samedi 22 août 2026

Libre choix de chronique le 23 aout

Si la prochaine campagne électorale pour la présidentielle de 2027 vous casse déjà les pieds, passez directement au Post ci-dessous qui vous invitera à philosopher sur l’orgasme féminin.

 


On n’est plus chez nous ! – Chronique du 23 aout

 

Bonjour-bonjour

 

Le glissement à droite de l’opinion publique s’accompagne d’un nationalisme exacerbé : trop de migrants, moins de maitrise de la production de nos médicaments, de nos poulets… La souveraineté nationale est mise à mal dans beaucoup de domaines y compris dans celui auquel on ne pense pas assez aujourd’hui : la dette.

La dette souveraine de la France est tout sauf souveraine : soumise aux aléas du taux d’emprunt exigé par le marché, elle met la France sous la coupe de cet « ennemi sans visage » que François Hollande dénonçait déjà en 2012.

Inutile de le dire : cette question va dominer les débats durant la campagne électorale de 2027, et c’est bien ce qu’a compris Jean-Luc Mélenchon qui propose de « mettre au frigo » une partie de la dette, posant au passage la question de la reprise en main démocratique de notre économie.

Pour comprendre le détail de cette opération, on se reportera à cet article. Reste que pour l’essentiel il ne s’agit pas de déclarer la dette en faillite, comme on prétendait le faire en 2020-2021, mais de la soustraire, via des procédés déjà existant, aux exigences du marché.

C’est sans doute cela qui va retenir l’attention : nous sommes soucieux de préserver notre souveraineté dans l’armement ou dans la production des médicaments. Mais nous le sommes beaucoup moins dès lors qu’il s’agit de nos financeurs. Or quiconque nous prête de l’argent a un pouvoir sur nous ; à un point tel que toutes les propositions des candidats à l’élection présidentielle vont être placées sous la tutelle des marchés financiers. C’est tellement vrai que l’Europe a mis en place l’Eurosystème : « Tant qu’un titre public figure au bilan de l’Eurosystème, il est soustrait aux arbitrages quotidiens des marchés … Il ne peut plus être vendu par des créanciers privés qui décideraient soudain que la politique d’un gouvernement suscite de vives inquiétudes ou est insuffisamment « crédible ». Cet emprunt ne participe plus de la même façon à la mécanique disciplinaire qui traduit des propositions politiques considérées comme insatisfaisantes pour les marchés obligataires en hausse de taux, puis en argument pour réduire la dépense publique de la main gauche de l’État. » (Article cité)

- Quel que soit le procédé mis en place pour financer la dette, ce souci de préserver les finances de la France des mouvements spéculatifs parait répondre à un besoin si fondamental qu’on s’étonne qu’il n’ait pas été mis au premier plan.


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L’orgasme prématuré féminin : jamais contente ! – Chronique du 23 aout

 

 


Bonjour-bonjour

 

Sous le titre : L’orgasme prématuré féminin : une réalité méconnue cet article souligne une réalité méconnue : celui des femmes qui ont un orgasme qui arrive avant qu’elles aient eu le temps de profiter des préliminaires, subissant une excitation tellement intense qu’elle devient difficile à gérer. De même que chez les hommes éjaculateurs précoces, les femmes éprouvent alors un décalage entre ce qu’elles aimeraient vivre et ce qui se produit réellement.

- Résultat : le plaisir n’est pas forcément au rendez-vous. La culture de la performance qui investit l’acte charnel a souvent pour effet de stimuler la production d’orgasme sans se soucier de la jouissance qui peut ne pas suivre. On nous conseille alors de réinventer la lenteur, de ne pas se déshabiller pour des caresses plus diffuses, de musarder dans des zones pas spécifiquement érogènes.

Mais en dehors de ces propos de sexologue, il y a sans doute une autre explication à la déception de l’orgasme prématuré féminin : celui de la perte de contrôle de son corps ; de même que chez l’homme éjaculateur précoce, tout se passe comme si le corps décidait tout seul de l’issue du rapport. Or, c’est là que la contradiction s’affiche. Alors même qu’on développe des trésors d’inventivité et de technique pour aider à la montée du désir, voilà qu'on bascule brutalement dans le déchainement du corps (au sens littéral) qui produit quelque chose d’inimaginable, d’indescriptible – à savoir l’orgasme.

Cet article décrit de manière scientifique tout le processus : lorsque s’enclenche la phase gérée par le « système sympathique », on est en pilotage automatique. La volonté ne peut s’y maintenir qu’en empêchant l’orgasme d’arriver à bon port.

Quand le plaisir devient jouissance, c’est le « lâcher prise » qui s’impose. Et pourtant on ne renonce pas au désir de tout contrôler.

vendredi 21 août 2026

Tout sauf Nigel Farage – Chronique du 22 aout

Bonjour-bonjour

 

Ce matin, je lis ceci : « Le politique d'extrême droite britannique Nigel Farage a remporté la législative partielle dans sa circonscription de Clacton-on-Sea, dans l'Essex, avec 63 pour cent des voix. Suite à des accusations de corruption, il avait choisi de renoncer à son mandat et de provoquer un scrutin anticipé. En signe de contestation, les grands partis ont toutefois refusé de présenter des candidats. Son seul rival de taille a donc été le "Count Binface" (alias Comte à tête de poubelle), incarné par le comique Jon Harvey » (Lu ici)

Suit la photo du personnage en question :

 


Les candidatures fantaisistes ne sont pas nouvelles (on se souvient de celle de Coluche à la présidentielle de 1981) : elles ont en général toujours le même ressort : prouver que le candidat « sérieux » est tellement déplorable que voter pour un candidat dérisoire devient une option intéressante.

Mais il arrive aussi que les électeurs s’emparent du projet et lui donnent une force imprévue :

« L'obstination du comique à 'tête de poubelle' a plu à la société britannique – les sondages nationaux commencent même à tenir compte de lui. »  On peut dire que le succès de Count Binface ne reflète pas seulement la position d'une partie considérable des Britanniques vis-à-vis de Nigel Farage, mais qu'il est aussi caractéristique du positionnement d'une partie de la population britannique vis-à-vis de la politique actuelle. 

Il ne s’agit donc pas seulement de dénoncer Nigel Farage : c’est la classe politique toute entière qui est visée. Le candidat de fantaisie devient alors une icône de la protestation « anti-système » qui vise le régime représentatif dans son ensemble. 

Au fond, ce ne sont pas des hommes qui sont contestés ; la victime de cette protestation, c’est la confiance dans ceux qui prétendent vouloir et penser comme s’ils étaient moi. Car au bout du compte, si je me range aux décisions prises par tel représentant démocratiquement élu, je dois faire comme si j’avais voulu moi-même ce qu’il décide. Le gel des pensions ? Oui, je le veux. L’éradication des migrants ? Oui, j’en suis. L’instauration d’un délit de blasphème ? Let it be.

Il y a un moment où ça coince….

jeudi 20 août 2026

L'ennui, un formidable levier pour la créativité – Chronique du 21 aout

Bonjour-bonjour

 

Bientôt la fin des vacances ? Ce n’est pas trop tôt, car voici l’ennui qui vient ronger vos jours, les allongeant démesurément.

 

 

Cette vendeuse dans un magasin de souvenirs moscovite semble s'ennuyer en attendant le client.(Article Wikipédia)

 

J’ai ce qu’il vous faut : voici un article qui fait l’éloge de l’ennui. Oui, de l’ennui qui vous vient pendant ces vacances, alors que rien ne vient meubler vos journées passées à ne rien faire, justement.

Les spécialistes de l’article consulté pointent l’activité du cerveau durant ces périodes paradoxalement considérées comme inactives : « Durant ces instants de vacance, le cerveau trie les informations accumulées, consolide la mémoire et laisse émerger de nouvelles idées créatives. » Autrement dit, exactement comme durant les phases de rêves, le cerveau se tourne vers lui-même et répare les failles venues de son activité habituelle. 

L’ennui serait donc un sentiment fallacieux, venu d’une triste coutume valorisant l’activité besogneuse, qui nous rend pénible cette auto régénération. Comme si en s’occupant de lui-même le cerveau trahissait sa fonction principale : accompagner notre attention à la vie. En réalité, c’est l’inverse qui se produit : par cette activité nous nous préparons à produire de nouveaux élans créateurs qui vont venir s’incruster dans la réalité.

 

Il faut donc distinguer la réalité et le ressenti. Alors que nous devrions nous réjouir de produire enfin quelque chose de directement utile pour nous, nous voilà à nous désoler de ne pas savoir mieux utiliser notre temps. N’est-ce pas là l’effet pernicieux de l’éducation que nous avons reçue et qui nous a habitués à ne nous préoccuper que de notre utilité sociale ?

A moins que l’ennui ne soit aussi l’expression d’un vide ressenti dans notre âme, quelque chose comme des enfants qui se lamentent : « J’m’ennuie ! ».

Johnny Hallyday chantait :« Qu’on me donne l’envie/L’envie d’avoir envie » L’homme qui s’ennuie a bien envie d’avoir envie ; mais ça ne le comble pas pour autant.

mercredi 19 août 2026

Grandeur et décadence de Shein – Chronique du 20 aout

Bonjour-bonjour

 

Voici l’info qui a retenu mon attention ce matin : « Il y a quatre ans, Shein était valorisé près de 100 milliards de dollars. Pour son introduction en Bourse à Hong Kong, les investisseurs ne seraient aujourd’hui plus prêts à mettre qu’environ 25 milliards. En quelques années, les trois quarts de sa valeur se sont donc envolés. » – Lu ici.

Là, je lève le nez de mon écran et je me dis « Voilà encore la preuve que l’argent a bien des propriétés magiques : capable de foisonner sans qu’on fasse le moindre effort ; et puis pfuittt ! il s’évapore, comme de l’air du pneu crevé. D’où lui vient donc cette propriété miraculeuse ? »

En fait, il n’y a rien de miraculeux : il s’agit d’un fait que Karl Marx signalait déjà de son temps : la concentration du capital. Si on oublie un instant que derrière tout ça il y a « l’homme aux écus », comme disait Marx, l’argent est comme l’animal qui veut se reproduire et cherche donc une femelle féconde. Il flaire, il recherche et dès qu’il a trouvé une occasion prometteuse il y va et ça fait crac-crac.

 


Il semble bien que Shein soit devenue une femelle pas attirante du tout. Rien que de très banal en effet. Quoi que... Un autre problème se pose : pourquoi Shein, après avoir fait des miracles en matière de profit en vient-elle à peiner aujourd’hui ? Ses algorithmes seraient-ils moins performants ? La fermeture du détroit d’Ormuz l’impacte-t-elle gravement ?

- Peut-être, mais pas seulement. Il se trouve que les pays européens, comme les Etats-Unis d’ailleurs, se sont décidés à taxer les produits venus de Chine comme sont taxés leurs propres produits. Et voilà que Shein doit investir davantage dans la logistique, construire des entrepôts et stocker une partie de ses marchandises au plus près des consommateurs. Shein compte déjà 18 entrepôts en Europe et développe notamment un immense centre logistique en Pologne.

Et voilà ce qu'il faut dire : Shein continue de vendre énormément, mais ses bénéfices ont fortement baissé : de 3,4 milliards de dollars en 2024 à un peu plus de 2 milliards l’an dernier.

 

Autrement dit, Shein continue de faire rôtir la planète avec ses vêtements qu’on jette au lieu de les laver pour les renouveler plus vite, mais ça ne rapporte plus de gros sous, et ça, voyez-vous, c’est ce qui va sauver notre planète de la désertification.

La meilleure et peut-être la seule mesure de sauvegarde du climat c’est la taxe. Oui, la taxe, selon la recette de Trump – qui aura découvert une arme terrifiante pour dompter le commerce international, qui prive les entreprises du profit, seul carburant qui les fasse flamber.

mardi 18 août 2026

Adieu, monsieur le professeur – Chronique du 19 aout

Bonjour-bonjour

 

Il y a des évènements qui me montrent combien les temps ont changé depuis que j’ai quitté de monde actif où j’étais professeur.

Par exemple, « de mon temps » les étudiants se battaient comme des chiens pour réussir un concours de recrutement de prof, que ce soit celui de professeur des écoles, du CAPES ou de l’Agrégation. Et une fois réussi leur concours, ils s’installaient dans leur nouvelle fonction et ne la quittaient qu’après avoir atteint l’âge de la retraite.

Or, j’apprends aujourd’hui qu’un tiers des nouveaux enseignants démissionne avant d’avoir atteint la cinquième année d’exercice.

 


« Pourquoi tant de départs précoces ? » interroge cet article. De mon temps on considérait que les faiblesses de la formation étaient contrebalancées par les avantages acquis telles les fameuses vacances - et quand même encore un peu le prestige de la fonction. C’était une époque, où personne n’aurait osé imaginé aller tabasser l’instit jugé responsable des mauvaises notes du petit. On sait ce qu’il en est aujourd’hui du statut de l’enseignant, mal apprécié par les parents souvent excédés par les avantages de la fonction : « Des gens qui travaillent 6 mois par an avec des semaines de 18 heures. »

Mais tout cela, ce n’est pas réellement nouveau. Une autre raison avancée pour expliquer ces abandons tient à la difficulté du métier, avec des élèves peu ou pas du tout disciplinés : « /Les jeunes enseignants déplorent qu’/une part croissante de leur énergie soit consacrée au maintien de l’ordre plutôt qu’à l’enseignement lui-même » (Art. cité) Là encore : rien de nouveau ; c’était même une des raisons pour la quelle j’ai sans cesse tenté de renouveler ma pratique afin de maintenir le groupe dans une recherche de réussite.

Non, rien de tout ça n’est suffisamment nouveau pour expliquer que les « avantages » du métier ne retienne pas plus les jeunes enseignants. La différence vient d’ailleurs : c’est la rémunération qui est de moins en moins conforme à l’attente des jeunes dotés d’un « bac plus 5 ». 

 

- Est-ce tout ? Pas sûr : car comment expliquer que la volonté de faire progresser des jeunes esprits dans la voie du savoir soit émoussée en moins de cinq ans au point de se laisser aller à démissionner ?  Je ne vois qu’une réponse : les écrans. Les smartphones qui permettent à des communautés de jeunes d’échanger leurs impressions durant les cours ou les moments réservés au travail et qui dévaluent l’enseignement du prof au point qu’il apparaisse comme une purge lorsqu’il faut l’avaler.

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P.S. Rien que pour la nostalgie, écoutons la chanson de Hugues Aufray

lundi 17 août 2026

Une psychanalyse du pyromane – Chronique du 18 aout

Bonjour-bonjour

 

Un des travers de notre époque est de trouver dans la pathologie l’origine de tous les comportements jugés répréhensibles. Ainsi de la lutte contre l’Islam transformée en islamophobie – et ces jours-ci des auteurs d’incendies volontaires jugés comme des pyromanes.

Pourtant, entre les motivations utilitaires qui usent du feu pour détruire des preuves ou pour venger une agression, et l’attirance obsessionnelle pour tous les moyens capables de mettre le feu, il y a une large plage de sens qui est négligée ici et qui a été éclairée par Gaston Bachelard avec sa « Psychanalyse du feu ».

Les psychologues estiment que l'acte d'allumer le feu répond à une nécessité interne de décharger une tension ou une angoisse profonde : en fait ils éclairent le « comment » sans évoquer le « pourquoi ». Bachelard, lui, explique par les mythes et les légendes que la fascination du feu répond à une aspiration au renouvellement. Il s'agirait d'aspirer à plus grand que soi, révélant ainsi une connotation spirituelle. On rappelle que le phénix se renouvelle par le feu, et que plus largement celui-ci est un élément sacré qui permet de purifier et régénérer tout ce qui existe.

Bachelard écrit aussi : « Le feu réchauffe et réconforte, il invite l’âme au repos. Il est le symbole du changement et du renouvellement. » ; à côté de l’incendiaire actif il existe aussi l’incendiaire passif, celui qui allume un feu pour le contempler.

La passion pour le feu n'est pas exclusivement une aspiration pour l’autodestruction mais elle a aussi une connotation spirituelle. Loin de l’acte pathologique, ce geste est le symbole la recherche de la lumière qui chasse l’obscurité, comme en témoigne ce tableau de Rembrandt montrant le philosophe en méditation :




dimanche 16 août 2026

L'obligation qui nous saisit au saut du lit – Chronique du 17 aout

Bonjour-bonjour

 

Avec ce blog j’ai la prétention de montrer comment un esprit intéressé par la philosophie réagit devant les évènements petits ou grands de l’actualité. Mais je trouve aujourd’hui une tâche bien plus importante : faire partager une pensée qui fonde une moralité à la dimension des défis de notre époque.

Car voici un article publié ces jours-ci qui, sans recourir à une technicité rébarbative, nous permet d’approcher un philosophe qui a réellement posé les données du problème que nous avons à résoudre.

- Il s’agit de Hans Jonas dont l’ouvrage « Le principe responsabilité » a été publié en 1991 dans sa traduction française.



Hans Jonas, philosophe allemand père du « Principe responsabilité ». DPA/ABACA



Cet ouvrage fonde l’obligation de l’éthique nouvelle de nous engager vis-à-vis des générations future : « Nous n’avons pas le droit de choisir le non-être des générations futures à cause de l’être de la génération actuelle » Cette obligation est fondée sur la valeur absolue de l’humanité, qui doit se protéger pour aujourd’hui, mais aussi pour les générations de demain.

Pour le dire plus simplement : « Ne compromets pas les conditions pour la survie indéfinie de l’humanité sur terre ». Vous aurez reconnu que l’obligation qui nous est faite n’est ni pour demain, ni pour après-demain, mais bien pour aujourd’hui – pour ce matin au saut du lit.

 

« Après nous, le déluge » aurait dit Louis XV parlant du dauphin le futur Louis XVI ; autrement dit, puisque l’avenir n’existe pas encore, inutile de nous en inquiéter. Mais avec Hans Jonas un nouveau principe surgit : la responsabilité peut précéder toute réciprocité.

 

Traduisons : nous restons libres de choisir de saccager la planète et de ruiner les espoirs de vie des hommes de demain ; mais nous ne pouvons le faire qu’en étant conscients que nous violons l’exigence morale qui est de les protéger en raison de leur vulnérabilité.

Cette obligation n’est pas une élucubrations intellectuelle : il s'agit de reconnaître que notre pouvoir sans précédent crée une responsabilité : plus nous pouvons agir sur l'avenir, plus nous sommes moralement responsables de cet avenir.

A partir de là Hans Jonas déroule les conséquences : tout ce qui existe mérite d’exister, qui fonde l’obligation se sauver la biodiversité.