samedi 22 mars 2025

Notre-Dame de Bétharram, nid de bourgeois – Chronique du 23 mars

Bonjour-bonjour

 

Ce qui gêne un peu, avec cette affaire de Notre-Dame de Bétharram, c’est que les bourgeois du lieu, qu’ils portent des noms à particule (Cf. art. cité) ou qu’ils soient des notables (cf. François Bayrou) – tous ont scolarisé leur progéniture dans cet établissement dont la réputation était pourtant déjà sulfureuse – violences, maltraitance voire même agressions sexuelles, tout cela faisait déjà la rumeur. 

 

La rumeur, oui – mais pas la réputation. Lisons cet extrait du Monde : « /Jusqu’à aujourd’hui/ l’établissement des Pyrénées-Atlantiques était une institution intouchable, avec une réputation établie, autant pour son taux de réussite au baccalauréat que pour sa rigueur et sa capacité à « redresser » les enfants jugés trop turbulents. Beaucoup venaient de très bonnes familles. De Pau à Bordeaux, en passant par le Pays basque, des notables de toute la région y ont envoyé leurs enfants, autant pour construire leurs réseaux que pour les confronter à une éducation à la dure. »

Bref lieu de redressement pour les enfants mal élevés, de réussite pour d’autres, et pour tous l’affiliation à l’association des « Anciens de Bétharram », lieu de reproduction sociale : l’Institution cochait toutes les cases de la parfaite boite privée. D’ailleurs on n’en parle pas, mais je suppose que les petits Bayrou et tous ceux de leur calibres n’étaient pas personnellement exposés aux sévices des pions.

Ce qu’on ne mesure pas c’est l’attractivité de ces établissements, qui surmonte tous les griefs qu’on peut leur faire. Quand on ne peut inscrire ses enfants dans ce genre d’Institution qu’à condition d’avoir été soi-même élève du lieu, on comprend que, si on entend certains reproches, du genre sélection des élèves qui ne tient pas compte de leur valeur, cela n’a pas beaucoup d’écho.

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