lundi 13 juillet 2020

Quel 14 juillet voulez-vous ? – Chronique du 14 juillet


Plus de feu d’artifice ; pas de défilé militaire sur les Champs-Élysées avec légionnaires et armes sophistiquées ; plus de bals populaire… On ne reconnait plus « notre » 14 juillet. Même le bal des pompiers avec spectacle et striptease des sapeurs a été annulé. 


 


Où va la France ? Quel 14 juillet voulez-vous ?

Oui, mes amis : comment s’y retrouver ? Peut-on remplacer comme ça les légionnaires et les tanks par des infirmières et des ambulances de réanimation ? 

Moi je veux bien tenter de répondre à ces questions mais avant il faudrait se mettre d’accord sur la question de savoir ce qu’on célèbre le 14 juillet ? 

Pour la seconde partie de la question, on peut remonter à 1880, date à laquelle le 14 juillet a été décrété fête nationale, sans préciser s’il s’agissait de commémorer la prise de la Bastille ou la fête de la fédération de 1790 : pas d’accord là-dessus, ça commençait bien…

Ensuite cette fête de la Fédération a été marquée par des serments prononcés pour situer la place occupée par le pouvoir politique dans cette France qui se révolutionnait : le Marquis de La Fayette a énoncé le pacte qui unit le peuple de France à sa constitution et aux lois qu’elle a instaurées ; réciproquement, les gardes nationaux fédérés promettaient de maintenir la Constitution (acceptée par le roi) et « de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu'elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité ». 

Voilà : tout y est, la protection des citoyens, de leur subsistance, la légalité de l’impôt et la solidarité entre les défenseurs du peuple (= Gardes nationaux) et le peuple lui-même.

Éh bien, nos soignants sont tout à fait à leur place dans cet ensemble. Il est même réconfortant de ne plus y voir la soldatesque armée jusqu’aux dents venue défier les « féroces soldats au sang impur »

 

 

On peut encore souligner que le coronavirus nous a appris que l’ennemi n’est pas spécialement en dehors de nos frontières, et qu’il n’est pas non plus un de nos semblables. Apprenons à nous protéger de la nature sous toutes ses formes, développons la science et les techniques qui nous mettent à l’abri des maladies. Et fêtons tous ceux et toutes celles qui nous aident à y parvenir.

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