mardi 20 septembre 2022

Sobriété énergétique à l’Université de Strasbourg – Chronique du 21 septembre

Bonjour-bonjour

 

Finies les propositions vagues et fumeuses pour assurer la sobriété énergétique des bâtiments public. Place au concret : ainsi de l’Université de Strasbourg qui, pour faire face à la pénurie énergétique, va non seulement réduire son chauffage à 19°, mais encore fermer deux semaines supplémentaires ses bâtiments.

« Les enseignants feront cours en couverture de survie, et les étudiants grelotteront de froid. On ne peut pas réussir ses études dans de telles conditions », a déploré la présidente de l’UNEF Imane Ouelhadj (lire ici)

 


Mode d’emploi inséré dans le livret d’accueil remis aux étudiants à la rentrée.

 

Bien sûr le pouvoir réagit comme il peut, c’est-à-dire en faisant des déclarations : « ça ne doit pas pénaliser les enseignements. On sort de périodes de Covid. On doit garder ces enseignements fortement en présentiel » et il ne faut « pas le retour au distanciel », a affirmé Sylvie Retailleau (ministre de l’Enseignement supérieur)

 

Mais rien n’y fait : les responsables de Strasbourg ne se contenteront pas de mots : ils ont fait un bilan prévisionnel de la facture énergétique qu’ils vont devoir acquitter l’an prochain, et ils ont mis en face les réductions imposées compte tenu de leur finances. Le bilan va, comme on le voit, bien au-delà des 19°, sorte de totem auquel le pouvoir se raccroche pour faire oublier que dans le même temps les français vont devoir se serrer la ceinture. Et comme disait ma grand-mère : « Quand les gros maigrissent, les maigres meurent de faim. »

 

Que le pouvoir fasse des déclarations tant qu’il veut, nous on s’en moque. Ce que nous cherchons ce sont les mesures prises dès aujourd’hui par les responsables sur le terrain. Et ce qu’on voit là ne nous rassure guère.

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