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samedi 18 janvier 2025

L’école : pourquoi faire ? – Chronique du 19 janvier

Bonjour-bonjour

 

Le vendredi 17 janvier, la nouvelle ministre de l’éducation nationale a donné un aperçu de la « méthode Borne ». Elle consiste à « évaluer l’efficacité des dispositifs » avant de prendre « les décisions qui s’imposent, de manière très pragmatique » et à « faire confiance aux équipes éducatives ». Mais surtout aucun tabou, aucune prérogative ne saurait faire obstacle aux réformes dont elle s’estime porter la charge. (Lire ici)

- Alors qu’elle est confrontée à la crise de recrutement, Elisabeth Borne pose un sujet gros des pires conflits : celui de la durée des vacances, en particulier celle des vacances d’été jugée trop longue et discriminantes : « Les coupures longues se traduisent par des pertes de niveau pour les élèves les plus fragiles. »

--> Élisabeth Borne a donc assuré être en faveur d’un raccourcissement des vacances scolaires estivales : « Les vacances d’été de 2025 ne changeront pas mais, pour 2026, cela dépendra de l’issue des discussions », a assuré la ministre de l’Éducation. 

Tout ça me rappelle l’époque de Claude Allègre qui prétendait « remettre les élèves au centre des préoccupations ». Ainsi si le raccourcissement des vacances est bénéfique pour les élèves défavorisés, les profs doivent s’incliner et renoncer à 2 semaines de farniente. Or, s’il y a un sujet de combat sur lequel les profs sont prêts à se faire couper en morceaux plutôt que de reculer, c’est bien celui des vacances. Alors même qu’on peine à recruter des profs, voilà qu’on rend leur charge encore moins attractive ! Car on ne le dit pas assez, les profs restent attachés à leur vacances, 7 semaines de travail + 2 semaines de congés + 2 mois d’arrêt tous les 10 mois. Pas touche !

On dira qu’il ne s’agit là que d’habitudes que la charge de professeur ne saurait justifier.

Oui-Oui… Sauf que les parents eux-mêmes estiment que l’école a pour charge de s’occuper des gamins pendant qu’ils vont travailler. Qu’on se mette en grève et c’est l’affolement dans la famille. Si donc le rôle des profs c’est de garder les enfants bien au chaud durant que leurs parents vont bosser, c’est aussi leur obligation de les remettre en circulation quand c’est le temps des vacances, voyage, tourisme, restaurant et consommation spécialisée. 

Vous voyez ce que je veux dire ?

 


Et ça : ça compte pour du beurre ?

mardi 3 septembre 2024

Septembre, mois de m*** – Chronique du 4 septembre

Bonjour-bonjour

 

Pas besoin d’études scientifiques : nous savons tous que le mois de septembre est mal vécu, occasion de craintes, d’anxiété, voire même d’angoisse. On parle parfois de « gueule de bois de rentrée » lorsque l’été s’éloigne. 

- Et en effet l’été, saison de la procrastination (« On verra ça à la rentrée »), mais aussi de l’espérance de plaisirs joyeux est source de nostalgie ou de déception qui se condensent en septembre : « Vous vous attendez à ce que votre été ou vos vacances soient formidables, et puis ce n'est pas le cas. Il y a parfois un décalage entre les attentes et la réalité, ce qui peut être un déclencheur d'anxiété. » (lire ici)

Cette année est de ce point de vue exceptionnelle : grâce à l’effet prolongé des Jeux olympiques puis paralympiques, les crises – politique d’abord puis économique – n’entrainent aucune émotion populaire. Les oppositions politiques ont beau s’époumonner pour nous crever le tympan à coup d’avertissements de trahison des dirigeants et d’apocalypse pour le pays dès aujourd’hui - et puis, rien n’y fait. On continue à hurler notre joie au soir d’une moisson de médailles.

Oui, mesdames et messieurs, rien n’y fait. Les extrémistes le disent et le répètent : c’est dans la rue qu’on résoudra les problèmes de la servitude imposée par un pouvoir anti-démocratique, et de la misère des fins de mois qui commencent le 15, et rien ne bouge : même les black-blocs étendus à poil sur le sable semblent avoir oublié leurs défroques à la maison.

Si septembre est un mois calamiteux, alors admettons que les français ont, quant à eux, oublié de consulter leur calendrier.

dimanche 5 mai 2024

Ponts de mai : le bonheur pour tous – Chronique du 6 mai

Bonjour-Bonjour

 

Les ponts de mai signent le retour de Jean Viard, qui, après avoir expliqué que les vacances avec les enfants ça devrait être quand les parents le décident (voir notre post ici), revient pour se réjouir de ces ponts de mai qui assurent une société unanimement en vacances.

 


Certains se désolent de cette profusion qui désorganise le travail productif et renvoie les enfants en vacances alors même qu’ils reviennent tout juste en classe après les vacances de printemps.

En vacances ? Par tout à fait. Écoutons Jean Viard : « N’oublions pas quand même que la première activité de ce pont, ça va être le jardinage. Les 67% des gens qui ont un jardin, ont sorti leur tondeuse, leur sécateur, leur binette, et ils sont en train de planter des fleurs ou des tomates. » Faire pousser des tomates dans son jardin, c’est aussi travailler, et si ce n’est pas dans le cadre d’une entreprise, qu’importe ?

Et pour le tiers restant qui n’a pas de jardin ?  « Pour eux comme aussi pour les autres, c’est le moment d’aller dans les parcs, dans la nature. C'est la fête de la nature, je le dirais comme ça. Et cette fête de la nature, le maximum de gens ont envie de la partager. Certains pourront aller se promener dans un parc, dans un jardin public ou passer une journée en dehors de la ville. Mais c'est un moment très, très fort de la vie de la société. » 

Cette période de loisir n’est pas inoccupée : elle est un moment de concélébration dans lequel la société vit un fait social global essentiel à son bon fonctionnement et qui est aussi important que la production des moyens de subsistance.

C’est aussi à cela que servent les vacances, à condition qu’elles soient un moment que tous vivent simultanément. Tous en vacances en même temps, c’est pour cela les ponts de mai sont très appréciés. Après, qu’on soit obligé de moduler en fonction des capacités d’hébergement ou de la fluidité du réseau routier, soit ; mais on sait que la normale est « tous en même temps ». Voilà les propos du sociologue : les loisirs non pas pour faire joli, mais parce que la vie normale d’une société doit assurer le même bonheur à tous.

lundi 21 août 2023

Vacances : pourquoi rentrez-vous ? – Chronique du 22 aout

Bonjour-bonjour

 

Vous avez-vu cette photo ?

 


Elle représente les vacanciers rentrant chez eux à la fin de leurs congés.

- Et je me dis : « Pourquoi tous ces gens rentrent-ils ? À supposer qu’ils n’aient pas tous épuisé leurs congés, en ont-ils eu assez et préfèrent-ils retrouver leurs petit F2 et leurs habitudes de promenade du chien-chien/télé/ pizza du samedi soir ? »

Question qui sera peut-être considérée comme oiseuse : c’est le cœur en rage contre le boulot à reprendre et les voisins qui font du tintouin le week-end que tous ces gens qu’on voit embouteillés sur la photo ont pris le chemin du retour. 

--> Mais une étude jugée sérieuse a découvert que la durée idéale des congés était de … de combien ??? (Ici roulement de tambour) : de 8 jours ! 

Vous ne me croyez pas ? Lisez plutôt : « Cette recherche a, comme plusieurs études antérieures, montré que le bien-être des employés s'améliore pendant les vacances, mais pas après. Et le pic de ce bien-être arriverait au 8e jour des congés. Ensuite, les effets commencent à s'estomper pour finalement disparaître à partir du 11e jour. Ce qui semble indiquer qu'il ne servirait à rien de faire une pause plus longue. » -  Étude de Springer Nature (Lue ici)

Donc ma question était certes judicieuse mais tout compte fait, sa réponse était parfaitement évidente : on rentre de vacances parce qu’on n’est plus fatigué. 

L’article cité écrit en effet : « Se demander pourquoi on devrait continuer à partir en vacances est comparable à se demander pourquoi on devrait aller se coucher, compte tenu du fait qu'on se fatigue à nouveau, souligne Springer Nature. Dès lors, il est nécessaire d'alterner des périodes d'investissement dans l'effort au travail avec des périodes de récupération afin de rester en bonne santé sur le long terme. En clair : des congés plus nombreux mais moins longs. »

Ben voyons ! Alors tous ces gens rentrent de vacances simplement parce qu’ils ne sont plus fatigués : la reprise du travail pour eux, ça ne signifie rien de particulier, et ils ont autant envie d’aller bosser que de continuer leurs parties de beach-volley.

Alors, pourquoi se sont-ils mobilisés comme des furieux contre la réforme des retraites ? Pourquoi ont-ils crié leur colère de voir leurs deux plus belles années gâchées par le travail ?

Moi je crois que si tous ces gens reprennent le chemin du travail, c’est parce qu’ils n’ont plus de sous, et qu’il faut bien refaire des réserves avant d’aller claquer leur thune sur les dancefloors d’Ibiza.

samedi 8 juillet 2023

Vacances d’été : êtes-vous heideggerien(nne) ? – Chronique du 8 juillet

Bonjour-bonjour

 

Vous les avez peut-être déjà repérées sur la plage, ces personnes qui très discrètement sortent leurs smartphones de leur sac de plage et consultent leurs messages. Ces gens sont probablement des « addicts » au travail, incapable de dételer, même durant les vacances.

 

- Il y a bien des explications à de tels comportements : peur de perdre son poste ou d’être remplacé par des collègues plus zélés ; souci de répondre aux exigences de managers très (trop) exigeants ; crainte de voir l’entreprise en perte de vitesse faute d’implication du personnel ; passion pour le travail qui est alors beaucoup plus qu’un gagne-pain. On pourrait aussi imaginer une « programmation » du cerveau qui ne peut changer durant la période estivale. (Lire ici)

- On peut aussi interpréter cette idée de façon banale : nous avons des habitudes, des rails personnels sur les quels nous avons placé nos gestes et nos actes durant l’année, et faute d’avoir su mettre en place à temps des habitudes de remplacement, alors nous ne savons pas faire autre chose, et nous continuons à faire tourner note petite machine. 

 


 

Les philosophes vont soupirer : « On vous avait prévenu : sachez oublier votre vie habituelle, ou mieux : n’ayez pas de vie habituelle » Mais d’autres hausseront les épaules : « Ce souci permanent que rien ne peut chasser, c’est celui qui caractérise la vie d’un être conscient de sa finitude. Oubliez les soucis de la vie professionnelle et vous serez envhi(e) par ceux de la santé, du sommeil des enfants et de la fidélité du mari (ou de l’épouse) »

Vous aurez reconnu les heideggériens, et je veux croire que c’est à eux que vous penserez en fourrant votre smartphone dans votre sac de plage.

samedi 1 juillet 2023

Les vacances c’est quand je veux ! – Chronique du 1er juillet

 Bonjour-bonjour

 

Emmanuel Macron qui n’est jamais en panne d’idée, propose de raccourcir la durée des vacances scolaires pour qu’il y ait moins d’enfants en déshérence, leur parents travaillant pendant que l’école est fermée.

Très mauvaise idée ! s’exclament les opérateurs de tourismes pour qui ces semaines en moins auraient un impact négatif sur leur chiffre d’affaires.

- Et puis priver les nantis, qui eux profitent pleinement de ces périodes, au bénéfice des plus pauvre n’a jamais été bien reçu en France (pour rappel Najat Vallaud-Belkacem à l’éducation nationale, honnie pour avoir supprimé les classe bilingues pour redistribuer les fonds économisés aux écoles d’éducation prioritaire)

 

Le sociologue Jean Viard a été questionné sur le sujet des vacances : lui non plus n’est jamais à court d’idées, et il le prouve :

« Moi, je suis pour que chaque famille ait le droit de partir une semaine en vacances quand elle veut, dans l'année, même pendant les cours. Je pense qu'il faut donner de la souplesse au temps, on m'a dit qu'on le faisait en Italie. » Vous avez bien lu : voici des semaines de vacances choisies librement par la famille à quelque moment que ce soit de l’année, y compris quand les cours continuent. Pour ceux qui n’auraient pas compris, il ajoute : « De toute façon, si l'enfant a la grippe ou s'il est malade, il manque une semaine. » (Lire ici)

- Résultat ? « On devrait donner une semaine de départ en vacances à la discrétion des familles, soit parce qu'il y a des membres du couple qui ont un voyage d'affaires ou autre, soit tout simplement pour aller au ski, quand il y a de la neige, et que les prix ne sont pas élevés, car tout le monde va à la neige en même temps, donc c'est très cher. » (Art. cité)

 

Utopie ? Sans doute mais qui aide à voir l’essentiel : les vacances ne se définissent pas par leur durée mais par ce qu’on peut y faire. Mon médecin, me sachant prof – donc nanti et terme de durée de vacances – me disait : « Nous autres médecins nous n’avons que très peu de temps de vacances, mais nous pouvons choisir d’arrêter juste quand il le faut et le temps qu’il faut. »

mercredi 17 août 2022

Travaillez donc comme les chinois ! – Chronique du 18 août

 

Bonjour-bonjour

 

Je vous sens un peu languissant ce matin, mes amis. Peut-être la perspective de reprendre le travail bientôt ? Si c’est le cas, alors évitez de lire la presse internationale, sinon vous allez prendre le coup de blues.

 

… Faut-il donc éviter d’en parler ? Cela ne servirait à rien, d’autant que ce qu’on lit est déjà dans la presse française de droite depuis pas mal de temps. Alors, allons-y : « Liz Truss, la prétendante à la succession de Boris Johnson estime que la productivité moindre des Britanniques résulte « en partie d'un état d'esprit et d'une attitude. C'est une question de culture du travail. (…) Ce qu'il faut faire, c'est bosser plus. Ce n'est pas un message populaire ». 

Liz Truss ajoute encore : « C'est une question de culture du travail, en fait. En Chine, c'est très différent, je peux vous l'assurer » (Lu ici)

 

Laissons de côté l’allusion à la quantité de travail consentie par les travailleurs chinois qui, pour nous, correspondent au labeur imposé aux prolétaires du 19ème siècle, si bien décrit par Marx dans Le Capital. Après tout les conditions historiques ont changé depuis et rien ne dit que les 60 heures de travail hebdomadaires seraient utiles de nos jours chez nous. Mais ce qui m’importe dans la déclaration de la future Première britannique, c’est la référence à la « culture du travail » si différente là-bas de ce qu’elle est ici. 

J’en veux pour preuve l’effarement des jeunes étudiants chinois venus terminer leurs études en France, devant le manque de dynamisme de leurs camarades français dès lors qu’il s’agissait d’apprendre et de produire. Et ne croyez pas qu’il s’agisse seulement d’une jeunesse désabusée par le manque de débouchés pour leurs diplômes. Un entrepreneur en travaux publics algérien expliquait il y a quelque temps pourquoi on trouvait sur ses chantiers toujours plus d’ouvriers chinois et moins d’algériens : « Quand vous embauchez des algériens, la première chose qu’ils font c’est de se mettre en grève pour avoir plus de congés. Et quand ils ont été satisfaits, ils se mettent en réunion syndicale pour exiger le respect des heures de poses. Les chinois, non seulement ne font rien de tout ça, mais en plus ils ne quittent leur travail que quand ils ont terminé leur tâche. »

On le voit : la « culture du travail » apporte très peu de stimulations des deux côtés de la méditerranée – preuve que, nous français, ne sommes pas des exceptions.


On dira :

- Et alors ? Si ça se trouve ce sont les européens et les maghrébins qui ont raison. Ils refusent de travailler uniquement pour le profit du patron ? La belle affaire !


Demandons aux conservateurs dont fait partie Liz Truss : 

- Oui les travailleurs ne doivent pas être privés de la juste rémunération qu’ils ont méritée par le surcroît de travail. Nous avons toujours soutenu la formule de Nicola Sarkozy « travaillez plus pour gagner plus ». C’est pour cela que le partage des profits entre travailleurs et actionnaires doit être l’objet de négociations. Mais la quantité de travail, quant à elle, n’est pas négociable parce que c’est le marché qui en décide. Quoiqu’il en soit, c’est avec le travailleur chinois que le travailleur britannique – ou européen – est en compétition. » 

 

Seulement voilà : chez nous, les jeunes travailleurs expliquent que le coup du « travaillez plus, vous pourrez consommer plus », ça ne marche plus. C’est le cas des nouveaux médecins qui refusent les semaines de 60 heures, même si ça leur permet d’avoir des c*** en or massif.

mardi 26 juillet 2022

L’ensauvagement responsable – Chronique du 27 juillet

Bonjour-bonjour

 

Cette période de vacances est une porte ouverte sur la déconnexion, l’oubli des cadres et des contraintes, l’ensauvagement.

Et voilà que c’est ce moment qu’on choisit (voir ici) pour nous expliquer que les vacances ont une histoire, que cette histoire montre clairement que tout cela répond à des mécanismes socio-économiques, et que même en remontant aux congés payés de 1936 on ne trouve que des obligations sociales y compris celles de jouir et d’être heureux.

On régira en soulignant que les vacances évoluent par le rejet systématique des limites et que, si les Routards et leur célèbre Guide sont des organisations bien cadrées, à leur origine du moins ils jaillissaient du rejet des cadres et des limites.

C’est là que les spécialistes de l’article mentionné débarquent : on peut en effet percevoir cette aspiration au changement perpétuel, mais il faut aussi rester dans le cadre de la responsabilité.

Philippe Bourdeau, professeur à l’Institut de géographie alpine de l’Université Grenoble-Alpes et spécialiste de la transition touristique, le constate : « L’imaginaire du tourisme a longtemps été désinvolte : tout oublier, se libérer des contraintes vestimentaires et sexuelles… On a mis du temps à comprendre qu’on ne pouvait prétendre à une émancipation aussi poussée et qu’il fallait reprendre ses responsabilités. » (Article cité)

 

Les trois mots d’ordre de ces vacances-hors limites étaient : liberté, authenticité, mise à l’épreuve de soi. Liberté de vivre une sexualité sans tabous ? Soit mais pas en pratiquant le tourisme sexuel. Authenticité des peuples premiers et de leurs pratiques ancestrales ? Sans doute mais comment les rencontrer sans les dénaturer ? Mises à l’épreuve dans les voyages où les pieds sont le seul moyen de déplacement ? Oui-oui… Jusqu’à ce qu’on invente les treks avec les 4X4 pour les riches touristes.


Illustration de l’article cité

Mais l’histoire a des retournements absolument stupéfiants. Car voilà que ce sont les dirigeants des sociétés qu’on cherchait à fuir qui nous demandent de revenir aux pratiques des hippies et des routards. Oui, c’est eux qui aujourd’hui nous recommandent la sobriété énergétique pendant que les économistes nous en avertissent : pour les vacances, le « Quoiqu’il en coûte » c’est fini.

samedi 28 novembre 2020

Plus de tire-fesse… ni de pince-fesse – Chronique du 29 novembre

Bonjour-bonjour

 

Les remonte-pentes et les discothèques sont les deux jambes sur lesquelles reposent les stations de sport d’hiver. Vous supprimez une jambe à un homme, le voilà infirme appuyé sur une béquille. Vous lui coupez la deuxième, le voilà sur le c*** C’est très exactement la situation dans laquelle se retrouvent les stations de skis françaises ouvertes, mais dont les pistes – de glisse et de danse – restent fermées (à la différence des suisses qui ont laissé tout ouvert). 

Alors, ça fait longtemps que les stations alpines le savent : du fait du réchauffement climatique, faut se préparer à ne plus avoir de neige en hiver. Mais les organisateurs ont bossé depuis déjà longtemps sur un modèle de séjour sans neige, avec des attractions de plein air, des promenades, bref, tout ce qui se pratique en été, et un peu plus si possible. Reste que, dans tous les cas il y a les bars et les discothèques qui sont largement ouverts, et qui offrent toute la nuit la promesse de fêtes largement arrosées à la vodka et … à la testostérone.

Parce que, oui : les vacances à la montagne, c’est du ski, plus de la fesse. On voudra bien m’excuser pour ce terme si peu élégant : je ne sais pas dire les choses sans les mots.

 


Image tirée du film « Les bronzés font du ski »


Soyons positifs : quelle activité proposer aux vacanciers pour remplacer ski et dancefloor ?

Des cours de cuisine ? Des conférences avec travaux pratiques pour la confection de cosmétiques ménagers ? Hors sujet. Par contre j’imagine que des stages de développement personnel, avec cours de yoga dans la neige et séances de méditation ça pourrait marcher.

Qu’en pensez-vous ? En tout je ne suis pas ironique dans cette chronique cas