Bonjour-bonjour
Une victoire à la Pyrrhus, vous savez ce que c’est ? Non ? Qu’est-ce que vous faisiez pendant les cours d’histoire, bande de cancres ! Voilà maintenant que vous êtes décontenancé par la guerre des USA contre l’Iran, et vous vous demandez ce qui va sortir de cet étrange affrontement ? Si vous aviez été plus attentifs au collège, vous le sauriez, car vous auriez entendu parler des guerres qui ont déchiré la péninsule romaine vers 280 av. J-C entre Pyrrhus le roi d’Épire et les romains.
- Durant cet affrontement et bien qu’ayant vaincu ses adversaire, Pyrrhus déclara : « Encore une victoire comme celle-là et nous serons complètement défaits. » On conserva le souvenir de cette victoire sous le nom de « Victoire à la Pyrrhus », qui est une victoire obtenue au prix de pertes si lourdes pour le vainqueur qu'elle équivaut quasiment à une défaite. Une telle victoire annule tout sentiment de succès et compromet la situation à long terme du vainqueur. (Lire ici)
Eh bien voilà justement le sentiment que nous laisse la guerre que mènent les Américains contre les Iraniens : leur supériorité écrasante peut leur donner une victoire sans contestation sur le terrain, mais à quel prix ? S’ils doivent pour cela effondrer les marchés, ruiner les installations pétrolières de leurs alliés – et dont ils dépendent – à quoi leur servira d’avoir réduit en cendres leurs ennemis ? Car une victoire, c’est quand même quelque chose dont on tire profit : quel profit tirer d’un monde qu’il a fallu ruiner pour le dominer ?
Durant la guerre froide, on utilisait une autre métaphore pour décrire la situation des Occidentaux face aux soviétiques : comparés à deux prisonniers qui possèdent chacun une grenade à la main, mais qui sont enfermés dans une cellule de 9 mètres carrés.
- Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ?