Bonjour-bonjour
Vous avez entendu l’appel de Raphaël Glucksmann ? Non ? Le voici : « Nous allons dire aux Américains qui ont choisi de basculer du côté des tyrans, aux Américains qui virent les chercheurs pour avoir fait preuve de liberté scientifique, "rendez-nous la Statue de la liberté. On vous en a fait cadeau, mais apparemment vous la méprisez. Alors elle sera très bien ici chez nous" » (Lu ici)
Propos polémiques sans plus ? Sûrement pas. Car il ne s’agit pas seulement de faire de l’effet avec une boutade. Il y a aussi au fond de cela la réelle angoisse : jusqu’où le gouvernement américain ira-t-il dans la suppression des libertés publiques ? On sait que non seulement il est en train de supprimer les subventions aux médias et aux associations destinés à diffuser les idées hostiles aux mouvements ultra-conservateurs, mais cela va à présent jusqu’à enrégimenter le vocabulaire autorisé dans les rapports officiels. On ne s’en prend au langage que quand tout le reste a déjà été pris.
C’est alors qu’on est pris de vertige : quel moyens l’Amérique a-t-elle de freiner cette descente au pays du totalitarisme ? Quelle différence y a-t-il entre l’Amérique de Trump et la Russie de Poutine ? Cette liberté qui jusqu’à maintenant éclairait le vieux monde, n’est-on pas en train d’éteindre son flambeau ?
- Il y a pire : quand J.D. Vance est venu faire à Munich son discours aux peuples européens, il a prétendu nous donner des leçons de liberté d’expression – permettant aux fachistes de tout poil de se répandre dans les médias.
Aujourd’hui, il faut ressortir Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté »
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