samedi 28 juillet 2018

L’EUROPE DOIT ÊTRE UN OBJET PLUS CHAUD, PLUS SENSIBLE, PLUS SENSUEL

« L’Europe doit être un objet plus chaud, plus sensible, plus sensuel, au sens premier du terme, a notamment plaidé le président français. On a créé une Europe un peu bureaucratique. On ne peut pas simplement dire que l’Europe ce sont des règles, des objets froids qui s’imposent depuis un extérieur lointain. » (Lu ici)

Contre la froideur rationnelle des règlements, la motivation joyeuse de la rencontre avec une réalité désirable…
Et voilà l’homme de la « transcendance » qui plaide pour une immanence indispensable et sensuelle. Comme Hegel qui disait « Rien de grand ne s’est fait dans le monde sans la passion », Emmanuel Macron veut que l’Europe, on l’ait dans la peau !  Qu’on l’aime comme on aime la fiancée venue de loin et qui, telle Aphrodite, sort de l’onde, marchant de son pied léger sur le sable immaculé…
Cette belle femme si désirable, ce beau mec, beau comme un pâtre grec, voilà Europe telle que  popularisée par l’Auberge espagnole, le film de Cédric Klapisch - et non l’Europe des quotas ou des directives bruxelloises. D’ailleurs qu’est-ce qui fait courir un jeune libéral, sinon l’excitation des marchés boursiers ou de celle de l’aventure de l’entreprise ?
En écrivant cela, je me prends à généraliser : le monde voulu par le Président Macron est plein d’adrénaline (à moins que ce soit de testostérone) : il ne s’agit pas d’un monde intellectuel où les décisions seraient prises à l’aide de gros ordinateurs, mais d’un monde hormonal, fait de sécrétions venues du tréfonds du corps et qui remontent vers l’intellect au lieu d’en descendre.
Après tout, n’est-ce pas là l’homme décrit par Freud, dont les décisions les plus cérébrales sont issues de transferts et de retours masqués de libido ?



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