vendredi 6 septembre 2019

ET SI LE MONSTRE DU LOCH NESS ÉTAIT EN FAIT UNE GROSSE ANGUILLE?

Une longue étude menée par Neil Gemmel, un généticien de l’université néo-zélandaise d'Otago veut dévoiler les secrets du légendaire monstre du Loch Ness. Les résultats, publiés ce jeudi, ne confortent qu'une hypothèse : celle d'une bête qui serait en fait ... une très grosse anguille !
Le chercheur rappelle que, scientifiquement, "un manque de preuves n'est pas nécessairement la preuve d'une absence". (Lu ici)


Rien ne peut justifier qu’on s’intéresse encore au monstre du Loch Ness, « sauf que » on peut toujours croire à son existence. Car comment démonter qu’il n’existe pas ? A moins de passer le Loch Ness à la passoire en le vidant systématiquement et totalement à la petite cuillère, aucune preuve de son inexistence ne peut être fournie.
C’est ce mécanisme de la preuve – et du manque de preuve – qui rend possible les croyances dans toutes les plus absurdes affirmations, comme celle des créationnistes, même si leurs théorie suppose que toutes les vérités démontrées par ailleurs concernant la vie soient erronées. Bien sûr il est des affirmations qui relèvent d’une autre logique que celle dont nous parlons ici : il s’agit de la croyance dans les affirmations contenues dans les livres saints, Bible ou Coran. Car alors on n’est plus dans le domaine de la vérité scientifique, qui relève de la preuve expérimentale, mais de la parole du Très-Haut, qui constitue une « vérité de témoignage ». Comme si on mettait dans la balance d’un côté une affirmation proférée par un homme, quel qu’il soit, scientifique ou hurluberlu, et de l’autre affirmation divine, la parole de Dieu dévoilée par les Prophètes (Bible) ou même dictée par Lui-même à un scribe illettré (Mahomet). 
Ceci ne marche qu’à une condition : que le monde soit tout entier dans la main de Dieu. On sait que c’est contre cette affirmation que Descartes a écrit le Discours de la méthode, disant prudemment qu’il considérait le monde comme livré à lui même depuis la création, ce qui permettait à l’homme de le connaître par ses propres lumières et ensuite d’en faire ce que bon lui semblait.

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