Bonjour-bonjour
C’est une doléance qui revient telle une litanie : il faut plus d’argent public ! Tout le monde réclame des subventions de l’État, à commencer par les plus actifs de tous, les pompiers, qui étaient hier chez le Ministre pour réclamer un financement revu à la hausse : « Les astreintes des pompiers volontaires sont payées 70 centimes d'euros de l'heure, c'est complètement fou », a dénoncé (ici) Stéphane Lessire, porte-parole du syndicat SUD pompier.
Si on fait la part des revendications fantaisistes, comme celle des écolos qui reprochent au gouvernement de ne pas avoir commandé plus de lunettes pour observer l’éclipse, on note ceci : il faudrait à la France un budget 4 à 5 fois plus conséquent si elle voulait maintenir les services de l’État à un niveau conforme aux exigences de notre époque. Ce qui est bien entendu impossible.
Ce constat opéré, il ne reste plus qu’à en tirer la conclusion : accepter d’avoir des services appauvris par rapport à ce qu’on avait précédemment, vivre comme si notre pays était comme le Portugal dans les années 2011-2014, lorsqu’il était sous la férule de la tutelle de la troïka menée par le Fonds monétaire international (FMI).
On imagine ? Les retraites : bloquées ; les remboursements sécu : rabotés, voire supprimés ; les indemnités chômage : limitées à quelques semaines, etc…
Dans le même temps, les armées afficheraient un budget obèse digne de Picsou.
Ce serait alors le moment de serrer les dents et consentir à tous les sacrifices pour revenir au défunt « modèle français », chantant comme le brésilien de la vie parisienne « Une autre fortune ou mourir ! »