dimanche 15 juillet 2018

COUPE DU MONDE : "BONHEUR ÉTERNEL"

"Un bonheur éternel", titre L'Equipe, qui reprend donc le concept d'immortalité déjà présent en Une il y a 20 ans (Je n’invente rien, je lis ici)

Moi, vous le savez, j’ai plutôt mauvais esprit, prompt à ricaner quand je peux me moquer de mes compatriotes surpris en flagrant délit de sottise. Mais là, je reste sans voix, sans ricanement, la bouche arrondie en un « Oh ! » de stupéfaction.




Car, voilà que le concept d'éternité nous vient non d’une intuition de notre âme, ni de la beauté du monde, ni de l’amour triomphant, mais bien par le football.
Déjà, notons que, si on suit Kant, le concept n’est ni une idée générale ni une intuition – ce que bien entendu l’éternité ne peut pas être. Mais il y a concept quand même lorsqu’une idée suit la forme logique du concept et qu’en plus elle a la possibilité́ de trouver un objet auquel se rapporter. En effet, sans ce dernier, le concept n'a pas de sens et il reste totalement vide de contenu : c’est donc cela que veut dire l’Equipe : le bonheur qui a saisi les supporters hier soir après la victoire de l’équipe de France de football a donné un contenu à l’idée qu'ils pouvaient avoir de l’éternité : " ce bonheur là, il est impossible qu’il finisse un jour".

A ce compte me direz-vous, autant dire que l’amour donne également un contenu au concept d’éternité ? Et pourquoi pas ? Je remarquais hier après le match les embrassades dont les joueur étaient assaillis : n’y avait-il pas là l’exemple d’un fusion dont par ailleurs seul l’amour donne l'idée ?


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