dimanche 17 avril 2022

Touché-coulé – Chronique du 18 avril (1)

Bonjour-bonjour

 

Ce lundi de Pâques, jour férié, la presse est en sommeil : rien de nouveau à se mettre sous la dent, sauf à aller pêcher des commentaires qui font l’évènement, comme ceux qui ont été émis dans les rangs des partis eux-mêmes.

Exemple :

- Après avoir refusé de soutenir officiellement Valérie Pécresse, candidate Les Républicains, durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à appeler la droite au "rassemblement" derrière Emmanuel Macron. Un message aux airs d'appel à la recomposition politique qui provoque des turbulences. (Lire ici)

- Commentaire d’un député Les Républicains : « On ne pourra pas continuer tous ensemble dans le même bateau très longtemps » (Idem)

Filant la métaphore nautique, un autre parlementaire LR a ajouté : « Sur le Titanic, le capitaine part en dernier. Là, il veut monter sur le canot de sauvetage avec quelques VIP, sans se soucier des autres passagers » (Ibidem)

On devine que pas mal de rancœurs se déversent par ces images de naufrage. Car dans ces défaites, on est en présence d’un conflit bien connu : l’instinct de conservation qui entre en lutte avec le devoir d’agir pour les autres.

- La parade consiste à montrer qu’en sauvant sa peau on sauve du même coup le parti tout entier. Ce que prétend faire Nicolas Sarkozy, puisqu’en amarrant le parti gaulliste au rassemblement macronien il le maintiendrait à flot.

 

Vous, je ne sais pas, mais moi je suis frappé par la multiplication de ces métaphores nautiques. Ce qui laisse entendre que la situation de certains partis politiques se trouve complètement désespérée, comme le naufrage du Moskva, ce bateau amiral russe frappé par des missiles ukrainiens.

La question intéressante ici c’est de savoir qui a donc envoyé ces missiles destructeurs ?

Qui, sinon les électeurs eux-mêmes ?

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