Bonjour-bonjour
« Donald Trump a pris tout le monde de court. Il a signé dès mercredi soir, en plein dîner à Versailles, le protocole de paix avec l’Iran dans lequel Téhéran s’engage à rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz. Dans la foulée, le président iranien l’a également signé à distance. De quoi faire plaisir à l’Élysée. » (Lu ici)
- Vous avez vu ? Le protocole de paix avec l’Iran signé par Donald Trump à Versailles l’a été sur un coin de table, probablement entre la poire et le fromage. Après avoir chassé les miettes de pain du repas on met sur la table le document et Trump dégaine l’un de ses stylos « spécial-signature » et appose son paraphe alors qu’il est seul, sans la présence du chef de la diplomatie iranienne.
Et c’est ça qu’on considère comme un glorieux succès de la diplomatie française ? Mais que vaut une signature délivrée dans de telles conditions ? Sans être formaliste, on peut regretter l’absence de rigueur dans le protocole, laissant croire que cet acte hautement symbolique ait été décidé de façon impromptue, comme par fantaisie : « Tiens ! Et si je signais maintenant la paix avec l’Iran ? Ça ferait probablement le buzz – et ça serait bion pour moi ».
C’est que la diplomatie qui est habituée aux secrets des salles de réunions bien closes, fonctionne aujourd’hui avec toutes les portes ouvertes ; avec en outre des amplificateurs pour qu’on entende bien ce que les négociateurs sont censés se murmurer à l’oreille. Il faut avouer que la clarté des débats n’y gagne rien, mais ça a le mérite de mobiliser l’attention du public et – on l’espère – de gagner quelque points de satisfaction dans les sondages.
Car voilà la vérité : si Trump était assuré de gagner les « midterms » en bradant la bombe à l’Iran, il le ferait.