jeudi 7 juin 2018

APRÈS 17 ANS DE DÉFICIT, LA SÉCURITÉ SOCIALE EN QUASI ÉQUILIBRE

« Cocorico! Le «trou de la Sécu» que les Français traînent comme un boulet depuis dix-sept ans pourrait bientôt n'être plus qu'un mauvais souvenir. La commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), qui s'est réunie mardi pour son traditionnel point à mi-année en présence d'Agnès Buzyn, la ministre de la Santé et des Solidarités, indique une amélioration inattendue. » (Lu ici)

Vous êtes comme moi : lors que vous entendez « Cocorico », vous imaginez que le France vient de marquer un but au Mondial ? Que nenni ! Il s’agit simplement de ne plus avoir de déficit dans les comptes de la Sécurité sociale.
Déception ? Pas forcément. Car après tout, arriver à faire ce que personne n’a réussi depuis 20 ans, c’est quand même plutôt intéressant. Bien sûr s’il s’agit simplement de combler un déficit en  faisant plus de rentrées fiscales et plus de taxes, il n’y a pas de quoi être fiers. Mais il y a aussi des progrès liés aux dépenses mieux contrôlées des soins et des médicaments. Et c’est là que nous, les usagers de la sécu de 2018 pouvons nous glorifier de porter aussi notre part dans le succès de ce redressement.
Car, qui donc fait des économies d’hospitalisation en quittant l’hôpital juste au sortir du bloc opératoire ? Qui donc, avançant d’un pas vacillant, l’abdomen à peine recousu, ne se sentirait pas un peu grandi de coûter si peu cher à la collectivité ?

Et Mamie ? Certes elle bougonne avec son pilulier qu’elle n’arrive plus à garnir tant ses médicaments changent tout le temps de nom, de présentation, de couleur, de forme… Mais grâce à tous ces génériques, certes très déroutants, elle peut se soigner – et si elle reste ainsi plus longtemps à la charge de la collectivité, du moins elle ne lui coûtera pas plus cher.
Et quand même : c’est ça qui compte.

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