jeudi 23 juillet 2020

En 4K les derniers panoramas de Mars – Chronique du 24 juillet


 

 

 

Bonjour-bonjour

 

Aller sur Mars, ça vous tente ? Regardez cette photo, qui nous montre le sillage du rover Curiosity. Ça pourrait être le Sahara, mais c’est Mars – et ça change tout… ou pas ?

Beaucoup j’en suis sûr rêvent d’y aller pour eux aussi marquer leurs empreintes dans la poussière comme les cosmonautes américains sur la lune. La belle affaire : marquer votre territoire ? Pisser sur Mars comme le chien sur le réverbère ?

Certains s’étonnent de ne pas avoir de véritables vidéos captées depuis le sol martien. La réponse est simple : sur Mars, rien ne bouge, donc il est inutile de faire des vidéos, il vaut mieux faire des photos, éventuellement pour en faire des montages sur lesquels on fera un panorama. C’est à cela qu’il faut réfléchir – et se demander : « Qu’est-ce que j’irais faire là-bas ? ». Alors, certes, il y a des images un peu plus pittoresques que celle que nous montrons ici, des canyons formidables, des formations rocheuses étonnantes – mais tout cela strictement minéral, et dans des couleurs qui risquent d’être un peu ternes comparées aux images publiées par la Nasa.

Alors qu’est-ce que tout cela nous montre aujourd’hui ? Que la soif de conquêtes, l’invention de nouvelles frontières, restent ancrées dans l’orgueil humain, à ce point qu’on voudrait quitter notre belle planète où plus rien n’est à conquérir pour se tourner vers ces mondes de désolation ? Rien n’est beau que ce qui est au-delà de l’horizon… C’est peut-être un vieil atavisme qui remonte aux origines de notre espèces, poussant les premiers sapiens à franchir déserts et forets pour conquérir de nouveaux territoires.

Bien entendu cet atavisme n’a pas attendu la conquête spatiale pour se manifester, et chaque adolescent y puise des rêves innombrables pour meubler sa vie trop tranquille. Mais la sagesse à également toujours attiré l’attention sur le jeu de dupes qui consiste à perdre ce qu’on avait pour une ombre qu’on n’aura jamais. 

La conquête martienne ajoute un nouvel avertissement : sur Mars c’est l’ennui qui nous guette et le fait que ce soit un ennui « martien » n’ajoutera pas grand-chose à l’affaire.

« Auprès de mon arbre, je vivais heureux » chantait Georges Brassens. 

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