mercredi 4 juillet 2018

NEYMAR : SON COUP DE REIN DÉLICIEUX A LAISSÉ ALVAREZ SUR LES FESSES

Neymar : son coup de rein délicieux a laissé Alvarez sur les fesses

« Neymar : son coup de rein délicieux a laissé Alvarez sur les fesses avant qu'Ochoa ne repousse sa tentative. Une fulgurance qui en a rappelé d’autres vécues par les défenseurs de Ligue 1 cette saison ; ce n'était finalement qu'un début. » (Lu ici)
Appétissant, n’est-ce pas ? Mais « le meilleur était encore à venir. D'abord sur l'ouverture du score. Après avoir repiqué dans l'axe, l'Auriverde a magnifiquement décalé Willian d'une subtile talonnade. La flèche brésilienne a transpercé la défense mexicaine avant de la remettre à Neymar qui s'est jeté pour marquer son deuxième but en Russie »

Supposez que vous ne sachiez pas qui est Neymar et dans quel domaine il s’exprime : que penseriez-vous d’un monsieur qui « d’un coup de rein délicieux » laisse un certain Ochoa « sur les fesses » ? S’agit-il d’un danseur mondain ou d’un lutteur brésilien ?
On l’a compris : ce ne sont pas les exploits du footballeur Neymar qui comptent ici : ce sont les fulgurances de la plume du rédacteur de cet article qui font scintiller les prunelles des lecteurs (1). D’ailleurs il n’est pas le seul à faire enfler le style et bouillonner les épithètes en rédigeant un papier sportif : c’est même devenu une règle tant les médias du sport regorgent de résultats, récits, compte-rendus etc… Comment voulez-vous retenir l’attention des lecteurs si vous vous contentez de raconter platement les épisodes d’un match ? « Untel passe la balle à Untel qui feinte son vis-à-vis et qui envoie le ballon au fond des filets. »
Alors vous avez plusieurs méthodes pour retenir l’attention des gens : soit un langage hyper-technique qui rend le papier illisible pour des non-initiés ; soit des affèteries de style ; soit comme ici des allusions à peine déguisées à des jouissances plus sexuelles que sportives. Après tout, on compare souvent des amants à des sportifs pris dans une joute amoureuse : pourquoi pars l’inverse ?
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(1) Il s’agit de monsieur Cyril Morin (ici)

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