Bonjour-bonjour
À Djedda l’Amérique obtient ce qu’elle demandait à l’Ukraine de façon insistante au moyen des coupes dans l’aide militaire, soit : un cessez-le-feu de 30 jours et des promesses sur l’exploitation minière. Bravo !
Mais alors, qu’est-ce qu’on avait à crier à la trahison ? Le Président Trump a juste fait comme n’importe qui en faisant œuvre de pragmatisme faisant expérimenter à Volodymyr Zelenski une guerre sans le soutien américain. C’est ainsi que l’Inquisition obtint la rétractation de Galilée : en lui montrant les instruments de torture qui allaient lui être appliqués en cas de refus.
On l’a dit : tout ça c’est du pragmatisme – ni plus ni moins.
Cette attitude pragmatique est définie par nos dictionnaires ainsi : attitude d'une personne qui ne se soucie que d'efficacité. On ajoutera, et l’Inquisition l’estimera vérifié par le cas Galilée : c’est une doctrine selon laquelle n'est vrai que ce qui fonctionne réellement.
Bref :
- l’efficacité est la preuve de la justesse des moyens utilisés.
- La force brutale est très efficace.
- Donc la force brutale est justifiée comme étant bonne et juste.
Seul Jésus disait tendre le joue droite après avoir été giflé sur la joue gauche – mais à part ce cas ce syllogisme fonctionne toujours, et n’en doutez pas, dans quelques circonstances que ce soit. Il explique donc la guerre soit pratiquée même par les pacifistes les plus endurcis.
On m’objectera que le droit international interdit par un traité à des pays signataires l’usage des substances chimiques, des armes à sous-munitions, et même des frappes ciblant exclusivement des civils. Mais que voit-on ? Dès lors qu’on peut gagner une bataille grâce à ces procédés interdits, les belligérants y recourent.
Alors que faire ? Interdire la guerre comme lieu de non-droit ? On l’a dit ce pacifisme-là, comme tous les autres est condamné par l’obligation de l’efficacité – et peu importent les raisons qu’on allègue alors.
On bien jouer le jeu du pragmatisme en se rendant terriblement menaçant pour les éventuels agresseurs – et en espérant que le fait de préparer la guerre ne la favorise pas.
Ça, ce n’est pas gagné – mais qu’avons-nous de mieux à proposer ?
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