Bonjour-bonjour
Depuis hier, on ne parle que de ça : Mister Taxman a déclenché la guerre des tarifs douaniers et le commerce international va connaitre une crise généralisée au terme de la quelle les consommateurs vont être obligés de réduire leur consommation quoiqu’il leur en coûte.
Ainsi, alors que nous avons réussi à grand coup de boucliers tarifaires à satisfaire notre boulimie de consommation d’énergie – mais aussi de biens manufacturés, voitures, télés, ordinateurs, écrans, etc. – Hé bien voilà qu’il va falloir nous serrer la ceinture. Tout ça va coûter si cher qu’il nous faudra attendre 20 ans avant de pouvoir changer notre voiture. Nos rues vont ressembler à celles de la Havane :
Résultat : moins d’émission de CO2, moins de déforestation, moins d’extraction super-polluantes – tout ce que nous n’avons pas su faire par raison, voilà que nous le ferons par incapacité matérielle. Le monde va mal ? Et alors ? Le Docteur Tant-mieux va pouvoir pavoiser, son cabinet va déborder de clients.
Pour une référence un peu plus relevée, rappelez-vous du Professeur Pangloss et de sa maxime demeurée célèbre : « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » qui figure dans Candide, le roman de Voltaire qui ridiculise l’optimisme du système de Leibniz. « Ridicule » avons-nous dit ? Oui, mais révélateur : tout ce qui pousse à la disparition de l’espèce humaine, éradiquée par ses propres méfaits, est bon pour la nature.
Une nature sans humains – voilà l’avenir radieux qui se profile.