jeudi 5 mai 2022

L’union de la gauche : « Ici est la force » – Chronique du 6 mai

Bonjour-bonjour

 

Après EELV et le PC, voici que le PS entérine l’entrée dans la « Nouvelle union populaire » propulsée par les Insoumis, sous la direction de Jean-Luc Mélenchon.

On va s’étonner que les partis en question aient pu s’entendre sur un programme si contradictoire avec leur buts principaux. On dira que la soif du pouvoir fait avaler aux élus sortants des couleuvres bien longues et bien grasses. Oui – mais on ferait mieux d’observer que l’union de la gauche déjà a été réalisée dans les urnes le 24 avril sur le nom de Mélenchon.

On a évacué ce fait en disant que c’était là un vote utile : c’est insuffisant ; le parti des Insoumis a quant à lui réclamé qu’on considère ce vote comme un vote d’adhésion : c’est trop. L’analyse la plus proche de la réalité objective, c’est à Jean-Luc Mélenchon qu’on la doit « Nous disons à tous ceux qui n’ont pas voulu l’entendre : ici est la force. » (Lu ici)

 

C’est vrai, et c’est même ce qu’on savait depuis le 24 avril. Reste qu’on ne sait pas exactement sur quel projet cette union s’est faite lors du 1er tour des présidentielles. Car si le projet des Insoumis n’avait pas rallié selon les sondages une majorité assez large pour qualifier Mélenchon pour le second tour, il n'en reste pas moins que les votants qui l'ont choisi cherchent une ligne politique que seule la gauche peut porter... Oui mais laquelle ?

Je dirais bien qu’il s’agit de réaliser une plus grande justice sociale, mais en disant cela je m’expose à des ambiguïtés redoutables. Car François Hollande qui devait lutter en 2012 contre la crise des dettes souveraines a décidé par esprit de justice de faire payer plus d’impôts à tout le monde, du plus riche au plus pauvre. On voit où en est le PS après cet exploit.

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