Bonjour-bonjour
La France est en panne ! Son moteur grippe, grince, cale. Le tiroir-caisse est coincé, c’est le chaos !
Comment une telle chose a-t-elle pu se produire ? N’avons-nous rien vu venir ? Pourquoi est-on resté impuissant pour désamorcer ces colères ? Et que faire pour empêcher qu’elles ne reviennent durant des mois saccager nos belles villes ?
Le problème parait ardu et pourtant il est beaucoup plus simple à résoudre qu’il n’y parait : il faut de L’ARGENT indispensable pour mettre du lubrifiant social là où ça bloque.
Solution simple en théorie seulement car, voyez-vous, de l’argent on n’en a pas.
Comment faire ? En théorie donc, c’est simple : il suffirait de produire d’avantage ; comme cela on vend plus et on encaisse plus de bénéfices. – Seulement ça ne marchera pas puisqu’il faudrait investir dans la machine productive, alors que tous nos sous passent dans le paiement des intérêts de la dette.
Les manifestants se récrient : « On ne veut plus entendre de tels arguments ! DE L’ARGENT il y en a, mais il va aux actionnaires. Il faut prendre là-dessus pour aider les plus pauvres d’entre nous » Autrement dit on prend aux riches pour donner aux pauvres, ou si vous préférez plus élégant, on modifie la répartition des richesses.
- Seulement voilà : les riches sont des oiseaux migrateurs et s’ils ont moins à picorer chez nous ils iront mettre leur argent ailleurs, là où le fisc est moins gourmand. Reste plus qu’à mettre une interdiction de sortir des capitaux du pays, comme le font les pays les plus pauvres… Allez voir les résultats.
- Que faire alors ? Vous pouvez toujours philosopher, ça au moins ça ne coûte rien – Par exemple dire que l’État n’est rien d’autre qu’un organisme qui serait là pour résoudre les problèmes de fin de mois. Ce qui n’est pas rien, j’en conviens ; mais je ne suis pas sûr ça marche encore comme ça aujourd’hui.





