lundi 17 mars 2025

Une bonne fessée, ça leur fait du bien – Chronique du 18 mars (2)

Bonjour-bonjour

 

On peut relire aujourd’hui l’enquête publiée en novembre dernier réalisée par Ixchel Delaporte et Rémi Bénichou sur un « village pour enfants », devenu centre d’accueil puis établissement scolaire, tenu par des catholiques ultras. C’était à Riaumont, près de Liévin où les enfants étaient exploités, maltraités, violés. Le scandale a duré plus de soixante ans, mais ce n’est qu’aujourd’hui, après la dénonciation des maltraitances de Notre-Dame de Bétharram, qu'on y prête attention.

Le scandale est donc double : d’une part qu’il y ait eu des adultes responsables d’enfants qui les aient utilisés pour assouvir leurs penchants sadiques – et aussi leur libido déréglée. Mais également que tant de gens « normaux » l’aient su et se soient tus.

On parle d’«omerta », on spécule sur des menaces subies et sur des incrédulités liées à la puissance et à la respectabilité des instituts en question. Mais on oublie un peu facilement que, jusqu'à une époque très récente, les violences sur les enfants étaient considérées avec bienveillance, et parfois même comme un procédé éducatif indispensable.

Alors certes, la célèbre comtesse de Ségur dénonce les fessées infligées à la petite Sophie

 


Madame Fichini bat Sophie sans pitié

Mais, baste ! C’était juste un peu excessif : une bonne fessée au moment voulu, on pensait "voilà ce qui a toujours aidé les jeunes à comprendre où était le droit chemin". Les lieux d’éducation étaient associés à des claques et des fessées, et tout le monde l’acceptait parce que tout le monde en faisait autant. Demandez à la génération des boomers comment ils ont élevé leurs enfants. 

On en fait un drame aujourd’hui, au point de menacer François Bayrou de démission pour avoir négligé les informations venues de Bétharram. Mais on a complètement oublié le moment où lui-même met une claque à un enfant qui est entrain de lui faire les poches (c’était en 2002, voir ici)

--------------------

N.B. Je ne suis pas en train de dire que battre les enfants soit un bon procédé éducatif. Mais simplement qu'on l'a cru jusqu'à une époque très récente et qu'on doit comprendre les évènement passés à la lumière de ces habitudes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire