vendredi 16 octobre 2020

Y a-t-il un homme providentiel dans la salle ? – Chronique du 17 octobre

Bonjour-bonjour

 

Comme toujours et comme chacun, je dis bonjour le matin et bonsoir au moment du couvre-feu. Mais dites-moi : à quoi ça sert ? Oui, à quoi servent tous ces vœux (car ce sont des vœux) alors que chaque jour nous apprenons non seulement qu’il n’y a pas une seule bonne nouvelle à découvrir, mais encore que ce sont les plus mauvaises qui restent programmées : retour du covid, retour de l’incompétence des gouvernants à dominer la maladie, retour des assassinats des islamistes, et bien sûr retour de la mollesse du gouvernement incapable d’éradiquer ce fléau.

Le plus attristant c’est que non seulement ce sont les pires informations qui reviennent, mais encore que cette répétition est permanente.

- Comment : vous voudriez que ça empire de jour en jour ? C’est ça qui vous réjouirait ?

- J’ai l’intime conviction que nous sommes arrivés au fond du gouffre, qu’il n’est plus possible d’aller plus loin, mais qu’au lieu de remonter à la surface, comme lorsqu’on a touché le fond de la piscine, on reste collé là, envasé à n’en plus finir.

- Mais pourquoi ne pourrions-nous pas remonter ? Le sursaut ça existe : pourquoi pas là ?

- Oui, on voudrait bien remonter, mais sans avoir à faire l’effort de se propulser vers le haut. On voudrait bien que quelqu’un nous tire de là en nous attrapant par le col de la chemise.

- Parce que vous croyez que les français ont appris à subir tant qu’on ne les secoure pas !

- Exactement : il leur faut un homme providentiel à qui ils puissent se confier et ils dépriment quand ils ne le trouvent pas, ou – pire – quand celui qu’ils ont élu fait défaut.

Regardez comme ils agissent avec l’épidémie : après avoir dans un état de sidération obéi aux dictats du gouvernement, ils ont cherché un homme assez charismatique pour croire en ses prophéties de voyant extra-lucide. On aura deviné de qui je veux parler. Mais les résultats n’ont pas été à la hauteur des annonces : le traitement miracle n’a pas fait de miracle et le gourou de Marseille a dû rengainer sa morgue. Qui d’autre pour le remplacer ? Personne sauf quelques philosophes prompts à encourager les naïfs à se suicider pour échapper à l’ennui.

- Alors rien ? Nada ? Aucune bonne nouvelle ? 

Si, quand même : Wall Street ouvre en nette hausse grâce au moral des consommateurs (Lu ici)





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire