jeudi 28 juin 2018

LES DÉPUTÉS SUPPRIMENT LE MOT « RACE » DE LA CONSTITUTION

Le mot « race » doit être retiré de l’article prévoyant que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
« Dire que la République assure l’égalité devant la loi sans distinction de races, ça signifierait qu’il y en a plusieurs. »
« Si on veut être fidèle à cette grande cause du quinquennat qui est l’égalité femmes-hommes, l’idée de dire que l’égalité devant la loi est assurée sans distinction de sexe pourrait être un rajout utile », a estimé M. Ferrand » (Lu ici)

Et si à vouloir tout dire on disait autre chose que ce qui était voulu ? Car si la loi a cette force  universelle sans la quelle elle ne serait pas, si du coup elle n’exclue personne et ne tolère personne qui soit au-dessus d’elle, alors chaque ajout est un affaiblissement. La loi assurant l’égalité de tous les citoyens, à quoi bon préciser qu’elle ne tient pas compte des différences de races, de sexe, de religion ? Ces différences à être citées donnent l’impression qu’elles sont suffisamment importantes, suffisamment constitutive des êtres pour que cela porte atteinte à leur citoyenneté. Et si on disait qu’il y a encore d’autres différences qui peuvent porter atteinte au droit de Cité, au point qu’il faille préciser encore que la loi les inclut malgré tout ?
-  Devant la loi, la République assure l’égalité de tous les citoyens … y compris des rouquins et des rouquines (Adrien Quatennens soupire de soulagement – Clémentine Autain aussi)
- Les joueurs de pétanque, les buveurs de pastis sont également doués des mêmes droits que tous les autres…
Etc…

Revenons aux choses sérieuses : c’est que le mot « race » fait terriblement peur, tout comme le mot « juif », « arabe » nègre » et d’autres encore. Pour moi j’en suis resté à Rabelais qui disait « Si les signes vous fâchent, Oh combien vous fâcheront les choses signifiées ».
Et puis, il y a en psychanalyse un concept très efficace : c’est celui de dénégation, qu’on définit ainsi : « Procédé par lequel le sujet, tout en formulant un de ses désirs, pensées, sentiments jusqu'ici refoulé, continue à s'en défendre en niant qu'il lui appartienne » (Laplanche et Pontalis 1967).

Il n’y a rien à ajouter.

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