Bonjour-bonjour
Une éclaircie d’optimisme dans ce monde de catastrophe : cet article intitulé : « La culture résout en années ce que l’évolution résout en générations ». Suit l’énumération des innovations technologiques qui permettent aux humains de résister aux catastrophes qui impactent l’humanité : « Le chauffage central supprime la pression de sélection liée au froid. Les lentilles de contact neutralisent le désavantage reproductif de la mauvaise vue. Les césariennes ont permis à des mères autrefois condamnées de survivre et d’avoir d’autres enfants ». Ce faisant, les innovations humaines suppriment la pression sélective qui aurait sélectionné certains gènes plutôt que d’autres.
Ce n’est pas une découverte. Sauf qu’à l’origine, avec le darwinisme social en particulier, la doctrine consistait à dire que la protection sociale des plus faibles risquait à terme d’affaiblir le groupe entier en permettant à des individus inaptes à la survie de se maintenir grâce aux protections sociales et de transmettre leurs gènes délétères aux générations suivantes. (Article Wikipédia)
Mais, au lieu de se lamenter en constatant que certaines faiblesses de notre génome sont maintenues dans l’espèce au lieu d’être éliminées, les auteurs posent d’abord la question centrale : « Qu’est-ce qui compte le plus pour l’avenir d’un individu — les gènes avec lesquels il naît, ou le pays dans lequel il vit ? ». Et de constater alors que si l’héritage culturel domine dans la survie des sociétés humaines, alors notre destin dépend de la force et de la capacité d’adaptation de nos institutions collectives — pas de nos gènes individuels.
L’optimisme affiché dans cet article repose donc sur la croyance en la capacité des sociétés à s’adapter aux possibilités offertes par l’évolution technologique.
Par exemple en maintenant en vie des vieux qui autrefois auraient laissé la place aux nouvelles générations qui de nos jours commencent à manquer de ressources.