dimanche 19 mai 2019

LES SUISSES APPROUVENT UN DURCISSEMENT DE LEUR LÉGISLATION SUR LES ARMES

En Suisse, pays où les fusillades sont très rares, l'attachement pour les armes est ancré dans la tradition d'une armée de miliciens gardant leur fusil chez eux.
Avec la nouvelle loi, le fusil de l'armée ne sera pas classé dans la catégorie des calibres dits "interdits" si son propriétaire le garde à la fin de son service militaire. Il le sera en revanche désormais s'il est transmis à un héritier ou vendu.
Avant le vote, le gouvernement suisse avait averti les électeurs qu'un rejet de cette nouvelle législation pourrait aboutir à une exclusion de la Confédération des accords européens de Schengen et de Dublin auxquels elle est associée tout en n'étant pas membre de l'UE. 
Une telle exclusion aurait eu des conséquences dans les domaines de la sécurité et de l'asile, mais aussi en matière de tourisme, et coûterait "plusieurs milliards de francs suisses par an", avaient averti les autorités fédérales. (Lire ici)

Voilà une information bien utile pour relativiser certaines de nos croyances.
- D’abord profitons de l’exemple de la Suisse pour réfuter l’idée que les Américains perpétuent des tueries simplement parce qu’ils détiennent des armes. Les suisses quant à eux sont bien armés jusqu’aux dents, ils adorent ça, mais pour autant on n’entend pas qu’ils s’en servent pour se massacrer les uns les autres. Autant croire que les américains aiment jouer au cowboy et que les westerns sont les premiers responsables de ces tueries.
- Ensuite, on s’aperçoit que le souci de ne plus constituer une menace pour la sécurité est loin d’être le motif principal de ce vote, parce qu’également, dans le cas contraire, le pays aurait été exclu de la zone Schengen avec les conséquences financières que cela aurait causées.
Et s’il y a un lien social fort en Suisse, ce n’est pas exclusivement le sentiment d’appartenir à la nation helvète, c’est aussi l’adoration du franc suisse.

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