mardi 4 février 2020

Un homme tue sa mère et son père à coups de couteau près de Toulouse

Terrible drame à Lapeyrouse-Fossat ce samedi après-midi. Un homme de 57 ans a tué son père de 87 ans et sa mère également octogénaire, à coups de couteau ce samedi dans l’après-midi. C’est la sœur du tueur présumé qui a donné l’alerte vers 17 heures
L’homme qui souffre de problèmes psychiatriques anciens et qui serait schizophrène, a été hospitalisé d’office. (Lu ici)

Michel Foucault dans « Surveiller et punir » explique que sous l’ancien régime, le crime de régicide était le pire qui soit et qu’on le châtiait d’horrible façon comme dans l’exemple du supplice de Damien, écartelé après avoir tenté d’assassiner Louis XV. Mais si le régicide était un crime sans égal, on pouvait néanmoins le comparer à celui de parricide, puisqu’on considérait le roi comme le père de la Nation. L’homme dont on parle ici vient de tuer son père et sa mère, tous deux très âgés, et bien que nous ressentions confusément l’abomination de ce crime, notre sensibilité s'est sans doute émoussée depuis le 18ème siècle, car c’est pour nous devenu un fait divers parmi d’autres ; et puis on nous dit que c’était un schizophrène…
Mais je crois qu’en réalité notre sensibilité ne s’est pas émoussée, mais qu’elle s’est simplement déplacée. Si le sort de ces vieillards nous émeut, cette horreur est néanmoins bien moindre que celle qui nous saisit quand ce sont des enfants qui tombent sous les coups d’un assassin. Qu’on pense à l’émotion suscitée aujourd’hui encore, 9 ans après les faits, par l’affaire Dupont de Ligonnès lorsque le père assassina la mère et les 4 enfants avant de disparaitre sans qu’on sache avec certitude ce qu’il est devenu. Je crois qu’on comprend mieux cette émotion en voyant la photo de ces 4 enfants : 


Voyez ces beaux enfants parvenus à la fleur de l’âge, tous morts assassinés sans pitié, alors que le meilleur de la vie s’offrait à eux… Comment un père peut-il être monstrueux au point d’agir de la sorte ? Je crois bien qu’outre la résolution d’un mystère qui, comme tous les mystères, excite l’imagination, nous voudrions retrouver cet assassin pour lui demander « Pourquoi as-tu fait cela ? »

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