Bonjour-bonjour
Au lycée François Arago de Perpignan, « tout élève se présentant avec une tenue inappropriée ne sera pas autorisé à accéder à l’établissement ». Sont désormais proscrits les "dos nus", les "crop tops", les "shorts excessivement courts" et les "tongs". (Lire ici)
On l’a compris sont visées les tenues estivales plus spécialement portées par les jeunes filles, étant entendu qu’à part les tongs les garçons ne sont pas concernés.
Les motifs de cette interdiction restent un peu flous. On parle de tenues qui ne seraient pas « propices à la concentration ni à l’engagement dans le travail scolaire ». Autant dire que, nonobstant le sérieux des jeunes filles en question, l’effet de leur corps ainsi (dé)vêtu parait incompatible avec l’investissement des garçons (et des profs) qui travaillent avec elles.
- Occasion de revenir sur la question du vêtement féminin : objet de tabous particulièrement dans certaines religions (mais pas seulement) les femmes doivent soumettre leur aspect à une censure en raison des réactions sexuelles masculines. Car on l’a compris : la soi-disant « concentration » des hommes en présence de femmes exhibant des parties de leur anatomie auxquelles ils dont particulièrement sensibles n’est autre que le déclenchement instinctif dans leur cerveau de la commande « bander ». Point final.
Dit comme cela, ça parait brutal, mais ça met la justification des filles devant ses responsabilités. Car voilà : les femmes soumises à cette censure se récrient : elles réclament le droit à faire valoir leur beauté, leur bien-être : « Et si je ne me sens bien qu’en short et en crop-top, au nom de quoi devrais-je m’en priver ? »
Le débat est ouvert : peut-on ignorer les réactions physiologiques des hommes ? Doit-on en tenir compte ? Il est vrai que chaque été les hommes qui vont à la plage côtoient des quantités de femmes qui montrent leurs corps sans que jamais aucun des hommes présents n’y trouve une sollicitation insoutenable.
Est-ce donc une question d’éducation ? C’est ce que pensent les féministes qui arborent leur slogan « Protégez nos filles, éduquez vos fils ».
Et si chacun faisait un bout de chemin ? Que les hommes s’autocontrôlent en permanence, tandis que les femmes acceptent de limiter l’exhibition de leur beauté à une pression modérée.