Bonjour-bonjour
On sent monter l’odeur nauséabonde du racisme et l’affirmation de la suprématie de la « race blanche ». Au cœur de ces propos gît la certitude que chaque « espèce » est apparue dans la nature telle que nous la voyons aujourd’hui avec ses caractéristiques physiologique et ses prétendues qualités intrinsèques. Il y a l’homme et il y a l’animal – et entre les deux, rien du tout.
Ces propos supposent donc qu’il existe une limite très étroite mais aussi très étanche qui sépare les espèces et les genres. Ce qu’on va vérifier avec la question supposée embarrasser ceux qui refusent cette distinction, à savoir la question de la priorité de la poule et de l’œuf : qu’est-ce donc qui vient en premier ? Si c’est la poule d’où sort-elle puisque l’œuf n’existait pas lors de son apparition ? Si c’est l’œuf, qui donc la pondu ?
Des scientifiques ont accepté de formuler clairement le processus :
1 – Un ancêtre proche de la poule, mais génétiquement distinct, pond un œuf.
2 – Une mutation apparaît dans cet œuf.
3 – L'individu qui en naît présente pour la première fois les caractéristiques de la poule actuelle.
4 – Cet individu se reproduit, et la lignée se perpétue.
La poule n'a pas inventé l'œuf. Elle l'a hérité d'une longue lignée évolutive.
Plus encore : « L'évolution fonctionne par transformations progressives. Entre l'ancêtre sauvage et la poule d'aujourd'hui, des dizaines de générations successives ont modifié le patrimoine génétique, sans qu'aucune « première poule » soit apparue comme par magie » (Lu ici)
- Retenons la formule essentielle : il n’y a eu aucune « première poule ». Idem pour l’homme : où passe la limite entre l’homme et l’animal ? Cherchons les restes du 1er homme, l’Adam fondamental. On ne trouvera pas, parce qu’il n’existe pas. Il existe des intermédiaires entre l’homme actuel et les primates actuels, mais on les désigne par le terme d’Hominines, groupe qui réunit toutes les espèces qui ont concouru à l’évolution vers l’espèce humaine.
Au hasard de l’évolution il aurait pu se faire que l’une ou l’autre de ces sous-espèces donne naissance à un Adam fondateur de la lignée humaine. L’homo sapiens n’est autre que celui qui, au sein de cette famille a supplanté ses concurrents.
Et tant pis pour les philosophes qui veulent à tout prix découvrir des essences immuables.