Bonjour-bonjour
L’édition 2025 du baromètre de l’esprit critique vient de sortir (voir ici) à point nommé pour contrebalancer l’effet désastreux de plusieurs études sur les jeunes générations montrant que leur capacité de concentration, de raisonnement, de résolution des problèmes et de traitement de l’information – ces critères qui composent notre définition de « l’intelligence » – se dégrade au fil des générations.
Comme on le voit cette étude va au-delà de l’esprit critique, mais celui-ci reste au centre de l’étude dont voici le résumé : « l’esprit critique est davantage associé par nos répondants (18-24 ans comparés aux 18-65 ans) aux humanités qu’aux sciences exactes ». Surprenant, n’est-ce pas ? Poursuivons la lecture : « Trois quarts des jeunes interrogés considèrent faire preuve d’esprit critique et quand on leur demande de nommer les disciplines qui ont contribué à forger cet esprit durant leur scolarité, ils citent prioritairement le français, l’histoire-géographie, la philosophie et seulement ensuite arrivent les sciences de la vie et de la terre, les mathématiques, la physique ou la chimie ».
Bien – le philosophe bombe le torse : l’enseignement de la philosophie tel qu’on le pratique en France laisse des traces positives dirait-on ? On peut en conclure qu’en France au moins les jeunes générations restent relativement imperméables aux campagnes de dénigrement des acquis scientifiques, comme il arrive aux USA avec les antivax et le déchainement de l’épidémie de rougeole au Texas.
Sauf que… Ces réponses situent la connaissance du projet de notre enseignement des sciences humaines et non les acquis réels qui en résultent. Quand on rapproche ces sondages des précédents concernant la concentration, le raisonnement, et le traitement de l’information, on se dit que nos jeunes ont capté le projet mais qu’ils ne sont probablement pas en état de le mettre en œuvre.
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