lundi 7 décembre 2020

Mauvais chiffres du Covid-19 : le déconfinement menacé ? – Chronique du 8 décembre

Bonjour-bonjour

 

Beaucoup d’entre vous, chers amis, sont au bord du breakdown. On vient de nous annoncer que le déconfinement promis pour le 15 décembre, avec réveillon à la clé, était remis en cause pour éviter le rebond de la propagation de la maladie encore intense ces jours-ci.

Car, outre Noël, ce sont les festivités du nouvel an qui sont dans le viseur : d’ici à ce qu’elles soient purement et simplement interdites, avec patrouilles policières qui sillonnent les rues et tirent des LBD sur les fenêtres d’où s’échappe de la musique, il n’y a pas loin.

Devant ce désespoir, des médias ont réagi en nous donnant des conseils de bon sens :

 

- « Ce que l'on peut conseiller aux gens qui vont voir leur famille, c'est de s'auto-confiner pendant les sept jours précédents et de faire un test juste avant », recommande la professeure Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis (APHP) interrogée par franceinfo. (Lu ici). 

- D’accord ? Point du tout parce que c’est une tout autre recommandation qui vient de France Inter : pour le biologiste Lionel Barrand « le test n'est pas en soi un passeport de contagiosité, et si on veut éviter de contaminer l'ensemble de la famille, premièrement il faut faire très attention les quinze jours avant, pour éviter d'être en phase d'incubation, donc contagieux. Ensuite, il faut faire attention au moment T, en famille, en évitant par exemple de s'embrasser." (Voir ici)


- Donc on sait que s’auto-confiner est une bonne idée : c'est déjà ça. Mais après il faudrait savoir si c’est pendant 7 jours ou pendant 15 jours ? Quant au test il n’est pas nécessaire selon le biologiste Lionnel Barrand : on est par définition négatif si on n’a côtoyé personne durant deux semaines. Par contre, il vaut mieux renoncer à s’embrasser et puis ensuite on enverra Papy-Mamie réveillonner dans la cuisine pendant que le reste de la famille festoie au salon.

Du coup on se met à douter : pourrons-nous fêter la fin de l’année avec plein de gens qui auraient un test négatif ? Hé bien non ! Pourquoi ? Parce que le décret est sans exception ni adaptation individuelle.

Alors, moi je vous propose une solution alternative : achetez une doudoune bien épaisse et allez réveillonner dehors, dans le jardin ou dans le square voisin. Veillez à ce que vos commensaux soient à peu près éparpillés dans la nature, et ne les embrassez pas pour leur souhaiter la bonne année. De toute façon, pour ce que ça a servi l’an dernier…

 

- Ah –  J’oubliais : BBQ et rosé sont autorisés.

dimanche 6 décembre 2020

Aux oubliettes, l'article 24 ! – Chronique du 7 décembre

Bonjour-bonjour

 

On apprend qu’une start-up londonienne a développé « Anonymous Camera », un logiciel qui floute automatiquement les visages et garantit l’anonymat. L’application, développée en partenariat avec un journaliste, utilise le « machine-learning » pour identifier les visages. (Lu ici). Une méthode pour renvoyer aux oubliettes l’article 24 ?

(Pour mémoire il s’agit du projet le loi de sécurité générale dont l’article 24 très discuté à l’époque interdisait la publication de photos permettant de reconnaître des membres des forces de l’ordre)

 

- C’est vrai, notre époque qui connait un développement sans précédent de la violence par médias interposés, se devait d’inventer un moyen de défense contre la haine et la volonté destructrice des réseaux sociaux. Cette barrière est le « floutage » des visages, tellement nécessaire qu’il devient automatisé aujourd’hui.

 


 Image fournie par une caméra automatique. La troisième option (à droite) est réservée aux talibans

Curieuse époque tout de même, qui invente des technologies hyper-sophistiquées pour photographier avec des détails extraordinaires de précision et expédier ces images à l’autre bout du monde le temps d’un battement de cil ; et qui se torture les méninges pour anéantir tout ça !

Un peut se dire qu’on est dans le cas de la « dialectique » de l’artillerie : un coup trop long ; et puis un coup trop court ; et enfin le coup au but. Mais, si on veut aller un peu plus loin, on notera surtout qu’il y a un rapport très étroit entre le développement technologique et celui de la civilisation – on pense à la poudre à canon peut servir pour des feux d’artifices comme pour les usages militaires qu’on connait. 

Cette idée qu’il faudrait réserver le savoir à ceux qui ont la sagesse est aussi vieille que la civilisation : n’oublions pas qu’elle anime les mouvements ésotériques, à commencer par la franc-maçonnerie.

 

Le smartphone réservé à ceux qui ont la sagesse nécessaire pour s’en servir de façon appropriée ? Pourquoi pas ? Mais est-ce ça ne risque pas de risque de fâcher ?

Pas tant que ça : rendons obligatoire le floutage automatique et mettons l’article 24 aux oubliettes.

samedi 5 décembre 2020

2020, la pire année de l’histoire ? – Chronique du 6 décembre


 


  

2020, la pire année de tous les temps, à « Une » du Times (à lire ici)

 

« Pandémie, décès de George Floyd ou contestations qui ont suivi l'élection américaine –récurrence de désastres écologiques » : jamais au cours de leur histoire les hommes n’ont eu à affronter pareille accumulation de maux. Telle est la constatation du Times, qu’il est facile de critiquer puisque plus personne ne peut témoigner des malheurs de la Grande Guerre, ni de la dépression de 1929, et presque plus personne les camps de concentration nazis.

En réalité, il faut avouer que, s’il est difficile de tenir l’année 2020 pour une année heureuse, on est bien obligé de dire que les maux qu’elle a produits ne sont pas nouveaux, qu’ils se sont répétés un bon nombre de fois dans le passé : l’année 2020 est une année banale. En témoigne cette déclaration de Stephanie Zacharek, une critique de cinéma : « Si 2020 était un film dystopique, vous auriez coupé le film au bout de 20 minutes, tant cette année, en plus d'être la pire de l'histoire, est tristement banale et fade ».

Cette contradiction de la banalité logée dans une année unique en son genre nous révèle peut-être une caractéristique de l’histoire humaine. Car, si les maux qui nous assaillent cette année sont les mêmes que ceux que l’humanité a dû affronter tout au long de son histoire, ils n’ont pour autant pas tous été ressentis de la même façon. Par exemple, si les catastrophes climatiques sont devenues extrêmement brutales, que savons-nous des modifications de la Nature au cours des glaciations – invasion des glaciers ou inc-versement fonte des glaces ? Comment les Néanderthaliens ont-ils jugé leur époque ? « L’année moins 55000 ? C’est vraiment une année de m*** ! »

Ce que nous révèlent les malheurs qui se sont abattus sur nous en cette année 2020, c’est qu’un évènement historique comporte deux faces : l’une constituée de faits objectifs, tels que manque de ressources alimentaire, épidémie, attaque hostile de peuples voisins, etc ; et l’autre de besoins spécifiques à chaque époque.

Là est la surprise : qu’est-ce qui, dans cette année 2020, nous a manqué le plus ? La présence des amis et des gens de notre environnement habituel ? Sans doute, mais rien ne nous autorise à croire que nous souffrons plus que nos aïeux qui ont dû un jour ou l’autre se trouver placés dans la même circonstance. On dirait la même chose à propos des autres ressources, comme les ressources énergétiques – sauf à en distinguer les moyens de communication numériques.

- Non, ce qu’il faut pointer c’est notre besoin absolu de sécurité, et j’ajouterai de la sécurité produite par la science humaine. Car si nous nous référons au passé nous verrons que la précarité de l’existence a été une constante si bien admise par tous, que chaque projet d’avenir devenait un souhait soumis au bon plaisir de Dieu : « Si Dieu le veut ». Mais du coup, si l’avenir était assujetti à un décret divin, on pouvait néanmoins obtenir de Sa toute-puissance un miracle permettant de continuer à vivre.

La science, quant à elle fait des merveilles, pas des miracles.

vendredi 4 décembre 2020

Vulnérabilité de l’homme – Chronique du 5 décembre

Bonjour-bonjour

 

 « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature … Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer. » Ah… Oui, Pascal avait raison, voyez ce péché d’orgueil qui nous pousse constamment à nous croire plus forts que la nature entière : elle n’a pas eu besoin d’inventer un nouveau déluge, mais seulement un virus qui ne fait même pas le millionième de l’épaisseur d’un cheveu. Et cela a suffi à nous terrasser et à nous renvoyer devant notre Créateur, à moins que nous ne soyons, pour le reste de notre vie, condamnés à rechercher un souffle disparu. 

Oui, nous ne sommes pas plus forts que des roseaux, et les œuvres que nous créons ne le sont pas non plus : les indicateurs de l’économie, désorganisée au moindre accident, plongent pendant qu’augmente la misère. Qui va nous consoler ?

« Mais quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien »

- Pour Pascal notre consolation vient de notre conscience : nous savons que nous allons mourir. Voilà notre science convoquée pour relever le défi : même si le virus peut nous tuer, nous savons pourquoi, même si nous ne savons pas encore comment le terrasser. Il est vrai que nous vivons dans l’espoir que la science, si lente à avouer qu’elle possède la vérité, soit plus prompte à produire le vaccin miracle qui nous débarrassera de ce cauchemar. Mais que penser de ce vaccin dont on ne sait même pas encore s’il saura bloquer la diffusion du virus. Après ça, pourquoi s’étonner que plus de 60% des gens refusent à l’avance de se faire vacciner ? Quel espoir conserver ?  Devons-nous, comme Pascal nous y invite espérer que Dieu nous pardonnera nos péchés – à commencer par le péché d’orgueil ?

 

Mais nous avons eu tort d’être pessimiste : le salut pourrait bien venir de la bourse : « En hausse pour la cinquième semaine d'affilée, le CAC 40 dépasse les 5.600 points » écrivent les Échos, qui sont d’ordinaire bien informés de ces questions. Et l’info de poursuivre : « /Aux États-Unis/ le déploiement de vaccins, qui devrait stimuler la demande à partir du début de l'année prochaine, devrait maintenir le taux de chômage inférieur à 5% [en 2021], avec des réembauches rapides limitant les effets négatifs à long terme sur le marché du travail. »

Notre économie est beaucoup plus « résiliente » que prévu, simplement parce que pour elle les peurs des bien-portants, les gémissements des malades et les pleurs des familles endeuillées n’existent pas : seuls comptent les producteurs et les consommateurs. Il est vrai que les politiques cachent cela derrière des déclarations humanistes du genre « Pour la première fois la société a choisi de protéger les plus faibles, quoiqu’il en coûte » : c'est ce qu'affirme notre Président. Mais croyez-vous que c’est avec un raisonnement comme celui-ci que le CAC grimpe au ciel ? Si les boursiers n’ont pas d’âme, ils ont un esprit logique pour lequel tout ce qui se produit dans un pays doit être interprété en termes de gains et de pertes financiers ; les humains suivront. « On ne va pas bloquer l’économie du pays pour sauver des vieillards qui de toute façon seront morts dans quelques mois » proclamait Bolsonaro à propos du confinement du Brésil.

Ce sont les populistes qu’il faut écouter, car pour une fois ce sont eux qui disent la vérité. 

jeudi 3 décembre 2020

Le Noël des confineurs – Chronique du 4 décembre

Bonjour-bonjour

 

Oui, vous avez bien lu : « Noël des confineurs » et pas « … des confiseurs ». Car la recommandation est tombée hier : à Noël il vous faudra réveillonner à 6 personnes maximum, sans compter les enfants (selon le ministère de l’éducation on peut estimer qu’on est enfant en dessous de 16 ans). Il y a peu (= le 23 novembre), je vous recommandais sur un mode ironique de vous procurer vite fait un appareil à raclette, bien suffisant pour 6 personnes. Il est vrai que le nouveau confinement a été marqué par une ruée sur le fromage à raclette, et je ne doute pas qu’aujourd’hui, black Friday, on va également assister à une ruée sur les appareils ad hoc. J’avais donc raison, mais l’essentiel n’est pas là ; il s’agit plutôt de réfléchir à cette question : à partir de combien de personnes le réveillon de noël est-il célébré dignement ?

Et aussi : à qui poser cette question ? Aux charcutiers-traiteurs ou à la Conférence épiscopale ?

Aujourd’hui les chrétiens traditionnalistes s’offusquent de cet amalgame qui à leurs yeux impose le profane au sein du sacré : la messe de minuit n’est plus qu’une formalité expédiée à la télévision, alors que le foie gras, les huitres et le champagne envahissent la table du réveillon. Il est vrai que la tradition montre aussi (voir ici) qu’un peu partout en France on avait, même au moyen-âge, l’habitude de faire bombance après la messe de minuit. Mais surtout on insiste de partout sur le fait que Noël est une fête familiale (à la différence du 31 décembre fêté d’avantage avec les amis) et qu’on ne peut arbitrairement en limiter l’effectif.

J’imagine le casse-tête des familles « recevantes » : 

« On est 2 ; on invite mes parents, ça fait 4 ; et tes parents : ça fait 6. Terminé ! Comment faire comprendre aux frères et aux sœurs qu’on ne peut les recevoir ? Ah si ! On peut faire venir les enfants sans les compter ? Avec nos enfants plus les cousins-cousines, ça va faire un peu plus d’ambiance famille.

Quoi ? Tes frères et mes sœurs vont râler ? Ils vont être sans enfants pour Noël, et ils trouvent ça plutôt déprimant ? Et alors ? Qu’ils regardent la messe de minuit à la télé : la nativité, ça va leur réchauffer le cœur ! »

mercredi 2 décembre 2020

Les sports d’hiver : un besoin vital – Chronique du 3 décembre

Bonjour-bonjour

 

Le porte-parole des stations de skis a déclaré hier qu’il était indispensable de remettre en route les remontées mécaniques, ouvrant ainsi le domaine skiable des stations françaises. Cette décision aurait dû être actée non pas parce que c’était raisonnable du fait de la baisse des cas de covid en France, mais en raison du relatif désengorgement des hôpitaux. Par ailleurs, les services de soins aux blessés des régions alpines ont fait savoir qu’elles étaient fin prêtes à accueillir les accidentés des sports de glisse.

 

- On comprend ainsi pourquoi le cynisme, entendu comme le mépris de la bien-pensance  caractérise parfaitement l’attitude révélée par les représentants des stations de skis. C’est ainsi qu’on ne dit même plus aux clients : « Venez chez nous, sinon on fait faillite » ; mais plus simplement : « Venez chez nous ; vous allez peut-être attraper le covid, mais soyez rassuré : les services de réanimation pourront vous prendre en charge dans les meilleures conditions. »

Des propos presque similaires viennent des cliniques qui recollent les membres cassés : « Nos brancards et nos blocs opératoires sont fin-prêts ; venez vous casser la jambe dans notre station, les meilleurs soins vous sont garantis ! »

Bref : alors que vous, vous ne pensez qu’à votre plaisir et à l’exaltation de glisser à toute allure sur les pentes enneigées, les stations de sport d’hiver quant à elles pensent cyniquement à ce qui va venir après et qui ne porte pas spécialement la joie – mais qui est indispensable à leur équilibre financier.

- Dans le même temps, du côté des skieurs, c’est l’insouciance qui est le maitre mot de l’aventure des sports d’hier ; on ne veut pas voir l’épidémie et ses distributeurs d’oxygène ; oublier les jambes cassées et les tendons rompus ; et bien sûr, ne pas surveiller le niveau du compte en banque qui vire au rouge. Le skieur de décembre est prêt à tout sauf à se soucier des menaces qui pèsent sur ses loisirs. Car pour lui, les sports d’hiver sont tout sauf des loisirs. Il s’agit selon lui de satisfaire des besoins vitaux afin de reprendre goût à la vie, de recharger ses batteries en faisant le plein d’oxygène et de merveilleux paysages. Parlez-lui de la menace de covid, des risques qu’il va faire courir aux siens en leur apportant de virus délétère, vous allez le faire rire aux larmes – surtout si vous lui parlez de responsabilité et de citoyenneté.

mardi 1 décembre 2020

Mort d’une sorcière ordinaire – Chronique du 2 décembre

Bonjour-bonjour

 

Aujourd’hui, 2 décembre, France musique consacre sa Matinale à Anne Sylvestre dont on apprenait la disparition hier. La mort d’Anne Sylvestre célébrée par un public restreint qui la pleure ; à comparer aux torrents de larmes occasionnés par la mort de Johnny Halliday : pour son enterrement il a fallu mobiliser l’église de la Madeleine, les Champs Élysées, et le chef de l’État. Ni plus ni moins.

Anne Sylvestre a eu sa vie durant un public réduit : allons-nous glorifier les élites qui encensent ces chanteurs qui osent dénoncer les ordures charriées par notre civilisation ? Et cracher sur ceux qui ne sont que des produits de la sous-culture et qui se permettent de déverser à profusion leurs misérables déchets dans des oreilles paresseuses ?

Pourquoi pas ? Mais n’oublions pas d’observer ce qui se révèle ainsi. Car Anne Sylvestre a été cataloguée comme compositrice de comptines pour petits enfants : on voulait bien la célébrer comme la chanteuse des Fabulettes, mais sûrement pas comme la créatrice d’« Une sorcière comme les autres » (comparer ceci et cela). C’est qu’en réalité, loin d’être une chanteuse pour élite, elle était une chanteuse pour femmes de combat, de celles qui n’acceptent pas la place que la tradition leur réservait alors – et qu’elle tâche de préserver encore aujourd’hui. 

On a offert à Anne Sylvestre la gloire de chanter pour nos poupons-chéris. Mais on se fermait les oreilles quand elle disait doucement mais crûment de quoi l’ordinaire des femmes qui les berçait était fait. A-t-elle eu le choix entre l’une ou l’autre de ces célébrités ? – Sûrement pas, car on a voulu choisir pour elle et on l’a fait

Mais elle aura sa revanche, car elle est de ces chanteuses dont on n’oublie pas l’œuvre et qui garderont dans l’avenir la renommée qu’on leur a refusée de leur vivant. En témoigne la vénération avec laquelle on évoque Barbara, tout comme Georges Brassens.

On raconte qu’Achille eut à choisir entre une vie longue et obscure et une vie courte et glorieuse. Vivant dans un monde où la gloire des armes était reconnue, il a choisi la gloire. On a refusé ce choix à Anne Sylvestre, mais qu’importe ? Elle a voulu vivre intensément son aspiration à un monde meilleur, sa gloire était là.

Sic transit gloria mundi : une gloire peut en cacher une autre.