Bonjour-bonjour
Lundi dernier, lors d’un conseil municipal de la ville de Pau, François Bayrou, maire et président de la séance est accusé par certains conseillers d’être indigne de rester le maire de la ville pour avoir utilisé l’expression de « submersion migratoire » à propos de l’immigration en France. François Bayrou rétorque alors qu’il n’a jamais utilisé ces mots.
Indignation des opposants qui tous ont vu et entendu son interview diffusée sur LCI le 27 janvier où il déclarait : « Je pense que les apports étrangers sont positifs pour un peuple, à condition qu'ils ne dépassent pas une proportion /…/ Mais dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion, de ne plus reconnaître votre pays, les modes de vie ou la culture, dès cet instant-là vous avez rejet ».
C’est sans appel. Le Premier Ministre serait-il dans le déni, comme Donald Trump niant avoir dit que Zelensky était un dictateur ? Pas tout à fait. Car ce que monsieur Bayrou voulait dire c’était qu’il faisait état d’un sentiment et non d’une réalité. Ce n’est pas parce que vous avez l’impression d’être submergé que la submersion existe effectivement. Autrement dit ce serait un malentendu tout simplement.
Alors, faut-il tout dire pour être entendu ? Distinguer explicitement les niveaux sémantiques, différentier le niveau du sentiment de celui de la réalité ? Être lourdement pédagogique et faire comme si son interlocuteur était un benêt ou un attardé mental ? « Toi y-en-a compris ? »
Je dirai que là est sans doute la solution si l’on veut parer les attaques de l’opposition. Mais quelle lourdeur ! Rousseau disait : « Je n’écris pas pour ceux à qui il faut tout dire ». Quand on sait à quelles calomnies il a été exposé, on se dit que mal lui en a pris.
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