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lundi 9 février 2026

Saint-Valentin : offrez un sextoy – Chronique du 10 février

Bonjour-bonjour

 

La Saint-Valentin n’est plus ce qu’elle était. C’est ce que montre cette étude menée à Paris et publiée aujourd’hui : « À l’approche du 14 février, une étude exclusive révèle un basculement discret mais profond des imaginaires amoureux. Moins de chandelles, plus de liberté. Moins de symboles figés, davantage d’exploration intime. »

« Exploration intime… » Quésaco ? Lisons : « 55,7 % des Parisiens de 25-34 ans possèdent au moins un sextoy, contre 21,4 % chez les plus de 55 ans. Pourtant, tous âges confondus, Paris demeure plus réservée qu’on ne l’imagine : seulement 41,5 % des Parisiens déclarent posséder un sextoy. » 

Bien. Jusqu’ici, rien de surprenant : le tabou placé sur le désir et les pratiques sexuelles est allé voir ailleurs, et donc nous voilà dans un monde où la pornographie est « open-bar ». Mais alors qu’est-ce que cela a donc à voir avec la Saint-Valentin ? Car ne l’oublions pas, cette fête des amoureux célèbre plutôt la tendresse et l’extase des regards que les soubresauts de l’orgasme.


 

Dessin de Peynet


« Cette fracture générationnelle dit beaucoup d’un changement de rapport à l’intimité. Chez les Millennials (= Personne devenue adulte aux environs de l'an 2000), le romantisme ne se limite plus à la démonstration affective : il inclut l’audace, le dialogue autour des désirs et l’exploration consentie. La Saint-Valentin devient alors moins une célébration figée qu’un moment de reconnexion à soi et à l’autre. »

Dont acte. Nous voudrions néanmoins comprendre comment cette « reconnexion » s’effectue à la fois sur le plan du « romantisme » et sur celui de « l’érotisme ». Car c’est là que ça coince : jusqu’ici ces deux plans étaient conçus comme attachés à deux ambiances différentes, l’une du sentiment, l’autre de la passion charnelle ; et l’un pouvait succéder à l’autre mais jamais venir en même temps, au point que le garçon qui se serait risqué à dire lors d’une première rencontre à une jeune fille : « Je sens qu’on est fait l’un pour l’autre, mais permets une vérification : quelle est la marque de ton sextoy préféré ? »

Oui, voilà ce qui devrait être la réponse à notre étonnement : nous assistons à une normalisation des discussions autour de l’intimité, du plaisir et des fantasmes. Les mouvements féministes ont replacé le plaisir féminin au centre des débats. Certains y voient l’effet de la culture contemporaine qui fait soin de soi un sujet légitime. Car c’est aussi quelque chose de très nouveau : le plaisir sexuel est devenu un plaisir comme un autre, par exemple le plaisir gastronomique ou l’ivresse d’une attraction de fête foraine.

samedi 23 août 2025

En quoi le désir est-il un sujet écologique ? – Chronique du 24 aout

Bonjour-bonjour

 

Ça devait arriver : l’écologie et l’érotisme, cher à la culture des année-68, devaient fusionner, faire un enfant ensemble.

C’est chose faite depuis un certain temps sans qu’on le sache (du moins : moi). On trouvera une description détaillée de l'interview de Cy Lecerf Maulpoix et de Myriam Bahaffou publié ici par Reporterre) – article trop détaillé pour qu’il soit possible d’en faire la recension ici : chacun pourra le lire à loisir à l’adresse indiquée.

o-o-o

- Je voudrais quant à moi indiquer de quelle façon ce sujet m’est apparu décisif. Il s‘agit d’une conception du désir sans laquelle nulle théorie des enjeux érotique de l’écologie ne saurait avoir de sens. Il faut en effet concevoir l’écologie comme décrivant l’humain comme étant en lien avec le monde naturel, traversé par ses forces et nourrissant le désir de vivre cette union comme une jouissance.

--> Une définition du désir et de sa force érotique est alors nécessaire et je la retrouve chez Georges Bataille. Voyez plutôt de quelle façon le désir se définit chez lui, selon cet article :

« l'érotisme serait le désir de continuité de l'homme dans sa vie discontinue. Par continuité, Bataille entend le fait de se retrouver dans l'autre, de s'étendre à travers une autre personne que soi, de prolonger qui nous sommes dans l'autre ».

De même que cette définition éloigne l’érotisme de Bataille de sa version libertine, l’érotisme relié à l’écologie mis en jeu par ces mouvements écologiques refuse toute assimilation avec la pornographie – qui, outre une marchandisation fascisante du corps humain, soumet la jouissance à des règles culturellement définies.

Alors bien sûr il y a de l’excès dans cette théorie du rapport entre désir et écologie, comme de voir dans les actes de protection de l’environnement des actes d’amour en réponse à une excitation ressentie en présence du milieu naturel. Mais on peut aussi y trouver une nouvelle vision de cette relation à autrui qui efface les barrières et les différences avec eux comme l’occasion d’une pénétration « multiopérée ». Voyez plutôt cet appel de Myriam Bahaffou : « J’invite quant à moi à penser l’interdépendance comme un rapport réellement corporel, celui de la pénétration ; être pénétré·e de, c’est reconnaître que je suis composé·e d’autrui, c’est m’ouvrir à l’autre, c’est désacraliser la notion d’humain, de genre et de race, comme des « identités » fixes. » -.

Ça ouvre des horizons n’est-ce pas… mais ça invite aussi à voir les choses avec sérieux.

mardi 27 mai 2025

L’érotisme c’est là où le vêtement baille – Chronique du 28 mai 2025

Bonjour-bonjour

 

Vous connaissez la définition de l’érotisme donnée par Roland Barthe ?

La voici : « L'endroit le plus érotique d'un corps n'est-il pas là où le vêtement bâille ?... Celui de la peau qui scintille entre deux pièces (le pantalon et le tricot), entre deux bords (la chemise entrouverte, le gant et la manche) ; c'est ce scintillement même qui séduit, ou encore : la mise en scène d'une apparition-disparition. » Roland Barthes – Le plaisir du texte

Et maintenant la question est : de quelles dimensions les trous et les bâillements ? Juste des interstices, ou bien des vastes échancrures ? La question parait oiseuse, mais elle mérite d’être testée.

Car, voici la robe dans laquelle Jennifer Lopez est apparue aux derniers American Music Awards :

 

 

Robe que même Gala décrit comme « laissant peu de place à l’imagination ».

Et c’est bien vu : car ce qu’on veut, ce n’est pas « voir », mais « imaginer ». Or les appâts de Jennifer Lopez sont si bien exposés qu’il semble que sa robe ne soit là qui pour attirer le regard. Or, l’érotisme doit laisser place non seulement à l’imagination, mais également à la chance : saisir par chance le moment où l’échancrure se met à bailler- l’instant d’après, pfuittt ! plus rien. Madame Lopez parait moins comme le scintillement du désir mais comme un mannequin à mettre dans la vitrine.


On l’imagine avec ça planté dans les nichons :




lundi 12 juillet 2021

À Cannes : paillettes et porte-jarretelles sur tapi rouge – Chronique du 13 juillet 2021

 Bonjour-bonjour

 

Je lis ce matin le reportage de « New People » sur le tapi rouge du Festival de Cannes et je vois cette photo :

 

 


Léna Situations et Mélanie Thierry

 

Photo assortie de ce commentaire : « Mélanie Thierry a quant à elle brillé de mille feux grâce à une robe argentée, en forme de bustier qui a mis en avant le décolleté de l'actrice.

La youtubeuse Léna Situations (influenceuse) s'était mise sur son 31 ! Grâce à une robe solaire, très échancrée au niveau des jambes, la jeune femme a dévoilé sa magnifique silhouette. Grâce à son épaule dénudée, elle était hyper sexy ! »

Si je reproduis ce commentaire, ce n’est pas pour ricaner de sa platitude – après tout dire que l’une a un beau décolleté et l’autre une belle jambe, ce qu’on a déjà vu à moins d’être aveugle, ça permet aussi de développer le plaisir de voir nommées ces parties du corps féminin qui nous ravissent rien qu’à les regarder. 

Il s’agit plutôt pour moi d’interpeller les femmes, du moins celles d’entre elles qui s’enflamment de fureur dès qu’une image insiste trop complaisamment sur le corps féminin, semblant le livrer en pâture au désir des hommes : « Alors, parce que c’est le Festival de Cannes vous voilà sans réaction devant la marchandisation du corps des femmes, comme si la moindre des générosité était de montrer des échancrures abyssales, des décolletés sur le point de libérer leur précieux fardeau, des transparences qui ne semblent là que pour mieux montrer. Comment pouvez-vous fermer les yeux sur cet honteux étalage ? »

Faudrait-il donc admettre que ces exhibitions ne seraient évaluées que selon leur contexte ? Qu’il y a une « culture » cannoise qui permet aux femmes de stimuler la libido masculine sans se sentir humiliées ? Car alors ce n’est pas d’exhibition qu’il faudrait parler, comme nous l’avons dit imprudemment : il s’agirait plutôt d’une mise en scène où tout doit être pris ensemble : le tapis rouge, les robes soyeuses, les brillants qui scintillent dans les décolletés, et… les photographes ! Sans parler des couleurs, et des postures rappelant les magazines de luxe. 

--> Le luxe : c’est cela qui importe. La femme n’est considérée ici que comme un élément constitutif du luxe, avec sa silhouette qui jaillit de l’écrin de son fourreau : toute nue on aurait refusé de la montrer. Le corps des femmes n’est pas admis dans ce décor :  on se rappelle l’exhibition de Corine Masiero aux Césars : imaginez un peu ça sur le tapis rouge cannois ?!

 

L’érotisation du corps féminin ne fait pas scandale à Cannes parce qu’elle n’existe pas pour elle-même mais pour signaler le luxe dont elle constitue un élément ; avec la robe du soir, ajoutez la flute de champagne – et pour les messieurs, smoking, nœud papillon et Rolex au poignet. Reste qu’en devenant un pur objet, un artefact comme disent les savants, la femme renonce à son être véritable pour ne plus servir que de support à des rêves qu’on pourra en effet mettre sur le marché. 

Il semble que pour les féministes, être une icône de la grâce féminine, c’est mieux que de devenir un morceau de barbaque dans un film porno…

Dont acte.

jeudi 4 février 2021

Peau d’âne (ou = comment dégoûter les hommes) – Chronique du 5 février (2)

Re-bonjour,

Tout à l’heure je vous entretenais de la pauvre Peau d’âne qui voulait fuir l’union charnelle avec le roi son père. Pour cela elle avait imaginé se dissimuler sous la dépouille enlaidissante et repoussante d’un âne.

 

 

 Catherine Deneuve dans le film Peau d’âne de Jacques Demy (1970)

 

Elle cherchait ainsi à écarter les hommes et leurs désirs libidineux en se montrant sous un jour répugnant. On peut pour cela se transformer en âne, mais on n'a pas forcément ça sous la mains. J’ai entendu parler de jeunes femmes qui, pour éviter de subir les assauts de mâles en rut, portaient des garnitures périodiques maculées de mercurochrome. Pas sûr que ça marche…

D'ailleurs, le plus intéressant n’est pas de lister les petits trucs qui marcheraient dans de pareils cas, mais plutôt de réfléchir à ce qui peut disqualifier une femme devant l’homme qui la convoite : à quelle(s) condition(s) une femme peut-elle perdre son statut d’objet sexuel ? 

 

- Connaissez-vous sainte Wilgeforte ? Fille d’un roi païen du  IVème siècle cette jeune femme s’était secrètement convertie au culte chrétien. Lorsque son père voulut la marier à un roi païen, elle refusa et pria Dieu d’empêcher cette union. Dans la nuit une épaisse barbe noire lui couvrit le visage, si bien qu’en la voyant le roi de Sicile à qui elle était promise refusa cette union. Son père exigea alors que sa fille demande à son Dieu de lui redonner son visage habituel et qu’elle renonce au christianisme. Devant son refus, son père la fit crucifier à l’imitation de son Divin Epoux. (Lu ici)


 

Vous avez vu ? Ça, c’est imparable. Connaissez-vous un homme qui serait attiré par une femme à barbe ? Occasion de rappeler que l’érotisme peut certes s’accommoder de toutes sortes de particularités susceptibles de devenir des fantaisies pour fétichistes ; mais la barbe reste définitivement un attribut masculin.

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(Note du 18 mai 2022)

Je relis ce Post qui fut écrit avant l'exhibition de Corinne Masiero aux Césars où elle se dénuda complètement exhibant un corps marbré e rouge simulant des trainées de sang, et des tampons menstruels usagés en guise de pendants d'oreille.

Corinne Masiero a vérifié à cette occasion que l'érotisme obéissait à des règles très précises qu'il était facile de refuser.

samedi 19 décembre 2020

Réveillon de la saint-Sylvestre – 1ère.

Nous sommes chez Pauline et Julien, jeune couple (34 ans pour lui, 28 pour elle) ; ils sont tout seuls pour cette saint Sylvestre 2020, leur petite fille (2 ans) étant en vacances dans la grande maison de ses grands-parents (paternels) 

La soirée s’annonce chaude chez Mimine et Choupinet (ce sont leurs noms d’amoureux). La première bouteille de champagne a roulé sous la table du salon – vide. Julien vient de sortir un joli paquet cadeau pour Pauline.

 

- Oh ! Choupinet ! Un cadeau ? Mais moi je ne t’ai rien offert !

- Mais si tu vas m’offrir quelque chose Mimine. Simplement tu ne le sais pas encore.

- Qu’est-ce que tu dis ? Je n’y comprends rien.

- Tu vas comprendre : ouvre d’abord.

(Bruit de papier déchiré)

- Oh ? Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Un soutif rouge et noir ? Avec des plumes blanches dans le décolleté ?

- Regarde la suite Mimine

- Qu’est-ce qu’il y a aussi ? Une culotte noire lamée argent ! Plutôt décorative… Mais qu’est-ce que je vois ? Elle est ouverte à l’entrejambe ? C’est plutôt pratique pour faire pipi !

- Arrête Mimine ! J’ai trouvé ça chez « Nuit d’amour » tu sais la grande surface d’article érotiques. J’ai pensé que ça pourrait nous inspirer pour la nuit de folie qui va accompagner la nouvelle année. J’ai aussi acheté un flacon d’huile chauffante pour massages d’ambiance. Je sortirai ça tout à l’heure.

- Bon… Je vois… mais alors le cadeau que je suis supposée t’offrir, c’est moi ? Tu espères que chauffée à l’huile spéciale je vais faire exploser ma libido, pendant que la tienne va déborder sous l’effet de mon deux-pièces d’enfer ? 

Mais dis-donc qu’est-ce que je suis pour toi ? Une escort girl disponible pour tes fantasmes ? C’est comme ça que tu me vois ?

- Dis comme ça c’est vrai que ça parait chelou, Mimine. Mais attend un peu, quand on aura regardé quelques vidéos sur l’ordi, tu sentiras que ça monte sans même que tu y penses.

- Ah ! Parce qu’en plus tu veux me faire mater des pornos ? Mais tu sais bien que ça me dégoute ces machins-là !

- Pas forcément Mimine, rappelle-toi l’an dernier pour mon anniversaire… 

- C’est vrai, mais c’était la première fois ; maintenant je sais ce que c’est, et rien que d’y penser je n’ai plus qu’une envie, c’est d’aller me coucher – seule.

- Ce que tu es rabat-joie ! Mais dis-moi, comment penses-tu qu’on puisse se souhaiter la bonne année si ce n’est pas dans une débauche de désirs ? Comment oublier que l’année qui vient de passer risque de se prolonger l’an prochain ? Comme faire la fête à deux, à moins de déchainer les nos libidos ?

 

Comment ? Pour le savoir revenez demain … et les jours suivants.

dimanche 4 octobre 2020

Alors mesdemoiselles, ça baille ? – Chronique du 5 octobre

Bonjour-bonjour

 

Marlène Schiappa raconte (ici) un débat familial avec sa fille qui revendique le droit de s’habiller comme elle le veut pour aller en classe. Alors que Marlène Schiappa affirme qu’on doit se conformer aux habitudes vestimentaires en fonction des activités (au travail comme çi, en vacances comme ça), sa fille rétorque que ce contre quoi elle veut lutter, ce sont les discriminations dans les règlements intérieurs. En gros, on interdit un short aux filles, mais on n'interdit pas ce même short aux garçons, ce qui selon elle est du sexisme. Et d’ajouter que « l’indécence est dans les yeux de celui qui regarde ». Ceci expliquant cela, on peut dire que si les filles sont soumises à des règles vestimentaires plus strictes que les garçons, c’est parce ces derniers sont envahis par leurs hormones quand ils les reluquent. Or c’est cela qui est à la base du sexisme. 

Que penser de cet argument ?

Je ne connais qu’un texte qui répond directement à cette question, c’est celui de Merleau-Ponty, qu’on pourra lire ici. Je résume : l’impudeur consiste soit à être exposé sans défense au regard étranger, soit s’exposer à ce regard en vue de le fasciner. L’impudeur rentre donc dans une dialectique du rapport à autrui, subissant sous le regard de l’autre de devenir un objet ou lui imposant sa suprématie de sujet « fascinant ». (1)

Somme toute, la fille de Marlène Schiappa proclame qu’il y a une troisième solution, qui consiste à dire que quand on s’habille et qu’on se montre aux autres en sortant dans la rue ou allant au collège etc., ce n’est pas pour être regardée, ni pour subir la concupiscence des garçons, non – c’est que ça plait et c’est tout. Quand bien même il n’y aurait personne pour être vue, ça serait exactement pareil.

- Alors, il est vrai que les femmes ont le droit de réclamer de la part des hommes une neutralité de réaction, quand bien même leurs hormones feraient bouillir leur sang. Après tout, quand en été sur la plage ces messieurs côtoient des dames à poil – ou presque – ils savent bien garder leurs distances. Je suppose que quand Alain Finkielkraut proteste contre le crop top en disant que ça le déconcentre, il manifeste des émois de puceau. A quoi bon protester contre le voile islamique supposé répondre aux exigences de la décence et puis après se dire soumis à des pulsions irrépressibles ? 

- Par contre, je voudrais bien demander à la fille de Marlène Schiappa si elle peut me jurer – les yeux dans les yeux – qu’elle n’a pas l’intention de fasciner en s’habillant de façon pareille ?  Elle doit bien le savoir, le corps aperçu dans l’entrebâillement du vêtement, c’est ça qui est érotique. Tout le monde sait ça depuis Roland Barthes : « L'endroit le plus érotique d'un corps n'est-il pas là où le vêtement baille ? C'est l'intermittence qui est érotique : celle de la peau qui scintille entre deux pièces ; c'est le scintillement même qui séduit ou encore : la mise en scène d'une apparition /disparition ».



 

 

Alors, mesdemoiselles, ça baille ?

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(1) Dans la fin de son exposé, Merleau-Ponty reprend la dialectique du maitre et de l’esclave montrant l’aporie de cette fascination.