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vendredi 4 mars 2022

Et pendant ce temps, la vie continue – Chronique du 5 mars

Bonjour-bonjour

 

Malgré les abominations venues d’Ukraine, les villes assiégées, les centrales nucléaires bombardées, ignorant que nous sommes saturés de crainte et de colère, les évènements « habituels » continuent. Ainsi :

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi la fin du port du masque, sauf dans les transports, et la suspension du pass vaccinal à compter du 14 mars. 

Ça c’est une bonne nouvelle ! Plus de pass, plus de raison de bloquer le samedi après-midi pour manifester contre la dictature – On va pouvoir aller chez Ikéa pour repenser la déco du salon. Chic !

Toutefois des recombinants auraient été découverts dans plusieurs régions. C’est ainsi que18 séquences du recombinant "Deltacron" ont été détectées en France.

Ah, ça : mais alors les mesures de libéralisation sanitaire annoncées auraient-elles été prises seulement pour favoriser la candidature d’Emmanuel Macron ? Ce foutu virus pourrait-il revenir nous infecter en pleine guerre d’Ukraine ?

Le désormais candidat à la présidentielle Emmanuel Macron se met en scène dans une vidéo de campagne publiée ce vendredi 4 mars sur les réseaux sociaux.

Montrant avec désinvolture son insolente facilité, le Président a concocté une vidéo filmée durant la nuit le montrant en plein travail à l’Élysée. Montée et mise sur YouTube elle est en ligne dès ce matin. Fastoche ! 

Nouvelle condamnation pour Éric Zemmour. Le candidat d’extrême droite a été condamné, ce vendredi 4 mars, à verser un total de 70.000 euros aux plaignants pour “contrefaçon de droits d’auteur”. Dans son clip de campagne diffusé fin novembre, il avait utilisé des images de films sans autorisation.

Pendant ce temps la justice ne chôme pas : et voilà monsieur Z frappé au portefeuille. Obligation pour lui d’embaucher quelques oligarques de plus pour financer ses PV.

Dans le tournoi Xbox One, c’est Ryze Diablo, représentant du Stade de Reims qui l’a emporté face aux joueurs de l’Olympique de Marseille de Sebiinho.

Le Stade de Reims, champion de France d’un tournoi sur Xbox one ! Voilà qui va faire remonter le moral des citoyens.

 

Oui, la guerre peut continuer, on s’en bat les c***

mercredi 16 juin 2021

Tout désordre n’est qu’un ordre différent – Chronique du 17 juin

Bonjour-bonjour

 

Devant les risques de débordement des mesures de distance sociales et des précautions sanitaires, en raison de la canicule, de l'arrivée de l’été, de la fête de la musique – et n’oublions pas les matchs de foot – le gouvernement a décrété la suppression de l’obligation de porter le masque en extérieur ainsi que du couvre-feu. Certains y voient une mesure électorale ; d’autres y verront une mesure de prudence d’un exécutif impuissant devant les submersions observées ces jours-ci.

Oui, l’impuissance de l’exécutif saute aux yeux : depuis que les mesures barrières ont été imposées, impossible de les faire respecter lorsque qu'une foule entière décide d’y contrevenir. Un pauvre type qui traine après 23 heures un peu éméché, vous le coincez et il est bon pour raquer : 135 euros, cash ! Mais quand c’est toute une communauté (jeunes, supporters, fêtards, rockers, etc.) – et quand en plus on vote dans 3 jours (et aussi dans un an), alors on se méfie des retombées.

Toutefois, on certains parleront (et l’opposition n’y manquera pas) de reculade, de capitulation, de faiblesse indigne. Comment sauver ce « pragmatisme » qui a bien du mal à justifier ces décisions prises à la hâte ?

--> Consultons le philosophe de service pour savoir ce qu’il en pense ; sitôt questionné, vous l’entendrez, levant les yeux au ciel comme s’il écoutait les muses, dire en paraphrasant Cocteau : « Puisque ce chaos nous dépasse, feignons d’en être les organisateurs ». Autrement dit, ces désordres redoutés n’en seront plus dès lors que les règles qu’ils violent auront elles-mêmes disparu.

Mais alors cette mesure serait simplement cosmétique, poudre aux yeux pour faire oublier que, quand même, il y en a un qui se frotte les mains en apprenant la suppression de ces gestes barrières : c’est le virus (sic) ?

Avec un peu de chance, notre philosophe, s’il est dans un bon jour ajoutera : « Et alors ? Les stoïciens ne disaient-ils pas qu’il fallait suivre la nature ? Et que dit la nature ?  Qu’elle a tout prévu, et les virus et les anticorps : intervenir là-dedans c’est perturber la marche normale des choses.

Et puis, rappelez-vous Bergson pour qui la nature et l’intelligence ont deux façons différentes d’organiser le monde. L’ordre voulu par l’une est désordre en fonction des attentes de l’autre.

Et il ajoutait : « Tout désordre n’est qu’un ordre différent »

mercredi 2 décembre 2020

Les sports d’hiver : un besoin vital – Chronique du 3 décembre

Bonjour-bonjour

 

Le porte-parole des stations de skis a déclaré hier qu’il était indispensable de remettre en route les remontées mécaniques, ouvrant ainsi le domaine skiable des stations françaises. Cette décision aurait dû être actée non pas parce que c’était raisonnable du fait de la baisse des cas de covid en France, mais en raison du relatif désengorgement des hôpitaux. Par ailleurs, les services de soins aux blessés des régions alpines ont fait savoir qu’elles étaient fin prêtes à accueillir les accidentés des sports de glisse.

 

- On comprend ainsi pourquoi le cynisme, entendu comme le mépris de la bien-pensance  caractérise parfaitement l’attitude révélée par les représentants des stations de skis. C’est ainsi qu’on ne dit même plus aux clients : « Venez chez nous, sinon on fait faillite » ; mais plus simplement : « Venez chez nous ; vous allez peut-être attraper le covid, mais soyez rassuré : les services de réanimation pourront vous prendre en charge dans les meilleures conditions. »

Des propos presque similaires viennent des cliniques qui recollent les membres cassés : « Nos brancards et nos blocs opératoires sont fin-prêts ; venez vous casser la jambe dans notre station, les meilleurs soins vous sont garantis ! »

Bref : alors que vous, vous ne pensez qu’à votre plaisir et à l’exaltation de glisser à toute allure sur les pentes enneigées, les stations de sport d’hiver quant à elles pensent cyniquement à ce qui va venir après et qui ne porte pas spécialement la joie – mais qui est indispensable à leur équilibre financier.

- Dans le même temps, du côté des skieurs, c’est l’insouciance qui est le maitre mot de l’aventure des sports d’hier ; on ne veut pas voir l’épidémie et ses distributeurs d’oxygène ; oublier les jambes cassées et les tendons rompus ; et bien sûr, ne pas surveiller le niveau du compte en banque qui vire au rouge. Le skieur de décembre est prêt à tout sauf à se soucier des menaces qui pèsent sur ses loisirs. Car pour lui, les sports d’hiver sont tout sauf des loisirs. Il s’agit selon lui de satisfaire des besoins vitaux afin de reprendre goût à la vie, de recharger ses batteries en faisant le plein d’oxygène et de merveilleux paysages. Parlez-lui de la menace de covid, des risques qu’il va faire courir aux siens en leur apportant de virus délétère, vous allez le faire rire aux larmes – surtout si vous lui parlez de responsabilité et de citoyenneté.