Bonjour-bonjour
Voici venue la période où la vie politique française s’emballe et fonce tête baissée vers le mur des élections présidentielles : encore un an à attendre ! L’opinion publique tourne sur elle-même comme un taureau dans l’arène ne sachant qui élever aux nues, et qui précipiter dans l’enfer de l’oubli. En tout cas l’expérience passée montre que celui qui arrive en tête des sondages un an à l’avance est assuré de ne pas être élus.
Ne pourrait-on pas utiliser les sciences de l’opinion actuelles pour éviter cette période d’incertitude ?
Voyez par exemple cette émission de télé-réalité intitulée « Marié au premier regard ».
Le thème de l’émission est le suivant : « Dans Mariés au premier regard, les candidats se rencontrent le jour de leur mariage, avec l'assurance de deux experts qu'ils seront parfaitement compatibles avec leur moitié selon les résultats des tests qu'ils ont eu à passer. » (Voir ici)
Supposons un instant que ça marche : pourquoi ne pas appliquer ce principe aux élections françaises ? Il suffirait de réaliser des sondages assez perfectionnés portant à la fois sur les attentes des électeurs et sur les capacités des candidats. On ferait coïncider les deux listes et on déclarerait élu le candidat le mieux placé eu égard aux demandes des citoyens. Plus d’élections, qui d’ailleurs ne font la plupart du temps que confirmer les statistiques.
L’idée n’est pas nouvelle ; elle a toujours été repoussée comme indigne d’une démocratie où le vote est un engagement du citoyen à soutenir l’action des hommes qu’il a choisis. Au vu des résultats des élections (en particulier s’agissant des législatives) on se dit qu’une pareille solennité ne garantit vraiment rien.
Et puis, que risque-t-on ? Quand on voit ce que la démocratie a apporté aux américains qui ont choisi Donald Trump, on se dit qu’un peu de science n’aurait peut-être pas fait de mal.