Les nostalgiques de la célèbre 2CV Citroën devraient oublier leur mélancolie : la Deuch’ a une descendance.
Voyez plutôt :
1) Un élément de comparaison ? Le prix :
* à sa sortie en 1948 au Salon de Paris, la Citroën 2CV coûtait 228 000 anciens francs : il fallait 4 mois de smic pour acheter une 2cv.
* La Citroën Ami est disponible à l'achat à partir de 8 190 €, soit un peu moins de 6 mois de smic.
2) Un autre élément : à 70 ans d’écart, le même constat : chez Citroën on ne craint pas la laideur dès qu’il s’agit de véhicules à petits prix. Ainsi la célèbre 2 cv, qui n’avait sûrement pas le 1er prix d’esthétique automobile, avait du moins le mérite d’être compatible avec les ressources populaires, ce qui supposait l’adoption de solutions de carrossage qui prennent en compte d’avantage la fonctionnalité que l’esthétique. De nos jours, on notera que pour réduire les coûts de fabrication, l’AMI est conçue avec un minimum de pièces : les portières sont dessinées pour être symétriques, de sorte qu’elles ne connaissent ni droite ni gauche. Comme une porte de réfrigérateur les charnières et la fermeture sont interchangeables. Pratique mais qui fait ressembler la voiture à un pot de yaourt.
3) Reste une question : mettre ainsi l’accent sur l’économie au détriment de l’esthétique, est-ce un bon calcul ? Il y a quelques années, le constructeur indien Tata a inventé la Tata Nano qui fut un échec commercial. Il s’est dit à l’époque que les Indiens qui cherchaient à accéder à la voiture voulaient un modèle qui signale leur possession d’une voiture comme une promotion sociale ce qu’ils ne pouvaient pas espérer avec un modèle ouvertement bas de gamme.
Alors certes nous avons chez nous les Bobos qui s’enorgueillirait d’un tel profil.
Mais eux, ils en sont au vélo-cargo.