Bonjour-bonjour
Christa Pike, aujourd’hui âgée de 50 ans, a survécu le 30 septembre, à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, avant d’être hospitalisée dans un état critique, sous assistance respiratoire.
Mais ce n’est pas tout : « Un de ses avocats, Randy Spivey a déclaré : « Lundi soir, nous pensions que Christa était en état de mort cérébrale et que les appareils la maintenant en vie allaient être retirés le lendemain. Mais mardi, à la grande surprise de tout le monde, y compris de moi et de son équipe juridique, ainsi que de l’équipe médicale, Christa s’est réveillée et a commencé à parler »
Reste que, selon Joel Zivot, anesthésiste engagé comme expert par la défense, il faudra des semaines, voire des mois, pour savoir comment elle se rétablira, et si elle recouvrera la capacité mentale requise pour que l’État puisse tenter de nouveau de l’exécuter. (Lu ici)
--> Oui, vous avez bien lu : « /Il faudra qu’elle retrouve sa/ capacité mentale /normale/ pour que l’État puisse tenter de nouveau de l’exécuter »
Et c’est là que l’incroyable cruauté des juges américains apparait : il n’est pas question (pour le moment du moins) de la gracier, mais seulement de lui permettre de récupérer toute sa lucidité avant de tenter de la mettre à mort à nouveau. Pour son supplice, il faut qu’elle voie la mort venir, que sa conscience angoissée en ressente totalement les affres.
Le Moyen-âge avait pour coutume de gracier les condamnés qui échappaient à leur exécution. C’était d’ailleurs dans la tradition de l’ordalie. « L'ordalie, ou « jugement de Dieu », était une forme de procès à caractère religieux, issue des coutumes franques mais probablement aussi de l'Ancien Testament qui consistait à soumettre un suspect à une épreuve potentiellement mortelle, dont l'issue, théoriquement déterminée par Dieu lui-même, permettait de conclure à la culpabilité ou à l’innocence dudit suspect. » (Art. Wiki)
- A cette époque Dieu était encore présent dans notre monde, prenant une part active à ses décisions. De nos jours le miracle du condamné survivant à son exécution, signe de Sa volonté de le gracier, se trouve semble-t-il bien présent dans l’échec d’une double tentative de mise à mort de Christa Pike. Pourquoi donc ne pas en tenir compte ?
La raison est claire : dès lors que la justice devient un organisme laïque, les lois obéissent à leur logique propre et non à celle de Dieu. Le pouvoir de grâce lui-même est déféré à une autorité profane, à savoir le Président de l’État fédéral, qui est le seul à le pouvoir, ce qu’il n’a à ce jour pas fait. Ce qui signifie que l’épreuve incroyable subie par Christa Pike n’est pas en soi une raison suffisante pour lui laisser la vie.
La prochaine fois, que les bourreaux américains utilisent la pendaison : les cas d’échecs y sont rares…

