vendredi 14 mars 2025

La pénurie d’œuf est à nos portes – Chronique du 15 mars

Bonjour-bonjour

 

On peut être la première puissance du monde et peiner à trouver l’œuf du petit déjeuner (formule anglo-saxonne). Cet article nous le révèle : aux Etats-Unis le manque d’œuf (résultant de l’abattage massif de poules pondeuses en raison de la grippe aviaire) impacte le marché au point que le prix d’une douzaine d’œufs avoisine les 6 dollars (5,50€). (Lire ici

- Bon tout ça c’est pour les américains : rien à en faire. Pourtant le même article nous révèle que les américains – malgré leur protectionnisme – font appel au Danemark et à l’Europe entière pour importer leur excédent afin de combler leur déficit. Et là : patatras ! On apprend que l’Europe est également en déficit, et cela à l’approche de Pâques saison réputée pour ses œufs, justement.

 


Là, je rigole, mais ce n’est pas drôle. Car si cette pénurie nous préoccupe, elle n’est que l’une des prémices de pénurie futures qui nous attendent. La raison de cette réflexion alarmante tient dans la remarque faite dans l’article cité : les américains ont lancé leur appel à l’importation au Danemark, à l’heure même où la Maison Blanche humilie ouvertement la souveraineté cet État. 

- Mais alors, si le protectionnisme se répand partout et sur tout, que deviendra le commerce international s’il se bloque en raison de la règle de l’intérêt prioritaire des États pour se privilégier quelque soient les besoins des partenaires ? Et comment ferons-nous pour faire vivre les populations qui manqueront de l’essentiel ? On voit déjà chez nous ce que cela donne en matière pharmaceutique, et puis rappelons-nous la pénurie de masques dans les premiers temps du covid.

En face de l’égoïsme assumé des États, la règle de la coopération doit être maintenue. Car si on en croit les anthropologues, au cours de la préhistoire, c’est elle qui a permis la survie des groupes humains.

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