vendredi 11 février 2022

No futur – Chronique du 12 février

Bonjour-bonjour

 

La vie meilleure, c’est tout de suite ou c’est jamais. Pourquoi ? Parce qu’on ne croit plus à l’avenir : plus de fin de l’histoire – Plus de société sans classe – Plus de paradis... Les philosophies de l’histoire genre Hegel ou Marx n’intéressent plus personne, vu que les bouleversements techniques et sociaux de la seconde moitié du 20ème siècle ont montré que pas une de ces théories n’avait été capable d’anticiper ni d’expliquer le cheminement de l’« histoire ». D’ailleurs celle-ci est désormais reléguée au rang de discipline universitaire qui ne concerne plus que des chercheurs enfermés dans leur spécialité – à moins qu’on ne baptise de ce nom les légendes nationales, tout juste bonnes à endormir les petits enfants et les citoyens à l’affût de rêves tricolores.

Et avec quelles conséquences ? 

Les citoyens attendent des politiques qu’ils améliorent leur vie actuelle et non celle des générations futures. Il reste bien quelques écolos pour penser à la planète que nous lèguerons à nos enfants et nos petits-enfants. Mais le prix du carburant à la pompe en fin de semaine, c’est cela qui compte et c’est pour cela qu’on va se battre. 

En conséquence, la vie politique se cantonne à la période qui sépare une élection de la suivante. En France cela dure le temps d’un quinquennat, soit cinq ans. Non seulement les citoyens brident l’action politique en la limitant à celle qui obtient des résultats tout de suite ; mais encore – mais surtout – elle fait du clientélisme le modèle universel de la vue démocratique. Le peuple est le « client » de ses élus, entendez qu’il veut des avantages personnels quoiqu’il en coute à la nation toute entière et quels que soient les inconvénients pour les autres catégories de la population. 

Après nous le déluge ! comme disait la Pompadour.

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N.B. La campagne électorale ne dément pas cette vision de la vie politique française avec les meetings de fabien Roussel le candidat communiste et son « roussellement » économique. Voir ici

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