en vogue et les mieux valorisées au test de popularité. Bien entendu, dès que ce test sera devenu défavorable, on n’aura plus qu’à changer la personnalité devenue impopulaire. Finalement l’émission de télé-réalité de Donald Trump, qui consistait à « virer » les candidats à l’embauche (1) était simplement prémonitoire.

Voilà l’idée du jour : créer une telle émission, et demander aux ministres de venir justifier devant un jury de téléspectateurs leur action, et quand ils ont raté leur crier « Fired ! ». On pourrait pour animer cela embaucher Donald Trump dès qu’il aura lui-même été viré en novembre prochain.

--> Amis Gilet-jaunistes, effacez sur vos gilets la mention « Macron-démission », c’est ringard et maintenant ça fait rigoler tout le monde. A la place écrivez « Macron : Fired » 

Ça c’est la classe. 

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(1) Il s’agit de The apprentice – en français "Qui décrochera le job?"