Bonjour-bonjour
Suite à l’aller-retour éclair de dizaine de milliers de migrants venus du Maroc entrés illégalement à Ceuta, l’enclave espagnole en territoire africain, la désillusion des marocains est pleine d’instructions.
Car voilà : trompée par des fausses informations affirmant que la frontière était ouverte, une foule de jeunes marocains s’est ruée sur ce territoire, pensant y être accueilli correctement.
- Mais alors qu’ils pensaient être reçus favorablement dans un pays ayant ouvert ses frontières, ils n’ont subi que souffrance et racisme : « Ils nous ont maltraités, certains nous ont chassés avec des bâtons, ils étaient racistes, j'ai passé la nuit dans une forêt, un enfer ». (Témoignage à lire ici)
Un groupe de migrants retourne au Maroc depuis le centre d'accueil temporaire (CETI) en direction du poste-frontière, escorté par des soldats de l'infanterie espagnole, dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, le 2 août 2026. © HENRY NICHOLLS / AFP
En 2013 l’Allemagne avait ouvert ses frontières à des dizaines de milliers de syriens qui fuyaient la guerre civile dans leur pays. Seulement les espagnols de 2026 ne sont pas les allemands de 2013 : c’est la fureur et la violence qui attend aujourd'hui les migrants – surtout quand ils forment en cohorte qui effraie les habitants – que ce soit en Espagne ou ailleurs en Europe.
- C’est cette violence spontanée qui doit retenir l’attention : s’il n’y a pas eu plus de morts, c’est seulement parce que les marocains ont reflué rapidement. C’est d’ailleurs grâce à ce rejet que les partis populistes triomphent en ce moment.
- Une autre question doit être posée : nous autres européens, devons-nous accepter d’ouvrir nos frontières à ceux qui sont pauvres et qui veulent simplement l’être moins ? « C'est un rêve qui se brise » ont dit les milliers de Marocains renvoyés de Ceuta : n’est-ce pas une chance pour le pays hôte que d’accueillir des migrants qui rêvent de devenir riche ? Le rêve américain n’a-t-il pas contribué à enrichir toute l’Amérique ?