lundi 16 septembre 2019

ALGÉRIE : L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AURA LIEU LE 12 DÉCEMBRE PROCHAIN

Inès n'a connu qu'Abdelaziz Bouteflika à la tête de l'Algérie. Cette étudiante en microbiologie de 20 ans se souvient du jour où elle a appris que le président algérien, alors âgé de 81 ans, comptait se représenter pour un cinquième mandat.
Les premières réactions éclatent alors dans les stades de football. "Le stade a toujours été un rare espace de liberté en Algérie. Il y a toujours eu de la chanson politique, des messages contestataires. C'est un peu le thermomètre de la société" (Lire ici)

Ces informations éclairent un peu ce lointain match France Algérie à Paris lorsque l’hymne national français a été sifflé dans les tribunes où étaient les supporters de l’équipe d’Algérie au point que le Président de la République Jacques Chirac avait dû quitter la tribune pour manifester son désaccord (1). On se trouve alors en présence d'une inversion de la fonction des stades, puisqu'au lieu d’être cet espace dépolitisé et amical, ils deviennent un lieu de manifestation et d’affrontement politique.
Toutefois on a bien vu en Algérie que le lieu privilégié pour ces manifestations était la rue, et qu’en vase clos, tout cela n’a guère d’intérêt. Observons tout de même que l’occupation de l’espace public par les citoyens contestataires peut se faire de 2 façons : soit par un défilé qui occupe un vaste espace, soit un lieu confiné comme des places publiques, où les contestataires se rassemblent pour une longue durée. C’est une solution privilégiée ces temps-ci pour les manifestations de longue durée avec occupation de l’espace public (Occupy Wall Street en 2011en est un exemple frappant) ou encore au Caire avec la place Tahrir. Nos Gilets jaunes n’ont pas retenu cette solution, bien qu’ils manifestent régulièrement tous les samedis depuis, comme samedi dernier, 14 septembre pour la 44èmefois. Ils veulent être imprévisibles plutôt qu’attendus sur place par des fores de l’ordres organisées spécialement pour un environnement prévu.
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(1) C’était le 16 novembre 2007 – il y avait eu des précédents (6 octobre 2001) – et depuis il y a eu des récidives (voir ici)
(2) Qu’on se rappelle seulement de la place Tian’ anmen à Pékin en 1989

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