mardi 23 mars 2021

Mort la trique en l’air – Chronique du 24 mars

Bonjour-bonjour

 

Désolé de revenir sur les agressions sexuelles dont ont été victimes les collègues journalistes de Pierre Ménès, le colossal commentateur foot de Canal+ : j’ai été hier un peu trop réactif en chroniquant ces nouvelles, car d’autres informations sont venues depuis, comme les réponses de l’intéressé à ces révélations.

- A propos des baisers imposés : « Le baiser à Isabelle Moreau, je ne referai plus ça aujourd’hui. Le monde a changé. On ne peut plus rien faire. Mais ce que je maintiens, c’est qu’un mec et une fille c’est pareil. Ne pas chambrer c’est insupportable ». Je décode : « chambrer » veut dire se moquer, charrier. Pierre Ménès revendique le droit à chambrer aussi bien les filles que les mecs. Et pour lui, chambrer une fille ça veut dire l’embrasser quand elle ne s’y attend pas : ce qui signifie que ce baiser n’a de rien de sexuel.

Refuser ça, serait donc révoltant car alors on ne pourait plus rire ? Je vous renvoie sur ce chapitre à mon blog d'hier.

 

- A propos de la jupe soulevée de Marie Portolano : « Je t’ai peut-être soulevé la jupe, je ne m’en souviens pas, mais est-ce que j’ai été incorrect avec toi au moins une fois ? » Donc soulever la jupe d’une femme ne peut être pris pour une incorrection – c’est clair et net. 

Reste à dire en quoi consisterait une incorrection dans ce cas.

De toute façon Pierre Ménès le dit : il n’a gardé aucun souvenir de ce non-évènement, et il s’en explique : c’était lors de la dernière émission avant que sa grave maladie ne soit diagnostiquée. « J’avais le masque de la mort », assure-t-il, tout en expliquant ne pas avoir attrapé les fesses de sa collègue comme certains le prétendent. Y a pas mort de femme !

Si j’ai voulu revenir sur ces incidents c’est pour souligner le fait qu’imprégné par l’angoisse de sa mort prochaine, Pierre Ménès reste quand même encore titillé par sa libido. Façon de se rassurer, puisque comme le chantent les carabins à propos du bon saint Eloi « Oh non-non Saint Eloi n’est pas mort… Car il b*** encore ! »

Hélas, comme le regrette Georges Brassens, nous refusons à présent aux mourants une ultime érection. Quelle époque de m*** !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire