lundi 27 avril 2026

Élu au premier regard – Chronique du 28 avril

Bonjour-bonjour

 

Voici venue la période où la vie politique française s’emballe et fonce tête baissée vers le mur des élections présidentielles : encore un an à attendre ! L’opinion publique tourne sur elle-même comme un taureau dans l’arène ne sachant qui élever aux nues, et qui précipiter dans l’enfer de l’oubli. En tout cas l’expérience passée montre que celui qui arrive en tête des sondages un an à l’avance est assuré de ne pas être élus.

 

Ne pourrait-on pas utiliser les sciences de l’opinion actuelles pour éviter cette période d’incertitude ?

Voyez par exemple cette émission de télé-réalité intitulée « Marié au premier regard ».

Le thème de l’émission est le suivant : « Dans Mariés au premier regard, les candidats se rencontrent le jour de leur mariage, avec l'assurance de deux experts qu'ils seront parfaitement compatibles avec leur moitié selon les résultats des tests qu'ils ont eu à passer. » (Voir ici)

Supposons un instant que ça marche : pourquoi ne pas appliquer ce principe aux élections françaises ? Il suffirait de réaliser des sondages assez perfectionnés portant à la fois sur les attentes des électeurs et sur les capacités des candidats. On ferait coïncider les deux listes et on déclarerait élu le candidat le mieux placé eu égard aux demandes des citoyens. Plus d’élections, qui d’ailleurs ne font la plupart du temps que confirmer les statistiques.

 

L’idée n’est pas nouvelle ; elle a toujours été repoussée comme indigne d’une démocratie où le vote est un engagement du citoyen à soutenir l’action des hommes qu’il a choisis. Au vu des résultats des élections (en particulier s’agissant des législatives) on se dit qu’une pareille solennité ne garantit vraiment rien.

Et puis, que risque-t-on ? Quand on voit ce que la démocratie a apporté aux américains qui ont choisi Donald Trump, on se dit qu’un peu de science n’aurait peut-être pas fait de mal.

samedi 18 avril 2026

Ils sont tout mignon – Chronique du 19 avril

Bonjour-bonjour

 

Vu sur une page des google-news cet apparentement suggestif :

 

 

Et on se dit « Bon sang, mais c’est bien sûr ! » Ce sont eux nos futurs chef-de-meute !

 


Depuis quelques jours on se demandait ce qui dans le nouveau couple formé par Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles pouvait bien nous faire sursauter.

Voici donc le nouveau « Couple alpha », formé par le mâle alpha et sa femelle – le couple reproducteur de la meute.

« C'est le mâle alpha de la meute, on le voit toujours avec sa femelle. Ils gardent toujours la queue en l'air, "pour mener la danse", ils sont le couple reproducteur. » précise l’article en question.

Nous voilà rassurés : Jordan n’est pas gay.

J’exagère ? Pas tant que ça : regardez comment, sur les réseaux des messages soupçonneux commençaient à se répandre : « Ce beau garçon, toujours célibataire : fait pour l’amour – mais avec qui ? ce ne serait pas un homo dissimulé ? »

Mais surtout – voilà ce dont nous avions besoin : un chef de meute, un personnage capable de réunir une harde toujours plus grande, par quelque procédé que ce soit, en copulant comme des bêtes ou en attirant par sa séduction. Et puis capable de donner du croc quand son troupeau est attaqué – à moins que ce ne soit simplement son leadership.

Tout, ça avec le glamour indispensable quand on veut pouvoir produire des images dorées 18 carats d’une pureté sans égale.

C'est bien, Jordan – bien joué mon petit. Juste ce qu’il fallait pour renvoyer Mémère s’occuper de ses chats.

lundi 13 avril 2026

Ingérence – Chronique du 14 avril

Bonjour-bonjour


Hier, j’ai entendu une info qui m’a fait frémir. Il ne s’agissait pas de nouveaux bombardements ni du décompte macabre des civils tués pour avoir eu le malheur d’être là où il ne fallait pas. Non. Il s’agissait d’une déclaration de Peter Magyar le nouveau premier ministre hongrois remerciant tous ceux qui l’ont aidé à gagner l’élection. Car en plus, il a remercié la Chine et la Russie d’avoir accepté sa désignation à le tête de la Hongrie. Oui, vous avez bien lu : le vainqueur d’une élection européenne reconnait qu’il n’a pu être élu qu’avec le consentement des pays étrangers que sont les russes et les chinois. 

- Et nous en 2027, aurons-nous de tels remerciements à formuler ? Aurons-nous perdu notre souveraineté à ce point ?

Oui si, comme la Hongrie à ce jour vis-à-vis de la Chine ou de la Russie, nous devrons notre existence uniquement à des subsides étrangères – européennes en l’occurrence. Car la souveraineté, ce n’est pas seulement une affaire de volonté, mais aussi de capacité à occuper les domaines où elle doit s’exercer. Et non pas en ayant une puissante armée à déployer le jour de la fête nationale ; en mettant du budget pour ouvrir des écoles pour les jeunes, des dispensaires pour les vieux et des routes pour circuler librement. Pendant ce temps les Chinois affichent leur bonté envers les pays africains en construisant dans certains pays amis des aéroports clinquants là où les avions ne viennent pas se poser.

Je m’attends à une campagne pour la Présidentielle de 2027 avec des extrême-droites disant : « Chers concitoyens et amis, la France a besoin de vous. Armez vous de volonté patriotique pour refouler hors du territoire sacré de la Patrie ces étrangers qui veulent profiter de votre dénuement pour acheter votre France – non seulement celle des châteaux ou des vignobles – mais aussi celle de vos entreprises et de votre collecte d’impôts. Debout, Français, tous unis contre le parti de l’Étranger ! »

Ceux qui parient sur l’existence d’un tel parti ont déjà perdu.

dimanche 12 avril 2026

Le Bouton rouge de la Maison Blanche – Chronique du 13 avril

Bonjour-bonjour

 

Dans l’actualité l’imprévu est encore à l’ordre du jour avec les décisions prises par le Président Américain : faire un blocus sur le détroit d’Ormuz : un blocus sur un blocus. Au lieu de rouvrir le passage – ce qui était l’objectif des négociations – le fermer encore plus qu’il ne l’était.

 

 

Le Président Trump menace d’envoyer en enfer les iraniens qui bloquent le détroit d’Ormuz


 

- On est tenté de voir ici le caprice de l’enfant qui est privé de son jouet et qui le brise pour empêcher quiconque de s’en emparer. Vrai ou faux, il n’empêche qu’à présent l’image d’un Président colérique et contre qui on évoque le 25èmeamendement – qui révoque le Président pour faiblesse cognitive – fait surface, portée par des sénateurs des deux partis.

- Revient alors en mémoire le fameux bouton rouge sur lequel il suffirait que le Président appuie pour déchainer le feu nucléaire. Un homme seul, maitre de l’apocalypse ? On n’y croyait pas vraiment. Et puis on découvre (cf. ici) le reportage du New-York Times à propos de la réunion entre le Président américain (et ses principaux conseiller) et Benjamin Netanyahu le 11 février. Ce qu’on apprend alors dépasse tout ce qu’on croyait possible : un Président influençable, qui accepte les plus invraisemblables arguments du Premier Ministre israélien, malgré les avertissements négatifs de ses conseillers ; les quels finissent par se ranger derrière l’homme finalement seul qui dirige le pays, prêts semble-t-il à obéir sans hésitation.

On vérifie ainsi l’exactitude du dicton « Tous délibèrent, un seul décide »

--> Il y a des fois où « ça fout les miquettes »

 

samedi 11 avril 2026

Création ex nihilo – Chronique du 12 avril

Bonjour-bonjour

 

Selon la physique quantique, le néant cache en réalité un bouillonnement chaotique invisible. « Une équipe internationale œuvrant au sein d’un puissant accélérateur de particules new-yorkais vient de transformer cette théorie mathématique en une réalité stupéfiante. En provoquant des collisions à très haute énergie, ces chercheurs ont assisté à un véritable miracle quantique : l’apparition spontanée de particules matérielles surgissant directement du vide. » (Lu ici)

 

 

Collisions de protons dans le collisionneur géant STAR

 

 Il s’agit bien de création de particules à partir du néant : l’étude du néant s’impose désormais comme la clé pour comprendre l’existence même de notre univers. (Art. cité)

 

Cette phrase pourrait bien paraitre un non-sens pour des philosophes : du néant on ne peut rien dire, étant donné qu’il n’est lui-même rien. Car, ou bien le néant n’est rien et on est en effet incapables d’en dire quoi que ce soit ; ou bien il est quelque chose et alors ce n’est plus du néant. On pourrait s’en tirer comme ça, en disant que le vide absolu n’existe pas, seuls existent des états de la matière que nous ne connaissons pas encore.

Seulement la physique quantique nous a habitués à des phénomènes aberrants selon notre logique et notre raison, comme l’action à distance dans le cas de la corrélation entre particules jumelles ou la superposition d’états, comme avec le chat de Schrödinger.

Ces phénomènes parfaitement incompréhensibles et pourtant avérés nous ont habitués peu à peu à croire que la raison ne suffit pas à comprendre la Nature et que les imaginations les plus délirantes peuvent avoir elles aussi raison.

--> Le grand collisionneur STAR ne vient-il pas de découvrir la présence de Dieu dans le monde ?

vendredi 10 avril 2026

Une double contrainte… bénéfique – Chronique du 10 avril (2)


 

Seconde Chronique-du-jour, lisez la première ci-après

 

Bonjour-bonjour

 

Hier, le discours du premier ministre a été d’une parfaite clarté :

La France est confrontée à un double problème :

- D’une part elle ne s’est pas suffisamment « électrifiée » - entendez qu’elle n’a pas encore converti ses besoins d’énergie en consommation d'électricité décarbonée.

- D’autre part, elle produit trop d’électricité d’origine nucléaire (donc décarbonée) : entendez qu’elle ne consomme pas assez d’électricité pour ses besoins courants.

Ces deux problèmes réunis donnent une solution assez simple : pousser les français à se chauffer « électrique » et à rouler « électrique ».

D’où les deux propositions du premier ministre hier :

- Interdire l’installation de chaudière à gaz dans les immeubles en construction à parti de fin de l’année ;

- Obtenir que la production de 2/3 des véhicules produits soit électriques en 2030.

Donc, dans le même temps on réduit la dépendance aux énergies fossiles et on résorbe la surproduction en alignant nos besoins sur nos capacité de production.

 

Ah… si tous les problèmes se résolvaient aussi facilement.

Imaginez :

- Trop de chômeurs ? Promettons-leur une solde mirobolante pour s’enrôler dans l’armée et envoyons-les se faire tuer rapidement sur des champ de bataille qui glorifient le France. 

- La France ne fait pas assez d’enfants ? Offrez une prime colossale pour la naissance de chaque enfant, et puis réduisez le remboursement des frais de soins pédiatrique – et si ça ne suffit pas, ajoutez des droits d’inscription dans les maternelles.

Laissez courir votre imagination, le filon est inépuisable.

La Princesse et le facho– Chronique du 11 mars (1)

 


 

(Première chronique-du-jour. Lisez la seconde ci-dessus)


Bonjour-bonjour

 

Vous les avez reconnus ? A droite, c’est Jordan le preux chevalier qui caracole en tête des sondages qui lui promettent d’entrer à l’Élysée en 2027 ; et puis à gauche, c’est Marie-Caroline de Bourbon des Deux-Siciles, héritière du trône du royaume des Deux-Siciles (dont le territoire s’étendait de Rome au sud de l’Italie), titre contesté par son oncle – mais qu’importe ? Même s’il y a de la guerre de succession dans l’air rien ne pourra empêcher Marie-Caroline d’être héritière de la famille de Bourbon-Sicile et, à ce titre, d’appartenir à la lignée capétienne.

Une capétienne Première dame de la France qui a coupé la tête de « Louis Capet » seizième du nom… Ça fait rêver n’est-ce pas ?

Franchement… En profiter pour ressortir la guillotine du placard ce n’est pas à la hauteur du débat. Car il s’agit plutôt de pointer la classe sociale du flirt de Jordan : une femme de la gentry européenne qui doit fréquenter tous les raouts de la haute société et dont on imagine la vie dans les palaces mondiaux. Après, quelle soit issue de la haute noblesse européenne, ça relève de la mythologie dont on s’est débarrassée à l’époque où en effet on raccourcissait le nom des nobles – le nom, mais pas que – et ça ne nous fait ni chaud ni froid.

Mais en attendant ce jour que certains espèrent tant de l’entrée de Jordan au Palais de l’Élysée, imaginons le roman que les gazettes vont composer pour décrire l’idylle entre un petit-fils d’un ouvrier turinois, si méritant et volontaire, et l’héritière d’un trône du royaume des Deux-Siciles.


« La princesse et le facho » pour reprendre le joli titre de l’Huma.