Bonjour-bonjour
Le rapport PISA consacré aux résultats scolaires dans les pays de l’OCDE entre 2015 et 2025 fait apparaitre une baisse de niveau généralisée, chose que la France a occultée trop occupée à se contempler elle-même dans ce désastre. Nous laisserons de côté cet aspect de la psychologie française pour nous consacrer aux explications fournies dans le rapport fourni par l’éducation nationale (consultable ici).
La révélation qui y est faite ne nous surprendra guère : cette baisse est corrélée, je cite : « à l’usage récréatif du numérique dans les établissements et les réseaux sociaux /qui/ ont de graves conséquences sur les résultats des élèves » C’est sans appel, ne croyez-vous pas ? Mais ce n’est pas tout : l’analyse présentée ajoute : « Dans les pays de l’OCDE, les élèves qui consacrent de deux à trois heures par jour aux loisirs numériques à l’école obtiennent, après prise en compte du milieu social, un score en sciences inférieur d’environ 24 points à celui des élèves qui y consacrent au plus une heure. » Avant d’ajouter : « À titre indicatif, une baisse de 20 à 30 points correspond à la perte d’une année scolaire. »
- Je sais bien que corrélation ne veut pas dire causalité. Mais qu’importe ? A supposer que l’usage du numérique ne soit pas la cause de cette perte de niveau, il n’en reste pas moins que la présence du numérique récréatif suffit à en prévoir l’existence.
Du reste on a quand même un début d’explication : le numérique n’est pas en soi cause de ce déficit ; c’est son usage dans un but récréatif – autrement dit les réseaux sociaux, les jeux et le scrolling. Voilà du temps de cerveau humain occupé à autre chose que l’apprentissage. Et avouez que c’est plus facile de mobiliser son cerveau pour des loisirs que pour faire l’effort d’apprendre.
Ça aurait pu arriver bien avant l’existence des écrans numériques ; mais voilà, avant eux nul moyen de passer autant de temps scolaire à jouer au lieu d’apprendre durant l’école. Car, voici ce qui apparait quand même décisif : c’est dans les établissements que cette occupation est observée ; ce qui ne tient bien sûr pas compte du temps passé hors des établissements scolaires sur les smartphones.
- La conclusion est sans appel : l’interdiction des smartphones durant le temps de collège et de lycée parait être une évidence et on s’étonne de la voir si tardivement appliquée.