Bonjour-bonjour
Suite au projet américain d’exécuter publiquement un homme (cf. Post d’hier), l’Église rappelle son opposition à toute mise à mort, y compris pour un motif judiciaire.
On rappelle que la peine de mort avait été autrefois justifiée pour son exemplarité : à ceux qui demandaient sa suppression, on répondait : « Que messieurs les assassins commencent »
Aujourd’hui le Pape rappelle que « La peine de mort est inadmissible car elle constitue une atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne » (Ici)
– L’origine du droit inconditionnel au respect (qui implique l’inviolabilité de la vie) est rappelée par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de 2000
On peut y lire : « La dignité humaine, c’est le fait que chaque personne a de la valeur et mérite le respect, simplement parce qu’elle est un être humain. Elle mérite un respect inconditionnel (sans conditions), peu importe son âge, son sexe, son état de santé physique ou mentale, sa condition sociale, sa religion ou son origine ethnique. » Qui ajoute cette en écho à Kant « Un être humain ne doit jamais être traité /seulement/ comme un objet ou un moyen. »
Insistons : « chaque personne a de la valeur et mérite le respect, simplement parce qu’elle est un être humain » (Lu ici)
--> Comme pour tout principe moral, le respect de l’Homme repose sur un principe premier qui est donc indémontrable, à savoir qu’il y a un droit qu’on ne fait rien pour mériter et que donc qu'on ne peut abolir par un démérite. C’est je crois cela que beaucoup refusent, parce qu’ils croient que le droit résulte d’un marché, « Je te donne ceci, donc je mérite cela ». Le respect de la vie est ce qu’on ne peut refuser, et il n’y a rien de plus à dire.




