Bonjour-bonjour
Il parait que les français sont nuls en économie, ce qui les rend vulnérables aux balivernes débitées par nos populistes. C’est peut-être moins vrai qu’on ne le croit, mais quand même : sommes-nous capables de faire la distinction entre « crise économique » et « crise financière » ?
Le Premier ministre nous donne l’occasion de faire la distinction avec cette déclaration concernant la dette publique : « L’année prochaine, à cause du contexte géopolitique qui pousse les taux d’intérêt à la hausse, le pays va devoir trouver 10 milliards d’euros supplémentaires » afin de faire face au remboursement des emprunts. » Voilà : ça c’est de la finance et les dix milliards annoncés, c’est bien du concret. Voilà qui est clair : circulez, y a rien à voir.
… Sauf que la question intéressante qui reste c’est bien celle de la répartition : déjà la distinction entre impôt et taxe, ça tous les français savent la faire, quand bien même ils auraient décroché avant la 3ème.
Par ailleurs, les retraités le savent aussi : si on remplace l’abattement de 10%, par un forfait, ils seront touchés s’ils ont plus de 20000 € de pension annuelle.
Mais après tout, qu’importe ? Que ce soit suite à une hausse des prix du carburant ou suite à une hausse des taux d’intérêt, les sous qui vont devoir être trouvés sortiront de la poche des français et c’est tout. Que ce soit avec une hausse des impôts ou des taxes, je m’en fiche royalement – au bout du compte, ce qui importe, c’est de savoir qui paye. Et là, aucune hésitation : les français sont fermes sur leurs bases : pas question que ce soit moi.
- Les philosophes se sont échinés à réfléchir sur la distinction entre le sujet et autrui. En fait c’est plus simple qu’on ne croit : ceux qui doivent payer, sont appelés « les autres » ; ceux qui réclament des subventions sont appelés « moi ».
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N.B. Une idée maligne : au lieu de prendre dans la poche des français, le gouvernement avisé peut choisir de ne pas y mettre ce qu'il était censé donner. Comme disait Colbert, "L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie de façon à obtenir le maximum de plumes avec le minimum de cris."