Affichage des articles dont le libellé est propagande. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est propagande. Afficher tous les articles

vendredi 14 juin 2024

Les idéaux n’ont pas d’histoire – Chronique du 15 juin

 

 



Bonjour-bonjour

 

Parmi les choses que vous n’aviez pas vu venir ces temps-ci, il y a probablement le renouveau du « Front populaire » ou du moins de l’usage de cette formule.

- Les uns crient au détournement sacrilège de la formule qui évoque le combat livré en 36 par les ouvriers et la classe populaire dans son ensemble et qui de nos jours ne constitue qu’une opération de markéting ; les autres y voient au contraire un authentique sursaut populaire faisant appel aux mêmes mécanismes qu’en 1936.

- Je passe les analyses des historiens que vous trouverez aisément, par exemple ici. La question qui reste est de savoir si l’actuelle coalition électorale qui porte ce nom a des objectifs qui sont raccord avec ceux qui sont affichés par la gauche autrefois unie sous ce label.

- Le résumé du programme le laisse penser (mutatis mutandis) : « une politique de relance par la consommation, dont on espère la reprise de la production, la réduction de la thésaurisation et le retour de la croissance : « réduction de la semaine de travail sans réduction du salaire hebdomadaire », « plan de grand travaux d'utilité publique », création d'un « fonds national de chômage » et d'un régime de retraite pour les vieux travailleurs. À cela s'ajoute en matière agricole la mise en place d'un Office national des céréales destiné à régulariser le marché et lutter contre les spéculateurs. » (Article référencé) Les Gilets-jaunes ne sont pas loin ; leur échec non plus.

- Ensuite on peut se demander si le contexte de l’époque permet de faire une telle comparaison sans escroquerie historique.

Car en 36 la gauche était soumise à des contraintes qu’on ignore aujourd’hui : d’abord l’existence d’un PCF pour qui la coalition électorale constitue une trahison des idéaux révolutionnaires qui sont les leurs. Ensuite de l’existence de pays fascistes dont la menace se faisait de plus en plus sentir.


- Reste qu’en 1936 comme aujourd’hui, le peuple est prêt pour une immense espérance, prêt à croire que la misère peut disparaitre à condition de faire payer les riches ; et aussi (et surtout) que la fraternité entre gens du peuple est là, toute prête à rassembler tous ceux qui travaillent sans jamais pouvoir en vivre.

Karl Popper disait qu'un énoncé était métaphysique lorsqu'il ne pouvait être "falsifié" par les faits expérimentaux. De même on dirait qu'une lutte ne cesse pas d'être actuelle même lorsqu'elle a échoué dans son combat, parce qu'elle est animée par la quête d'un idéal.


- Quoi d’étonnant à voir les idéaux survivre à l’époque ? Ils n’ont pas d’histoire.

jeudi 2 mai 2024

C’est de la propagande ? Et alors ? – Chronique du 3 mai

Bonjour-bonjour

 

En Géorgie, une loi « russe » pour lutter contre… l’influence étrangère : il y a des vannes qui révèlent des vérités bien étranges. Ainsi du projet de loi géorgien contre « l’influence de l’étranger » qui met les foules dans les rues pour protester contre ce que certains voient comme un décalque de la loi qui, en Russie, permet au pouvoir de chasser du pays les ONG. « L'opposition et les manifestants dénoncent l'inspiration russe de cette loi. En Russie, en 2012, les parlementaires de la Douma avaient en effet adopté une loi comparable qui avait instauré un statut "d'agent de l'étranger"… Ce texte est "un décalque de la loi Poutine", assure sur France 24 la présidente pro-européenne de la Géorgie, Salomé Zourabichvili » (Lu ici)

 

L’idée qui se dégage de tout cela, c’est qu’en Géorgie il y a différentes façons de définir l’étranger. L’une rigoureuse, par la position extérieure à la frontière ; l’autre plus « politique » qui tient compte de l’influence déjà présente à l’intérieur du pays, comme par exemple celle d’un oligarque pro-russe qui dirige le principal parti d’opposition. Mais surtout on ne manquera pas de noter la ressemblance entre la Géorgie et l’Ukraine eu égard à l’attrait pour l’Europe (la Géorgie a obtenu récemment l’autorisation de demander l’adhésion à l’UE).

Les forces politique pro-russe ont beau utiliser une rhétorique nationaliste, la vérité est trop grosse pour rester cachée derrière ce cache-sexe riquiqui.

 

C’est de la propagande ? Oui, mais voilà : ça n’empêche pas le parti pro-russe d’être majoritaire et de disposer des voix nécessaires pour faire passer son projet. Et pourquoi est-il majoritaire ? Sans doute parce que nombre de Géorgiens ne sont pas du tout tentés par l’adhésion à l’Europe, tout comme en Ukraine le Donbass était avant même l’annexion par la Russie peuplé de gens qui souhaitaient rester sous l’influence russe.

Ne pas oublier que nous aussi nous fabriquons notre propre propagande, je veux dire celle qui répond à nos aspirations. La vérité politique, nous devons la dévoiler derrière nos propres préjugés.

jeudi 24 août 2023

Never surrender ! – Chronique du 25 aout

Bonjour-bonjour

 

Vous connaissez cette photo ? 


Il s’agit bien de la photo d’identité judicaire (le « mugshot ») prise hier à la prison d’Atlanta où Donald Trump a été enregistré comme détenu sous le registre « P01135809 » pour avoir tenté de manipuler les élections présidentielles de 2020. (Vu ici)


On remarque l’expression agressive de l’ancien Président : s’agit-il d’une réaction de colère spontanée ? Peut-être, mais pas seulement : car sur cette photo Trump a sans doute posé en pensant à l’usage qu’il allait en faire pour sa campagne du candidat-Trump, comme on le voit sur cette affichette : 

Voilà encore un tour de passe-passe réalisé par Donald Trump : faire de l’infamante photo d’identité-judiciaire une preuve à sa décharge lui permettant d’accuser « l’État-profond » de s’acharner à sa perte. Puisque cet homme est attaqué par la justice des Etats-Unis, il ne peut être qu’une victime : « le « deep state » aurait pour objectif « de détruire ou au minimum de bloquer la présidence de Trump » : il s’agit de montrer que le complot des démocrates est visible à travers les accusations qui accablent l’ancien Président. Tel est le message.


- On sait que ce procédé de retournement de situation qui transforme le coupable en victime et qui fait de la victime une criminelle est assez courant.

Sur le mode « Mes chaines accablent mes juges », on connait l’image de José Bové coupable du « démontage » du McDo de Millau.



C'était en 1999, mais pour José Bové la devise était déjà : Never surrender !

samedi 17 juin 2023

Le choc des symboles – Chronique du 18 juin

 

Epave de l'Admiral Graf Spee

 

Bonjour-bonjour

 

Ce que vous voyez là, c’est un aigle nazi en bronze repéché sur l’épave d’un destroyer allemand coulé au début de la guerre en 1939. Repéché il y a 17 ans, il attendait depuis une affectation nouvelle – elle vient d’être trouvée : cette figure de la violence et de la guerre va être fondu et servira à produire une nouvelle sculpture représentant... une colombe, le symbole de paix que chacun connait. (Lire le détail ici)

 

L’avantage avec cette histoire, c’est qu’elle correspond à une période historique ancienne dont le détail est bien connu : on sait qui sont les méchants, les violents, les barbares. Et on sait aussi qui sont les gentils, les victimes, les civilisés. Il n’y a donc aucun inconvénient à détruire (symboliquement) la représentation des premiers et à produire un nouveau symbole des seconds. Tout est bien classé, en ordre, connu.

Mais serions-nous capables de faire la même démarche pour des conflits plus récents ? Pour la guerre d’Algérie par exemple ? Ou pour celle du Vietnam ? Et pour l’Ukraine ? 

On voit alors que nos certitudes changent de nature : là où régnait la culture scientifique des historiens on ne retrouve que les clameurs des idéologies, des propagandistes et des politiques.

 

- Et encore : notre science, même historique est bien peu de chose pour évaluer chaque acte, chaque séquence chaque opération de ces guerres. Et puis avec quel étalon évaluer tout ça ? A ce compte-là, même les barbares nazis pourraient avoir leur chance au tribunal de l’incompétence humaine.

 

Mais il en va de l’histoire comme de toutes les choses humaines : jamais entièrement blanches comme la colombe, jamais tout à fait noires comme l’aigle (?), nous devons forcer la nature pour juger. Mais même au Jugement dernier la balance de saint Michel ne peut rester en équilibre : elle doit pencher d’un côté ou de l’autre.

dimanche 25 décembre 2022

Les chinois victimes d’un « rhume sévère » - Chronique du 26 décembre

Bonjour-bonjour

 

Loin de moi l’idée de rire du malheur des autres, en particulier de celui des chinois victimes d’une vague sans précédent de contamination au covid. En revanche, comment ne pas rire en voyant les contorsions désespérées de la censure pour trouver une cohérence entre les cris de victoires poussés, trois année durant, à propos de la politique « zéro covid », et l'obligation aujourd’hui de justifier sa suppression comme une décision de la sagesse du puissant président Xi Jinping – tout cela pour faire oublier que les chinois sont à présent livrés à eux-mêmes, sans soins, sans hôpitaux, sans secours, au déferlement du virus ? (Lire ici)

 

- Tout ce que les communicants du parti ont trouvé, c’est de dire que « la politique zéro Covid a effectivement démontré la supériorité du système socialiste chinois », ajoutant que son évolution est une « optimisation » permettant désormais de s’adapter aux nouveaux variants du virus tout en « donnant la priorité à la vie et à la santé du peuple ». Oui, vous avez bien lu : il s'agit de donner la priorité à "la vie et à la santé du peuple chinois" : là le rire s’étrangle dans ma gorge : ce sont des millions de morts qui sont passés à la trappe, comme s’ils n’étaient pas le prix que la Chine a accepté de payer pour parvenir à l’immunité face au virus.

Mais la mauvaise conscience ne se laisse pas étouffer comme ça : les restes de réseaux sociaux chinois ne laissent pas passer des annonces comme celle qui prétend que la mort de Wu Guanying, concepteur des mascottes des Jeux olympiques de Pékin de 2008, résulte d’un « rhume sévère » à l’âge de 67 ans. 

--> Lorsque les menteurs continuent de mentir dans l’indifférence générale parce que personne n’écoute plus leurs mensonges, alors la honte de leur propre impuissance est à son comble. Ne reste plus qu’à faire comme en Corée du Nord où le mot « covid » est interdit comme criminel.

mercredi 7 décembre 2022

Les faits sont têtus – Chronique du 8 décembre

Bonjour-bonjour

 

L’affirmation n’a pas fait vraiment la une des magasines, ni les premières des journaux télé, mais voilà, c’est fait : la Chine abandonne, de facto, sa politique zéro Covid.

C’est ce qu’on peut lire dans cet article, qui énumère les mesures abandonnées qui justifient ce jugement :

            - La première mesure établit que « les personnes infectées asymptomatiques et les cas légers qui peuvent être isolés à domicile le seront de manière générale ». et non dans des centres de quarantaine où elles ne bénéficiaient généralement d’aucun traitement, mais étaient isolées du reste de la population.

            - Par ailleurs, le pays va « réduire davantage la portée des tests à l’acide nucléique et en réduire la fréquence »

            - Autre changement majeur annoncé : les tests à grande échelle ne seront désormais plus menés que dans « les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite et les centres de travail à haut risque »

            - Et puis, « les écoles sans foyers de cas doivent continuer les cours normalement », selon les nouvelles règles. A Pékin, toutes les écoles ont été fermées mi-novembre à titre de précaution.

            - Enfin, il sera désormais possible de voyager d’une province à l’autre, sans avoir à présenter un test PCR négatif de moins de quarante-huit heures, et aucun test ne sera non plus exigé à l’arrivée. (Article référencé)

 

On a corrélé ces mesures à la vague de mécontentement qui a soulevé les foules aux quatre coins de la Chine. Effectivement, le pouvoir n’a pu se contenter comme d’habitude de la répression, parce qu’on a bien senti que la résistance nerveuse du peuple avait atteint un point d'exaspération ultime : il fallait plier.

Mais je note aussi que le déclin de l’économie chinoise imputable aux mesures du « zéro covid » est sans doute aussi largement responsable de ce retournement. Le Parti communiste chinois est toujours également assoiffé de pouvoir et de domination : Xi Jinping est, comme Mao, l’homme à qui tous doivent un culte et une reconnaissance indéfectible : cet homme ne peut avoir tort. La stratégie du zéro covid c’est lui, et donc son abandon ne peut être envisagé. C’est bien ce qu’on voit depuis maintenant bientôt 3 ans. 

- Oui, mais voilà : les faits sont têtus et le virus se moque bien de l’opinion du Président Xi : il se multiplie tant qu’on ne lui a pas opposé de barrières vaccinales, et le refus d’importer les vaccins occidentaux condamne la Chine à la paralysie, entraînant la mise à l’arrêt de pans entiers de l’économie. J’en conclus que, même si les cris de la rue n’avaient pas fait trembler les murs du bureau présidentiel, le déclin économique – qui se traduit soit dit en passant par une perte sèche pour les caciques du partis tous plus ou moins oligarques – aurait de toute façon contraint à ces mesures.

--> Lorsque l’idéologie prétend dicter au réel sa volonté, l’échec de celle-ci est le signe de l’idiotie des dirigeants. 

Un exemple ? En Chine, lors de la grande famine de 58-60, imputable aux mesures du Grand Bond en avant voulues par Mao Zédong, le parti communiste a prétendu obliger les paysans à semer le maïs en rangs plus serrés pour obtenir des récoltes plus abondantes : c’est bien sûr le contraire qui fut obtenu, l’écart insuffisant entre les rangs entrainant un défaut de lumière.


Un poème de Maurice Fombeure commence comme ça : Je stipule dit le Roi / Que les grelots de ma mule / Seront des grelots de bois. Suit ensuite toute la cour, chacun prétendant exiger du menuisier qu’il lui fasse des grelots dans des essences différentes. La dernière strophe dit ceci : Mais quand on appela le menuisier / Il n’avait que du merisier.

(Lire ici)

lundi 17 janvier 2022

2022 : une année de plomb – Chronique du 18 janvier

Bonjour-bonjour

 

Voilà une année qui sans surprise commence très mal.

Oh, je ne veux pas parler de l’épidémie qui semble avoir atteint son pic sans causer les ravages redoutés dans les hôpitaux ; ni de l’économie qui parait se redresser avec un chiffre de faillites au plus bas. Non – Je veux parler du déchainement à l’encontre de Jean-Michel Blanquer dont la présence à Ibiza lors de l’annonce qu’il fit le 2 janvier du protocole sanitaire pour la rentrée scolaire ... du lendemain indigne les réseaux sociaux et leurs relais politiques

La censure de ces réseaux à l’affût de stimulateurs d’indignation a été pour le moins  sans nuance : écoutons (ici) Yannick Jadot réclamant la démission du ministre de l’éducation : « Au lieu de préparer avec les enseignants et les parents d’élèves une rentrée sous Covid, le ministre organisait un coup médiatique les pieds dans le sable. Ce niveau de mépris et d’irresponsabilité n’est pas acceptable ». Plus sobrement Bastien Lachaud, un proche de Jean-Luc Mélenchon s’exclame « Qu’il dégage et qu’il y retourne ! ». Bref, on ne peut donc quand on est un homme d’État responsable prendre des décisions « les pieds dans le sable », cette faute étant incompatible non seulement avec le sérieux de leur contenu, mais encore avec la prolongation de la mission ministérielle. 

Pourquoi ne pourrait-on pas travailler sérieusement à Ibiza ? Ce lieu de villégiature doit-il être interdit aux responsables en charge de missions ministérielles ? N’irait-on à Ibiza que pour faire la fête et fumer des joints ? Non, bien sûr. Seulement la réputation de cet endroit suffit pour faire dire aux gens : « Voilà des personnes en charge de nos besoins les plus urgents et qui le font entre deux bamboches, encore dans la fumée des pétards. Comment peut-on nous mépriser à ce point ? »

 

- Ce mépris n’est-il pas plutôt celui de ces censeurs indifférents aux explications fournies, qui refusent de voir combien la personnalité du ministre est éloignée de cette réputation si vite faite, et qui lancent cette campagne opportuniste pour déstabiliser non pas un responsable du bien public mais un adversaire politique.

Je parle des années de plomb, allusion à une période tragique des pays occidentaux marquée par des violences politiques allant jusqu’au terrorisme. Bien entendu on n’en est pas là avec cette attaque médiatique. Toutefois il est bon de relier ce comportement avec celui d’extrémistes qui attaquent physiquement les élus et qui les menacent des pires sévices.

--------------------------

NB Les médias qui ont des archives bien faites n’ont pas tardé à ressortir la mésaventure de Jean-François Mattei ministre de la santé qui, durant la canicule de 2003, se montrait à la télé en chemisette pour commenter l’actualité depuis sa résidence de vacances. Un mépris qui était justifié par ses propos lénifiants expliquant que la situation était tranquille et sous contrôle de ses services, alors que les vieux mouraient déshydratés sur leur canapé devant la télé.

lundi 14 septembre 2020

Devons-nous faire confiance à ceux qui nous font peur ? – Chronique du 15 septembre

Bonjour-bonjour

 

Vous avez peut-être déjà vu ce spot de la prévention sanitaire destiné faire prendre conscience des dangers que l’on fait courir à nos ainés en ne tenant pas compte des distances-barrières. On y voit une gentille grand-mère toute heureuse se fêter son anniversaire avec ses petits enfants qui lui font tous la bise – et puis ça devient ça :

 



On a reproché à ce spot (mais il y en a eu d’autres identiques diffusés ailleurs, notamment en Espagne) de chercher à faire peur ; ce procédé serait suspect car le pouvoir chercherait à nous apeurer pour mieux nous contrôler, ce qui est son véritable but. Les dénonciateurs du masque-liberticide font le même raisonnement : l’épidémie est imaginaire, elle n’est qu’un instrument machiné par l’État qui cherche ainsi à reprendre en main son pouvoir après le choc des Gilets-jaunes (1). Et tout ça, selon la recette ancestrale, par la peur : peur des sorcières, peur du Diable, peur de l’omniscience de Big-Brother… 

Si on réfléchit un peu on trouve en effet que faire peur aux gens n’est pas un procédé responsable – pour le moins ce n’est pas de nature à réveiller les consciences citoyennes. Il existe d’ailleurs beaucoup d’autres spots plus « pédagogiques » destinés à expliquer pourquoi et comment il faut s’y prendre pour éviter la propagation de la maladie (on peut en trouver ici).

Il y a en effet une alternative à la peur : c’est la confiance. C’est ce que votre médecin fait lorsque vous le consultez : il vous explique votre maladie et comment la guérir. Et vous l’écoutez en toute confiance, parce que si vous êtes venu le voir c’est que justement vous croyez en lui. Mais bien sûr, si après qu’il vous ait dit quel régime vous deviez suivre, il apparaissait que vous ne le faisiez pas alors il pourrait vous décrire les complications effrayantes auxquelles vous pourriez vous exposer : « Monsieur Marin, si vous ne vous soumettez pas au régime, votre diabète va faire de vous un cul-de-jatte et un aveugle. C’est ça que vous voulez, monsieur Martin ? » 

Brrrr ! Faut-il lui retirer alors votre confiance ? C’est à vous de voir, mais je rappelle que devant la même alternative (confiance ou peur), Machiavel expliquait qu’il est beaucoup plus simple pour le Prince de gouverner par la terreur que par l’amour que lui porterait le peuple, parce que la peur est facile à susciter et que son effet est certain – ce qui n’est pas le cas de l’amour ni de la confiance.

On ne saurait mieux dire

---------------------

(1) On a aussi la dénonciation des laboratoires pharmaceutiques qui "inventent" l’épidémie grâce à leurs lobbies. L’opération s’effectue en vue des super-bénéfices attendus de la vaccination imposée par une épidémie imaginaire. Même le docteur Raoult s’en est fait le relai.